PREMIER RECUEIL - Missionnaires de la Divine Volonté
37.
In Voluntate Dei !
Ma bonne et Révérende Mère Générale,
Merci de vos vœux, je vous les échange de tout mon cœur ; et pardonnez-moi si j’ai tardé à vous répondre, parce d’abord je voulais faire une petite partie de jeu avec l’Enfant Jésus et puis penser à mon devoir de répondre à Votre Maternité. Vous savez que de nombreuses fois on perd au jeu et on s’en indigne, on tente alors de répéter le jeu pour vaincre; donc, il faut du temps et de la patience (je plaisante).
Maintenant, ma très chère Mère, je vous fais mes vœux cordiaux : Noël est passé, Jésus est né et comme vœu je vous envoie le petit Jésus transi de froid, son visage baigné de pleurs charmants qui vous porte vos étrennes dans ses petites mains ; mais savez-vous ce que c’est ? Son Fiat Divin. Quelles belles étrennes Il veut vous donner ! Le don est grand, mais il ne veut pas être là sans avoir rien dans ses petites mains. Ma Mère, Il est tout petit et veut avoir quelque chose pour jouer ; pour cela il veut votre volonté comme étrennes et ainsi il trouvera de quoi s’amuser, n’êtes-vous pas contente ? Donc, mon vœu est grand : je vous envoie un devoir très délicat, de ne pas faire naître, mais de faire grandir le petit Enfant avec votre amour, de calmer ses pleurs et de le faire sourire, en lui disant bien volontiers d’accepter les étrennes de votre volonté, en lui donnant la vôtre. Bref, Il grandira tellement, que vous serez, Vous, le voile qui couvre Jésus.
Ma Mère, il est vrai que mon vœu vient d’une petite ignorante, mais vous devez savoir que c’est le délire, la fièvre qui me dévore, parce que je désire ardemment à ce que la Divine Volonté règne dans les cœurs et que nous soyons les répétitrices de la vie du petit Enfant.
Je désire maintenant envoyer mes souhaits à toute la communauté et aux orphelines, en envoyant à toute la salutation, le baiser, Les étrennes que le petit Roi Jésus veut faire à toutes ; et je prie qu’aucune ne les refuse, autrement elles arriveront à le faire pleurer, et ensuite combien faudra-t-il pour apaiser ses pleurs !
De façon particulière je fais mes vœux les plus sincères à ma bonne M. Nazarena; dites-lui que je pense toujours à elle, je ne l’oublie jamais et je lui souhaite que le cher petit Jésus lui tienne compagnie, la rende sainte et une grande sainte ; qu’elle prie pour moi.
Je termine, parce que le cher petit Enfant est pressé de venir (vers Vous) … pour vous donner Ses étrennes et recevoir les vôtres ; donc je vous laisse à la place d’honneur de la Divine Volonté, où Jésus vous veut. Je vous baise la main droite avec tout mon respect et je vous prie de me bénir.
La petite fille de la Divine Volonté
Corato, 27-12-1934