PREMIER RECUEIL - Disciples Amoureux Missionnaires
33.
Fiat

Très estimée dans le Seigneur,

Au nom de la Maman Céleste, je vous remercie de vos attentions pour divulguer son livre. Certainement, Elle vous récompensera de ses bénédictions maternelles, elle vous gardera avec un amour spécial et elle se sentira engagée avec autant de gages que vous aurez d’attentions. Ce sont des désirs, des soupirs de la grande Dame, qui veut faire ses visites maternelles, parce qu’elle veut former le peuple à la Divine Volonté et qui s’y intéresse sur terre en tant que fille et secrétaire. Ne voudriez-vous pas être une de celles-ci ?

Maintenant, ma bonne Dame, je vous recommande de ne jamais perdre la paix même dans les faiblesses ; au contraire, plus nous nous sentons défectueux, plus nous devons être tout près de Jésus ; nous devons nous servir de ces mêmes défauts comme autant de marches, pour monter dans les bras de Jésus et avec toute confiance les jeter dans ses flammes amoureuses, afin qu’ils soient brûlés. En conséquence, son Amour et sa Volonté adorable prennent la place qu’avaient les défauts.

Et puis, les mortifications, les contrariétés, les peines sont les messages que Jésus nous envoie ; ses lettres d’information, les télégrammes inattendus qui nous apportent de bonnes nouvelles comme Jésus nous aime et à quel grade de sainteté il veut nous élever. Si bien que sans croix nous serions comme si nous n’avions aucun lien avec notre Jésus bien-aimé et comme s’Il n’avait aucun projet pour nous… Ah non, que le Ciel nous préserve de cela ! Il faut plutôt avoir la ferme résolution de vaincre nos défauts et de nous servir des circonstances de la vie comme de la menue monnaie, comme des dons que nous fait le doux Jésus pour nous donner le droit d’acquérir la Patrie Céleste.

Aussi je dois vous dire que vous ne faites pas bien de tant vous attrister pour la disparition de votre fils adoré. Il est certain qu’il est plus heureux que lorsqu’ il était avec vous ; et si vous l’aimiez vraiment, au lieu de pleurer vous vous réjouiriez de son bonheur. Vous, dans la douleur, vous n’aimez pas votre fils, mais vous-même. Et puis, nous ne sommes qu’à un pas, éloignés de nos chers défunts ; Quand nous y attendrons le moins, nous nous retrouverons ensemble avec eux. Donc, je vous recommande la paix, le courage et une vraie résignation, et vous verrez ce que le Seigneur fera de vous.

Ne cessez pas de lire le livre de « La reine du Ciel », pour mieux apprendre à vivre du Vouloir Divin. Peut-être à la fin du mois d’août sortira la 5° édition des « 24 heures de la Passion ». Si vous en voulez, vous en demanderez et tous les deux vous éclaireront vous réjouiront et vous guideront.

Je me recommande à vos prières et, en vous laissant dans le Vouloir Divin, je me dis, très affectueusement vôtre,

La petite fille de la Divine Volonté. Corato, 14-8-1934