Vendredi 24 avril 2026 - Missionnaires de la Divine Volonté
Ce 24 avril 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté 

 

De l’Évangile de Jean 6, 52-59
En ce temps-là, les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » 
Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. 
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. 
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. 
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. 
De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. 
Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. » 
Voilà ce que Jésus a dit, alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm. 

 

Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. Jn 6, 56
Ma vie sacramentelle est continuellement perpétuée.

 

Le livre du Ciel Tome 24, 16 avril 1928
Chaque fois que la Divinité veut opérer et reproduire, serait-ce notre vie même, notre Fiat forme l’écho et cet écho crée et forme tout ce que nous voulons. Tu le vois aussi dans l’institution du sacrement de l’Eucharistie où notre Fiat a formé l’écho ; l’écho investit le pain et le vin pour former en eux mon Corps, mon Sang, mon Âme et ma Divinité. Cet écho résonne encore en chaque hostie, et ma vie sacramentelle est continuellement perpétuée. Or cet écho résonnait dans la création de l’homme ; mais en se retirant de notre Volonté, l’homme a perdu l’écho, il n’a plus ressenti à l’intérieur et à l’extérieur de lui le son doux, puissant et harmonieux qui avait la vertu de le préserver tel qu’il était sorti de nos mains créatrices ; il est alors devenu faible et disharmonieux. Pauvre homme, sans l’écho de notre Fiat qui lui avait donné la vie, il était incapable de se réordonner, il ne sentait plus en lui l’écho de la lumière de son Créateur, l’écho de l’amour, de l’ordre, de la puissance, de la
sagesse, des douceurs et des bontés divines. Sans l’écho de notre Fiat, l’homme devenait comme un enfant qui grandit sans une maman, qui n’a personne pour lui apprendre à parler et à marcher ; ou comme un élève qui n’a pas de maître pour lui apprendre à lire et à écrire ; et s’il fait quelque chose par lui-même, ce sera désordonné. Tel est l’homme sans l’écho de notre Fiat, un enfant sans mère, un élève sans maître. Mais si l’âme continue à appeler ma Volonté comme commencement de tout son être, elle sentira son écho divin. Cet écho la rappellera à son commencement et, résonnant en elle, il réordonnera à nouveau ; et tout
comme notre écho s’est retiré de l’homme parce qu’il s’est soustrait à notre Volonté, de la même manière, alors que les âmes le reconnaissent, l’aiment et ne veulent rien d’autre que notre divin Fiat, l’écho de notre Volonté reviendra parmi les créatures. Le Royaume de notre divin Fiat est exactement cela: le retour de notre écho divin ; non pas l’écho lointain qui a souvent résonné aux oreilles de l’homme lorsqu’il se retira de notre Volonté, mais l’écho continuel qui résonnera dans les profondeurs des âmes et qui, en les transformant, formera en elles une vie divine pour rendre l’homme à l’ordre dans lequel il a été créé.

Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
 Mais comment peux-tu nous donner ta chair à manger ? Pour qui nous prends-tu ? Pour des fauves sanguinaires ? Pour des sauvages ? Pour des homicides ? Le sang et le crime nous répugnent.
        – En vérité, en vérité je vous dis que bien des fois l’homme est pire qu’un fauve et que le péché rend plus que sauvage, que l’orgueil donne une soif homicide, et que ce n’est pas à tous ceux qui sont ici présents que répugneront le sang et le crime. A l’avenir aussi, l’homme restera le même parce que Satan, la sensualité et l’orgueil en font une bête féroce. Et c’est pour satisfaire un besoin plus grand que jamais que vous devez et que l’homme devra se guérir lui-même des germes terribles par l’infusion du Saint. En vérité, en vérité je vous dis que si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas en vous la Vie. Celui qui mange dignement ma chair et qui boit mon sang possède la vie éternelle et je le ressusciterai au Dernier Jour. Car ma chair est vraiment une nourriture et mon sang un breuvage. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et moi en lui. Comme le Père vivant m’a envoyé et que je vis par le Père, de même celui qui me mange vivra par moi et ira là où je l’envoie. Il fera ce que je veux, il vivra avec austérité comme homme, il sera ardent comme un séraphin et il sera saint, car pour pouvoir se nourrir de ma chair et de mon sang, il s’interdira les fautes et il vivra en s’élevant pour finir son ascension aux pieds de l’Eternel.
        – Mais cet homme est fou ! Qui peut vivre de cette façon ? Dans notre religion, il n’y a que le prêtre qui doive se purifier pour offrir la victime. Lui, ici, il veut faire de nous autant de victimes de sa folie. Cette doctrine est trop pénible et ce langage trop dur ! Qui peut l’écouter et le pratiquer ? » murmure-t-on dans l’assistance, dont plusieurs sont des disciples réputés tels.
     Les gens se dispersent en commentant, et les rangs des disciples paraissent très réduits quand le Maître et les plus fidèles restent seuls dans la synagogue. Je ne les compte pas, mais je pense qu’on arrive à peu près à une centaine. Il doit donc y avoir eu une forte défection même dans les rangs des anciens disciples depuis longtemps au service de Dieu.
        Parmi ceux qui sont restés, il y a les apôtres, le prêtre Jean et le scribe Jean, Etienne, Hermas, Timon, Hermastée, Agape, Joseph, Salomon, Abel de Bethléem de Galilée, et Abel l’ancien lépreux de Chorazeïn avec son ami Samuel, Elie (celui qui renonça à ensevelir son père pour suivre Jésus), Philippe d’Arbel, Aser et Ismaël de Nazareth, ainsi que d’autres dont je ne connais pas le nom. Tous ceux-là parlent doucement en commentant la défection des autres et les paroles de Jésus, qui reste pensif, les bras croisés, appuyé à un haut pupitre. Tome 5 – ch 354.13