PREMIER RECUEIL - Disciples Amoureux Missionnaires
112. A Federico Abresch ?
Fiat !
Très cher fils dans le Vouloir Divin,
Votre chère lettre m’a apporté beaucoup de joie, merci, merci ! Que le Vouloir Divin vous récompense en vous faisant connaître sa Divine Volonté parce que sa Vie grandit en nous au fur et à mesure que nous La connaissons. On ne peut pas posséder un bien si on ne le connait pas et lorsqu’ on le connait, notre capacité s’élargit et il prend (en nous) sa place royale. Donc, sa Sainteté, sa Beauté, son Amour augmentent en nous et forment dans notre âme leurs mers divines. Aussi, tout l’art de l’ennemi est d’empêcher que la connaissance de la Divine Volonté ne vienne à la lumière parce qu’il perdrait son règne sur terre.
La première chose que fait la Divine Volonté quand elle est connue est de nous transformer en bien : Elle terrasse nos passions, de faibles nous rend forts, sa puissance opère un changement dans notre âme jusqu’à nous faire sentir la possession de notre Dieu et notre volonté devient le lieu divin. Avec Elle tout sera facilité : nous sentirons le Ciel en nous, nos actes nous mettront en communication avec les Saints et avec la Reine du Ciel, Elle qui, avec tant d’amour, attend que ses fils prennent part à ses actes dans les petites mers divines qu’Elle possède…Nous nous sentons liés de droit à la Famille Divine parce que leur Volonté est aussi la nôtre.
Fils très estimé, vous ne pouvez pas donner à Dieu une gloire plus grande et aux créatures un bien plus grand qu’en formant de nombreux fils à vivre dans le Vouloir Divin. Vous devez savoir que, pour tout ce qui se fait pour La faire connaître, la Divine Volonté prend sa place en nous et fait tout Elle-même. Nous, nous ne sommes que des collaborateurs et nous Lui cédons la place pour La laisser travailler et faire ce qu’Elle veut. On peut dire que nous Lui donnons nos pas pour qu’Elle marche, nos mains pour qu’Elle travaille, notre voix pour qu’Elle parle.
La nouvelle d’Allemagne, bien que ce ne soit pas ce que l’on attendait, est toujours un bien. Le temps viendra où elle triomphera de tout et où les aveugles ouvriront leurs yeux à un si grand bien.
Je crois avec certitude que le bon Jésus apprécie ce que vous faites pour augmenter le nombre des fils du Divin Vouloir. En fait, vous devez savoir que tout ce que nous faisons pour faire connaître la Divine Volonté, c’est Lui qui le fait en nous, tant son Amour est grand : c’est Lui qui parle, qui agit, qui nous pousse. Il est si content qu’Il fait tout Lui-même. Donc, continuez à faire revenir de nombreux fils autour du Père et de la mère Céleste.
Je vous laisse dans le Vouloir Divin, et en vous saluant de tout cœur, je me dis
La petite fille de la Divine Volonté
Coarato, 26-5-1942
  1. A Federico Abresch, Bologne
    Fiat ! – In Voluntate Dei !
    Fils très estimé du Vouloir Divin,
    Merci de toutes vos attentions, spécialement d’avoir fait la supplique au S. Père. Espérons que Notre Seigneur voudra bien l’éclairer ! Votre lettre m’a été d’une grande consolation, spécialement le passage écrit par Sœur Maria Deo Gracias.
    Oh, comme je voudrais que tous comprennent ce que signifie vivre dans le Vouloir Divin ! C’est le plus grand miracle que Jésus puisse faire pour les créatures. C’est la plus grande gloire qu’Il puisse recevoir d’elles. Vivre en Lui signifie aimer avec son Amour même et posséder avec Jésus, la Force créatrice et conservatrice. Lui, par nature, nous par grâce. Nous pouvons dire que, (Lui et) nous, sommes inséparables. Nous sentirons que la vie du bien dispose d’un droit. Les passions, les faiblesses et tous les maux n’ont aucune raison d’exister devant un Vouloir si saint… Jésus aime tellement celui qui vit dans le Vouloir Divin qu’Il lui prépare une chaîne de prodiges, différents les uns des autres et toujours nouveaux dans la Sainteté, dans la Beauté et dans l’Amour, au point que Lui-même se sent ravi par cette créature. Sa préoccupation constante, si l’on peut dire, c’est qu’Il ne peut se passer de l’âme qui vit dans sa Sainte Volonté. Vivre en Elle, c’est prendre le Ciel d’assaut et tous nos actes, même les plus petits et naturels deviennent des messagers de paix entre le Ciel et la terre… Oh, si tous nous le comprenions, vivre en Elle deviendrait notre passion dominante et tous les maux s’enfuiraient loin de nous !
    Je suis peinée pour la bonne Amelia, pour ses souffrances. Mais le cher Jésus, pour nous donner Sa ressemblance, avec le toucher de ses doigts paternels, crée la douleur, en fait surgir les perles les plus belles, les soleils les plus fulgurants, les brillants les plus coûteux et nous donne ses baisers les plus ardents et ses embrassements les plus forts. Les croix sont toujours son précieux héritage.
    Priez pour moi ; vous laissant enfermés dans le Vouloir Divin — père, mère et fils — pour devenir saints, je vous salue avec l’amour du Fiat, très affectueusement vôtre,
    La petite fille de la Divine Volonté
    Corato, 1-7-1942
  2. A Federico Abresch ?
    Fiat !
    Fils très estimé dans le Vouloir Divin,
        Merci pour toutes vos attentions ! Oh, comme j’aimerais donner toute ma vie pour faire connaître à tous la Divine Volonté ! Voilà l’objet des soupirs, des profonds désirs, des folies d’amour du cher Jésus qui veut faire connaître à tous la Divine Volonté pour La faire posséder parce que, si nous La possédons, Elle produit les plus belles merveilles, les prodiges les plus grands dans nos âmes. Sans Elle, nous sommes comme autant d’estropiés. Avec Elle, tout est beauté, sainteté, à ravir Dieu lui-même. Et puis, vivre de Volonté Divine signifie aimer Dieu avec son Amour même et, puisque la Divine Volonté se trouve partout, c’est pour tous et en tous que nous aimons Dieu, même dans les saints eux-mêmes, même dans la Reine du Ciel, qui se sent davantage glorifiée par la personne qui veut aimer Dieu avec le Cœur même de Dieu.
        Ce que fait la Divine Volonté, en qui vit en Elle, est indicible, incompréhensible et merveilleux au point d’ étonner le Ciel et la terre, et les Anges eux-mêmes en restent bouche bée. Donc il n’y a rien qui glorifie plus Dieu, qui nous fait plus grandir à Sa ressemblance et qui conserve mieux en nous sa divine Sainteté elle-même, sa beauté, sa fraîcheur, sa fermeté dans le bien et l’ordre de sa sagesse, que de vivre dans son Vouloir.
          Donc, à tout prix, même au prix de notre vie, donnons-Lui le droit de La faire vivre en nous, de La faire dominer et régner. Faisons notre devoir, que ce soit par la parole ou par écrit. Nous jetterons de nombreuses semences divines dans les âmes de telle sorte qu’elles formeront la Génération divine dans leurs actes qui se changeront en soleils pour donner la lumière à tous.
          Je me recommande à vos prières.  Et, vous laissant dans le Vouloir Divin pour former des facsimilés de notre Créateur, et en vous saluant avec l’Amour du Fiat, je me dis très affectueusement vôtre,
                                                                                                            La petite fille de la Divine Volonté
    Corato, 20-8-1942