PREMIER RECUEIL - Disciples Amoureux Missionnaires
  1. A Madame Mazai, Bari
    J.M.J.
    Fiat !
    Ma bonne fille en Jésus-Christ,
        Ne vous découragez pas, ne perdez jamais confiance ! Ce que je vous recommande est de regarder vos croix comme autant de visites de Jésus, qui vous apporte la vie de la Divine Volonté, pour la faire régner en vous, vous donner comme aliment tout son amour,  vous faire grandir à sa ressemblance dans ses bras et vous donner une rare beauté dont Il est Lui-même ravit. Si vous faites la Volonté de Dieu, vous sentirez une force au milieu de toutes vos peines, vous sentirez une main invisible qui vous aide, qui vous guide, et qui fait en vous ce que vous faites parce que, lorsque l’on fait la Volonté de Dieu, le travail est plus de Dieu que nôtre. Donc, je ne saurais vous dire autre chose : faites la Divine Volonté, vivez d’Elle et vous serez certaine de devenir sainte. Vous sentirez un lien et l’entente avec la Famille Divine. Ce qui est à Eux, sera vôtre. Donc chassez la crainte, la peur ; et toutes les circonstances plus douloureuses vous apporteront le baiser, la force, la vie de la Divine Volonté embaumée de son amour et de sa joie.
        Dites à la bonne Carmela qu’elle prenne patience. Jésus l’aime tant qu’Il la regarde continuellement et avec le pinceau des peines à la main il est en train de la peindre pour faire une image plus belle, afin de Lui ressembler.
          Je vous envoie les vœux de Bonnes Pâques : faites que resurgisse en vous la Divine Volonté. Je vous laisse dans le Vouloir Divin pour devenir sainte, afin que la terre ne soit plus terre, mais Ciel.
          Priez pour moi ; vous saluant de tout cœur, je me dis très affectueusement vôtre,
La petite fille de la Divine Volonté
86. A Mère Cecilia
J.M.J.
Fiat !- In Voluntate Dei !
Ma bonne et chère Mère dans le Vouloir Divin,
Merci de vos vœux, à mon tour je vous présente les miens de tout cœur ; mais le vœu le plus beau que je puisse vous faire est que votre volonté renaisse dans la Divine Volonté pour prendre la place d’honneur dans tout l’ordre de la Création, où Dieu veut que nous soyons.
Ma Mère, si nous ne sommes pas dans le Vouloir Divin, nous sommes sans lieu, sans habitation, sans moyens pour vivre et devenir saints. Si Jésus ne trouve pas sa Volonté en nous, Il ne trouve pas la matière adéquate pour nous rendre saints, Il ne peut pas faire non plus de nous sa copie fidèle ; donc, mon souhait est que notre volonté renaisse dans la Sienne, ainsi vous donnerez à faire à Jésus. Oh, comme Il en sera content ! et vous aussi, vous ressentirez la paix, la confiance, l’amour, l’abandon complet qu’il vous donne dans Ses bras ; vous vous sentirez vivre en sécurité, comme une enfant dans les bras de sa maman. Comme vous serez contente et comme le cher Jésus en sera content !
Ma Mère, je ne peux pas m’étendre davantage. Je suis vraiment malade et presque impotente pour écrire ; pardonnez-moi. Présentez de ma part mes vœux à sœur Remigia. Pour l’instant je ne peux pas lui répondre ; je lui recommande de ne pas penser à elle-même, parce que penser à nous-mêmes nous enlève la pensée de Dieu et nous éloigne de la sainteté, en nous faisant grandir malades dans le bien.
Ma sœur vous baise la main droite et vous présente ses vœux à son tour. Je vous laisse dans le Vouloir Divin et en vous baisant la main droite je me dis très affectueusement vôtre,
La petite fille de la Divine Volonté
Corato, 28-3-1940
  1. A Frederico Abresch, San Giovanni Rotondo
    J.M.J.
    In Voluntate Dei-Fiat!
    Fils très estimé dans le Vouloir Divin,
        Merci pour tout ; que le bon Jésus vous récompense en vous perdant complétement dans la Divine Volonté et en tenant la vôtre comme tabouret sous ses pieds divins. Comme vous vous sentirez heureux ! Parce qu’en vivant avec le Vouloir Divin, ce qui est de Jésus et de la Maman Reine, est nôtre. Nôtre sa sainteté, sa vie, les mers immenses de ses richesses. Jésus et la Reine sont heureux, ils ne sont pas seuls dans leur bonheur et dans les biens qu’ils possèdent, ils ont les fils du Fiat, qui sont aussi leurs enfants, qui leur tiennent compagnie et vivent avec eux ; et en plus, s’il nous manque quelque chose, ils prennent à cœur notre sainteté, ils nous remplacent en tout, ils nous donnent leur amour et tout ce qu’ils ont fait pour notre cortège et dot, afin que nous puissions partager notre vie avec eux. Ainsi tout nous appartient, en vivant dans le Vouloir Divin, nous pouvons tout donner à Dieu. Bien plus, chaque acte de la Volonté de Dieu que nous faisons crée sa Vie en nous et nous formons la longue génération de Dieu dans nos actes.
        Donc la chose qui facilite le plus la vie dans le Vouloir Divin est de faire tout ce que nous pouvons faire parce que Dieu le veut ; dans notre acte est imprimé un Fiat et la Vie Divine se forme. Ainsi, en ne vivant pas dans le Vouloir Divin nous empêchons la génération divine dans nos actes, parce qu’Il ne trouve pas la matière adéquate pour former Sa Vie, c’est-à-dire, Il ne trouve pas sa sainteté, ses vertus, pour pouvoir engendrer…. Que de nombreuses vies Divines reprises et mort-nées parce qu’il manque la vie de Sa Volonté dans les âmes ! quelle douleur ! quelle amertume indicibles! Donc, prions pour que la vie dans le Vouloir Divin soit connu !
          Comme je vous remercie aussi de tout ce que me dit Sœur Maria Deo Gracias ! Cela m’a relevée de tant d’amertumes dont mon cœur est inondé ! S’il vous arrive d’en savoir plus, je serais contente de l’apprendre pour le reste, Fiat ! Fiat !
          Maintenant, je vous fais savoir que je communie tous les jours et que j’assiste à la S. Messe une fois par semaine .  Autrefois, même quand je suis sortie du couvent, on célébrait tous les jours ; ensuite, six mois après l’interdiction des livres, notre évêque est mort, et les pères qui ont interdit les livres ont pu obtenir du S. Office, après la mort de l’Evêque, de m’interdire la S. Messe. Mais la Divine Volonté en qui je trouve tout et même la S. Messe, personne ne peut me l’enlever.
          Très cher dans le Vouloir Divin, je ne sais comment vous remercier. Comme fils vous voudriez m’aider si j’avais besoin de choses nécessaires ; merci ! merci ! D’ailleurs, je veux vous dire un secret qui est une promesse du Fiat Divin : Il se chargera (du sort de) de tous ceux qui vivront de Lui et se fera le fournisseur de tout ce dont ils auront besoin, tant spirituellement que matériellement ; rien ne leur manquera, et si cela arrive, même des  miracles auront lieu. Nous nous trouverons dans les conditions de la Création, une chose créée n’a pas besoin d’une autre, toutes sont riches en elles-mêmes ; elles sont cependant en harmonie suprême et ne changent jamais de place. Notre place est dans la Divine Volonté. Si nous vivons en Elle, Elle nous invitera à sa table et rien ne pourra nous manquer. Comme le Seigneur est bon ! Remercions-le de tout cœur !
          A part cela, je vous fais savoir que le cher Jésus est triste parce que personne ne s’intéresse à une cause si sainte ! Donc, si vous pouvez  faire bouger ou pousser quelque personne, faites-le, vous rendrez Jésus heureux ; et si vous pouviez vous charger de me faire avoir de nouveau la S. Messe, comme je vous en serais reconnaissante ! Je l’ai eue pendant plus de quarante ans et sans en savoir la raison, on me l’a enlevée. Fiat ! Fiat !
          Je me recommande à vos prières et en vous laissant dans la mer du Vouloir Divin, je vous envoie la salutation du Fiat, ainsi qu’à la bonne Amelia, au petit Piucccio et au petit groupe, je me dis très affectueusement vôtre…
                                                                                                           La petite fille de la Divine Volonté
    Corato, 10-4-1940