PREMIER RECUEIL - Disciples Amoureux Missionnaires
76. A Mère Cecilia
In Voluntate Dei !
Ma bonne et révérende mère,
(…) Maintenant je sens le devoir de vous présenter mes vœux pour Pâques. Ma Mère, quel vœu faire pour vous ? Je sais que les croix vous entourent. Combien de fois vous convient-il d’ingurgiter des pilules amères, qui font saigner le cœur ! Il me semble que le cher Jésus vous entoure de ces peines pour vous donner de la force, et d’une voix tendre et amoureuse vous dit : « Ma fille, ces peines donne-les Moi, afin qu’elles forment mes bras, mon cœur, ou mes pas, toute ma Vie pour pouvoir vivre en toi ». Ma Mère, ce sont les croix, les peines unies au Vouloir Divin, qui forment la matière première pour pouvoir donner en nous la vie à Jésus, lequel appelle notre petitesse à vivre en Lui et à renaitre en Lui.
Voici mon vœu, ma Mère : Renaître, non seulement à Pâques mais continuellement en Jésus. Ainsi que chaque peine, chacun de nos actes soit un moyen pour renaître en Celui qui nous aime tant. Je crois que je ne pourrais pas formuler pour vous de vœu plus beau ! Je crois que vous l’apprécierez ; et davantage encore sous la pluie de croix inouïes et d’humiliations profondes ! Les tempêtes n’en finissent pas. Priez que la paix renaisse des tempêtes, autrement on ne peut pas vivre.
Ma sœur vous dit beaucoup de choses et vous envoie ses vœux affectueux. De façon spéciale, j’envoie mes vœux à Sr. Remigia : qu’elle forme sa parfaite résurrection dans le Vouloir Divin, et que de chaque acte fait, elle se serve pour grandir en sainteté. Nous devons être convaincus que ce ne sont pas les grandes choses qui nous rendent saints, mais les petites que nous avons en notre pouvoir et qui servent à alimenter la sainteté. Je me recommande à vos prières ; en vous laissant avec Jésus à renaître, je vous baise la main droite et avec mille hommages, unie à ma sœur, je me dis
La petite fille de la Divine Volonté
Corato, 5-4-1939
  1. A la Duchesse M. Pignatelli, Pise
    In Voluntate Dei !
    Très estimée dans le Vouloir Divin,
        Merci de votre précieuse lettre et de l’article de la Mère Landa que vous m’avez envoyé. Que le Ciel vous récompense dans le Vouloir Divin, afin que toute votre vie ne soit rien d’autre qu’un acte continuel de Volonté de Dieu. Ma bonne Duchesse, que nous ayons à cœur de vivre du Vouloir Divin ! Toutes les autres choses, bien que grandes, restent comme de nombreuses gouttes d’eau face à la mer. Plus encore : que notre cher Jésus, en vivant dans son Vouloir, trouve en nous ses pas divins, son mouvement, son Amour, tout notre être converti en matière divine, dont le cher Jésus se sert pour former, grandir et alimenter sa Vie en nous.
        Toutes les autres choses, bien que belles, peuvent servir à former ses œuvres, mais seul, le vivre dans le Vouloir Divin sert à former sa Vie. Quelle différence entre les œuvres et la vie ! A peine voulons nous faire notre acte dans son Vouloir, le Ciel s’incline au-dessus de notre tête, l’Amour Divin prend la première place qui est sa place et ce n’est plus nous qui aimons, qui opérons, mais c’est l’Amour Divin qui aime, qui opère en nous. Ainsi nous sommes les porteurs du Fiat, lequel opère en nous ses merveilles, en faisant s’étonner les anges eux-mêmes. C’est une raison pour consacrer aussi votre château à la Divine Volonté afin qu’Elle puisse régner sur quiconque y pénètre.
          Ma bonne Duchesse, c’est malheureusement vrai qu’en voulant seulement faire connaître quelques gouttes du vivre dans la Divine volonté nous avons été punis, frappés inexorablement par des peines si dures que, s’il n’y avait pas eu l’aide du Fiat, nous serions morts. L’unique réconfort qui nous reste est que l’on ne peut pas nous enlever la Divine Volonté. Donc, priez, au moins qu’on nous laisse en paix et que tout se tourne au triomphe du Fiat. Que seule, la Divine Volonté soit notre refuge, le baume de nos peines, la cachette quand nous sommes persécutés afin de ne pas être trouvés.
          D. Benedetto vous bénit, et moi, en vous laissant au centre du Vouloir Divin, je me dis,
                                                                                                               La petite fille de la Divine Volonté
    Corato, 25-4-1939
78 ; A Madame Caterina Valentino, S. Giovanni Rotondo, Foggia
Très estimée dans le Seigneur,
Merci de votre lettre. Que le cher Jésus, pour vous récompenser, vous garde dans les ondes du Vouloir Divin, que vous ne regardiez ni ne vouliez autre chose que la vie du Fiat Suprême. Oh, comme c’est beau de pouvoir dire « je ne veux ni ne connais rien d’autre que la Divine Volonté ». Qu’elle soit notre cachette, ainsi, si on veut nous trouver, qu’on nous trouvent seulement dans ses enclos divins. Donc, ne laissons rien passer ; même nos petits riens, les petites actions de la vie faisons-les  entrer dans la mer divine ainsi  que tout ce que nous pouvons faire et souffrir, qu’Elle soit notre unique but de sorte que le Vouloir Divin vive et règne triomphant dans toutes nos âmes…Comme nous serons heureux ! Chacun  de nos actes sera une conquête divine. On verra son doigt a marqué notre acte de sa signature et que sa force Créatrice y a enfermé des Soleils plus brillants et des Cieux plus beaux que ceux que nous voyons dans la Création.
Donc, soyons attentifs. Il ne suffit seulement que par une décision ferme , nous voulions vivre dans le Vouloir Divin. C’est Jésus qui le veut. Il nous couvrira de son Amour, il nous cachera dans sa Lumière et arrivera même à nous remplacer dans ce que nous ne savons pas faire.
Je me recommande à vos prières. Dites à Padre Pio qu’il prie beaucoup pour nous, que la tempête n’en finit pas : nous sommes toujours sous les éclairs et les tonnerres qui semblent vouloir nous brûler. Fiat ! Restons toujours dans le Vouloir Divin. Avec mes respectueux hommages, je me dis
La petite fille de la Divine volonté
Corato, 27-4-193