Mercredi 4 novembre 2026 - Missionnaires de la Divine Volonté

SAINT CHARLES BORROMÉE (1538-1584)

« Saint Charles ! Combien de fois me suis-je agenouillé devant ses reliques dans la cathédrale de Milan ! confiait le Pape saint Jean-Paul II le 4 novembre 1978, peu après son élection au Siège de Pierre. Combien de fois ai-je repensé à sa vie, contemplant dans mon esprit la gigantesque figure de cet homme de Dieu et serviteur de l’Église, Charles Borromée, cardinal, archevêque de Milan, et homme du concile ! Il est un des grands protagonistes de la réforme de l’Église au XVIᵉ siècle, opérée par le concile de Trente, qui restera pour toujours lié à son nom. Il a été également l’un des créateurs de l’institution des séminaires ecclésiastiques, reconfirmée dans toute sa substance par le concile Vatican II. Il fut, en plus, un serviteur des âmes, qui ne se laissait jamais dominer par la peur ; serviteur des souffrants, des malades, des condamnés à mort. Mon patron !»

Ce 4 novembre 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté

 

 

De l’Évangile de Luc 14, 25-33
En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple. Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !” Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. » 

 

 

 

 

Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple.
Si les deux volontés, l’humaine et la divine, ne sont pas unies, la volonté humaine formera notre croix et notre Volonté formera sa croix.

 

 

 

5 décembre 1938. Le Livre du Ciel, tome 36
Ma pauvre Volonté ! Dans quel état de souffrance et de crucifixion continuelle se trouve-t-elle dans la volonté humaine ! La volonté humaine ne fait que mettre notre amour sur la croix, et tous les biens que nous voulons lui donner sont remplis de ses clous.
Seule la créature qui vit dans ma Volonté ne place pas ma Volonté sur la croix. Je peux dire alors que c’est moi qui forme la croix de cette créature, mais cette croix est très différente.
Avec ma Volonté, mon Vouloir sait comment placer suffisamment de clous de lumière, de sainteté et d’amour pour rendre la créature forte de notre force divine ; des clous qui ne lui causent pas de souffrance, mais qui la rendent heureuse, lui donnent une beauté ravissante et sont porteurs de grandes conquêtes.
Et pour la créature qui expérimente cela, le bonheur qu’elle ressent est si grand qu’elle nous prie et nous supplie de toujours la garder sur la croix avec nos clous divins. Dès lors, elle ne peut plus s’échapper.
Si les deux volontés, l’humaine et la divine, ne sont pas unies, la volonté humaine formera notre croix et notre Volonté formera sa croix.
De plus, notre amour et notre jalousie sont si grands que nous ne laissons pas même un seul de ses souffles sans notre clou de lumière et d’amour, afin de l’avoir toujours avec nous et de pouvoir dire : « Ce que nous faisons, elle le fait, et elle veut ce que nous voulons. »
Tu dois savoir que lorsque la créature entre dans notre Vouloir, tout est transformé. Les ténèbres se changent en lumière, la faiblesse en force, la pauvreté en richesse, les passions en vertus.
Il se produit un tel changement que la créature ne se reconnaît plus. Son état n’est plus celui d’une vile esclave, mais d’une noble reine.
Notre Être divin l’aime tellement qu’il court dans les actes de cette créature pour faire ce qu’elle fait. Et comme notre mouvement est continu, nous allons et nous l’aimons, nous allons et nous l’embrassons.
Notre mouvement va et l’embrasse, la rend plus belle, la sanctifie davantage. En chaque mouvement, nous donnons de ce qui est à nous.
Et dans l’excès de notre amour, nous lui parlons de notre Être suprême, nous lui faisons connaître qui nous sommes et combien nous l’aimons.
Il y a une telle identification entre cette créature et nous, notre Volonté étant une avec la volonté de la créature, que nous la sentons dans notre mouvement divin.
Et faisant sien ce qui est à nous, elle nous aime avec notre amour, elle nous donne notre inaccessible lumière pour glorifier notre sainteté, nous exalter et nous dire :
« Saint, saint, vous êtes trois fois saints. »

Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
 Jésus regarde les gens au fur et à mesure qu’ils parlent comme s’il voulait les transpercer par le regard pour lire leurs impressions les plus cachées, et certains, ne résistant pas à ce regard, s’éloignent ou bien se cachent derrière une colonne ou des gens plus grands qu’eux.
       Jésus reprend :
       « Mais savez-vous ce que cela veut dire et ce que cela impose de marcher à ma suite ? Je vais répondre à ces seules paroles, parce que la curiosité ne mérite pas qu’on lui réponde et parce que celui qui a faim de mes paroles me donne, en conséquence, son amour et désire s’unir à moi. Car, parmi ceux qui ont parlé, il y a deux groupes : les curieux, dont je ne m’occupe pas, et les volontaires que j’instruis, sans les tromper sur la sévérité de cette vocation.
       Venir à moi comme disciple, cela veut dire renoncer à tous les amours pour un seul amour : le mien. L’amour égoïste pour soi-même, l’amour coupable pour les richesses, la sensualité ou la puissance, l’amour honnête pour son épouse, l’amour saint pour ses parents, l’amour affectueux des enfants et des frères ou pour les enfants et les frères, tout doit faire place à l’amour pour moi, si on veut être mien. En vérité, je vous dis que mes disciples doivent être plus libres que les oiseaux qui planent dans les cieux, plus libres que les vents qui parcourent les espaces sans que personne les retienne, personne ni rien. Libres, sans lourdes chaînes, sans lacets d’amour matériel, sans même les fils d’araignée fins des plus légères barrières. L’âme est comme un papillon délicat enfermé dans un lourd cocon de chair, et son vol peut s’alourdir ou s’arrêter complètement, par l’action d’une iridescente et impalpable toile d’araignée : l’araignée de la sensualité, du manque de générosité dans le sacrifice. Moi, je veux tout, sans réserve. L’âme a besoin de cette liberté de donner, de cette générosité de donner, pour pouvoir être certaine de ne pas rester prise dans la toile d’araignée des affections, des habitudes, des réflexions, des peurs, tendues comme autant de fils de cette araignée monstrueuse qu’est Satan, le voleur des âmes.
       Si quelqu’un veut venir à moi et ne hait pas saintement son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses sœurs, et jusqu’à sa vie même, il ne peut être mon disciple. J’ai dit : “ hait saintement ”. Vous, dans votre cœur, vous dites : “ La haine – il l’enseigne lui-même –, n’est jamais sainte. Donc il se contredit. ” Non. Je ne me contredis pas. Je dis de haïr la pesanteur de l’amour, la passion charnelle de l’amour pour ses parents, son épouse et ses enfants, ses frères et sœurs, et sa vie elle-même, mais, d’autre part, j’ordonne d’aimer avec la liberté légère qui est le propre des âmes, ses parents et la vie. Aimez-les en Dieu et pour Dieu, en ne faisant jamais passer Dieu après eux, en vous occupant et vous préoccupant de les amener là où le disciple est arrivé, c’est-à-dire à Dieu Vérité. Ainsi vous aimerez saintement vos parents et Dieu, en conciliant les deux amours et en faisant des liens du sang, non pas un poids, mais une aile, non pas une faute, mais la justice.
       Même votre vie, vous devez être prêts à la haïr pour me suivre. Hait sa vie celui qui, sans peur de la perdre ou de la rendre humainement triste, la consacre à mon service. Mais ce n’est qu’une haine apparente. Un sentiment appelé de manière incorrecte “ haine ”, par la pensée de l’homme qui ne sait pas s’élever, de l’homme uniquement terrestre, de peu supérieur à une brute. En réalité, cette haine apparente qui est le refus des satisfactions sensuelles à l’existence, pour donner une vie toujours plus grande à l’âme, c’est de l’amour. C’est de l’amour, le plus élevé qui soit, le plus béni.
       Ce refus des basses satisfactions, cette interdiction de la sen­sualité des affections, ce risque de reproches et de commen­taires injustes, de punitions, de répudiations, de malédictions et, peut-être, de persécutions, est une suite de peines. Mais il faut les embrasser et se les imposer comme une croix, un gibet sur lequel on expie toutes les fautes passées pour aller justifiés vers Dieu. C’est ainsi qu’on obtient de Dieu toute grâce vraie, puissante, sainte, pour ceux que nous aimons. Celui qui ne porte pas sa croix et ne me suit pas, celui qui ne sait pas le faire, ne peut être mon disciple. Tome 4 – ch 281.5