Mardi 3 novembre 2026 - Missionnaires de la Divine Volonté
Ce 3 novembre 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté

 

De l’Évangile de Luc 14, 15-24
En ce temps-là, au cours du repas chez un chef des pharisiens, en entendant parler Jésus, un des convives lui dit : « Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu ! » Jésus lui dit : « Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde. À l’heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : “Venez, tout est prêt.” Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser. Le premier lui dit : “J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir ; je t’en prie, excuse-moi.” Un autre dit : “J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je pars les essayer ; je t’en prie, excuse-moi.” Un troisième dit : “Je viens de me marier, et c’est pourquoi je ne peux pas venir.” De retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : “Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville ; les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, amène-les ici.” Le serviteur revint lui dire : “Maître, ce que tu as ordonné est exécuté, et il reste encore de la place.” Le maître dit alors au serviteur : “Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie. Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner.” »

 

 

 

 

Venez, tout est prêt.” Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser. Lc 14, 17-18
Quelle pourrait être la douleur d’un père aimant, si ses enfants ne venaient pas ou n’avaient rien à lui donner ?

 

30 août 1931. Le Livre du Ciel, tome 29
Ma fille, celle qui se satisfait du petit amour que possède la créature ne connaît pas la nature de l’amour véritable, d’autant plus que cet amour est sujet à s’éteindre, et si elle s’en contente, la créature en vient à manquer de la source nécessaire qui donne vie à la flamme de l’amour véritable et le nourrit.
Tu vois ainsi, ma fille, que notre paternelle bonté a donné à l’homme, en le créant, la liberté de pouvoir venir à nous aussi souvent qu’il le voulait, sans y mettre aucune limite. Au contraire, pour l’inciter à venir beaucoup plus souvent, nous lui avons promis qu’à chacune de ses visites, il recevrait la belle surprise d’un nouveau don.
Cela aurait été pour notre amour inextinguible une souffrance s’il n’avait pas toujours quelque chose à donner à ses enfants, et il attend même avec impatience leur arrivée pour leur faire, l’une après l’autre, la surprise de dons plus beaux les uns que les autres.
Notre amour veut festoyer avec la créature et il est heureux de préparer lui-même les festivités pour avoir l’occasion de toujours donner. Il est comme le père qui veut être entouré par ses enfants, non pour recevoir, mais pour donner et préparer les fêtes et les banquets pour se réjouir avec ses enfants.
Quelle pourrait être la douleur d’un père aimant, si ses enfants ne venaient pas ou n’avaient rien à lui donner ?
Pour notre paternelle bonté, il n’y a pas de danger que nous n’ayons pas quelque chose à leur donner, mais il y a celui que nos enfants ne viennent pas, et notre amour devient délirant parce qu’il veut donner.
Et pour être plus sûr de l’endroit où la créature déposerait les dons, il veut trouver en elle notre Divine Volonté qui préservera la valeur infinie de nos dons.
Et la créature cessera de se trouver petite dans son amour, ses prières et ses actes, mais se sentira unie avec notre Volonté qui coule en elle comme une veine infinie, de sorte que tout deviendra infini pour la créature : son amour, ses prières, ses actes et toutes choses.
En nous aimant, elle ressentira alors en elle le contentement qui n’est autre que nous-mêmes, parce qu’elle tiendra un divin Vouloir en son pouvoir, et c’est lui qui court dans ses actes.

Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
Mais écoutez-moi et vous comprendrez mieux comment les inquiétudes, les richesses et les ripailles empêchent d’entrer dans le Royaume des Cieux.
       Un jour, un roi fêta le mariage de son fils. Vous pouvez imaginer quelle fête eut lieu dans le palais du roi ! C’était son unique fils et, arrivé à l’âge voulu, celui-ci épousait sa bien-aimée. Celui qui était père et roi voulut que tout ne soit qu’allégresse autour de la joie de son fils bien-aimé, devenu enfin l’époux de sa bien-aimée. Parmi les nombreuses fêtes des noces, il fit un grand repas, qu’il prépara en s’y prenant tôt, veillant sur chaque détail pour que ce soit une réussite magnifique, digne des noces d’un fils de roi.
       Au moment voulu, il envoya ses serviteurs prévenir ses amis et ses alliés, mais aussi les principaux grands de son royaume que les noces étaient fixées pour tel soir et qu’ils étaient invités à venir pour entourer dignement le fils du roi. Mais ni les amis, ni les alliés, ni les grands du royaume n’acceptèrent l’invitation.
       Alors le roi, pensant que les premiers serviteurs ne s’étaient pas expliqués convenablement, en envoya encore d’autres chargés d’insister et de dire : “ Mais venez ! Nous vous en prions. Maintenant, tout est prêt. La salle est préparée. Des vins précieux ont été apportés de partout et l’on a déjà entassé dans les cuisines bœufs et animaux gras pour les cuire. Les esclaves pétrissent la farine pour confectionner des desserts et d’autres pilent les a­mandes dans les mortiers pour préparer des friandises très fines auxquelles ils mélangent les arômes les plus rares. Les danseuses et les musiciens les meilleurs ont été engagés pour la fête. Venez donc pour ne pas rendre vains tant de préparatifs. ”
       Mais les amis, les alliés et les grands du royaume soit refusèrent, soit répondirent : “ Nous avons autre chose à faire ” ; d’autres firent semblant d’accepter l’invitation, mais se rendirent à leurs occupations, les uns à leurs champs, les autres à leurs commerces ou à d’autres affaires encore moins nobles. Enfin, il y en eut qui, agacés par tant d’insistance, se saisirent des serviteurs du roi et les tuèrent pour les faire taire, parce qu’ils ajoutaient : “ Ne refuse pas cela au roi sinon il pourrait t’en arriver malheur. ”
       Les serviteurs revinrent vers le souverain et lui rapportèrent tout ce qui s’était passé. Enflammé d’indignation, le roi envoya ses troupes punir les assassins de ses serviteurs et châtier ceux qui avaient méprisé son invitation, se réservant de récompenser ceux qui avaient promis de venir. Mais, le soir de la fête, à l’heure fixée, il ne vint personne.
       Indigné, le roi appela ses serviteurs et leur déclara : “ Qu’il ne soit pas dit que mon fils reste sans personne pour le fêter en cette soirée de ses noces. Le banquet est prêt, mais les invités n’en sont pas dignes. Et pourtant, le banquet nuptial de mon fils doit avoir lieu. Allez donc sur les places et les chemins, postez-vous aux carrefours, arrêtez les passants, rassemblez ceux qui s’arrêtent et amenez-les ici. Que la salle soit pleine de gens en fête. ”
       Les serviteurs partirent donc. Sortis dans les rues, répandus sur les places, envoyés aux carrefours, ils rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, bons ou mauvais, riches ou pauvres, les amenèrent à la demeure du roi et leur fournirent le nécessaire pour qu’ils puissent entrer dignement dans la salle du banquet. Puis ils les y conduisirent et, comme le roi le voulait, elle fut pleine d’un public joyeux. Tome 3 – ch 206.11