Ce 17 juillet 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté
De l’Évangile de Matthieu 12, 1-8
En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger. Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! » Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger, mais seulement les prêtres. Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ? Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple. Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice, vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. »
« N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; Mt 12, 3-4
Comme il est beau de voir la créature préparer les aliments divins par la continuation de ses actes dans notre Fiat, et se nourrir des mets de notre céleste pays !
8 juin 1931. Le Livre du Ciel, tome 29
La Création tout entière n’est rien d’autre qu’une manifestation de notre Volonté amoureuse envers la créature, et dans ce témoignage d’amour elle répète: « Fiat, Fiat » afin d’orner toute la Création de son étalage d’amour. D’autant plus que chaque acte, parole, pensée accomplis dans notre divin Vouloir forment la nourriture de l’âme qui conserve la vie, la fait grandir et lui donne la force nécessaire pour former suffisamment d’aliments et ne pas devoir rester à jeun. Les actes continus ne sont donc rien d’autre que la nourriture préparée d’un jour à l’autre afin d’avoir toujours quelque chose à manger. Sans ces actes, la pauvre créature n’aura rien pour calmer sa faim et ces actes bons, saints et divins mourront en elle. Si les actes ne sont pas continuels, la nourriture deviendra rare et lorsqu’elle est insuffisante, la vie du bien s’affaiblit, et cette faiblesse fait perdre le goût et l’appétit de se nourrir. Par contre, lorsque les actes sont continuels, chacun d’eux apporte sa contribution: celui-ci fabrique les aliments, celui-là apporte l’eau, l’autre le feu pour les faire cuire ; d’autres encore procurent les condiments qui donneront du goût afin de satisfaire l’appétit. En somme, les actes répétés ne sont rien d’autre que la cuisine divine dressant la table céleste pour la créature. Et comme il est beau de voir la créature préparer les aliments divins par la continuation de ses actes dans notre Fiat, et se nourrir des mets de notre céleste pays ! Car tu dois savoir qu’une sainte pensée en appelle une autre, un mot, une bonne action invite l’autre à s’alimenter, et la nourriture forme la vie.
Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
Mais en attendant, toi qui te prétends saint, pourquoi permets-tu certaines choses ? Toi qui te dis Maître, pourquoi n’instruis-tu pas tes apôtres, avant les autres ? Regarde-les, derrière toi ! Les voilà, avec encore l’instrument du péché dans leurs mains ! Tu les vois ? Ils ont cueilli des épis, or c’est le sabbat. Ils ont cueilli des épis qui ne leur appartenaient pas. Ils ont violé le sabbat et ils ont volé. »
Pierre répond :
« Nous avions faim. Nous avons demandé logement et nourriture au village où nous sommes arrivés hier soir. Ils nous ont chassés. Seule une petite vieille nous a donné de son pain et une poignée d’olives. Que Dieu le lui rende au centuple, car elle a donné tout ce qu’elle avait et s’est contentée de demander une bénédiction. Nous avons marché pendant un mille, puis nous nous sommes arrêtés, comme la Loi le prescrit, et nous avons bu l’eau d’un ruisseau. Plus tard, au crépuscule, nous sommes allés à cette maison… Ils nous ont repoussés. Tu vois que nous avions la volonté d’obéir à la Loi.
– Mais vous ne l’avez pas fait. Il n’est pas permis, pendant le sabbat, de faire des travaux manuels et il n’est jamais permis de prendre ce qui appartient à autrui. Mes amis et moi, nous en sommes scandalisés.
– Moi, au contraire, je ne le suis pas, dit Jésus. N’avez-vous jamais lu comment David, à Nob, prit les pains consacrés pour se nourrir, lui et ses compagnons ? Les pains consacrés appartenaient à Dieu, dans sa maison, réservés par un ordre éternel aux prêtres. Il est dit : “ Ils appartiendront à Aaron et à ses fils qui les mangeront en un lieu sacré, car c’est une chose très sainte. ” Néanmoins, David les prit pour lui et ses compagnons parce qu’ils avaient faim. Or si le saint roi entra dans la maison de Dieu et mangea les pains consacrés le jour du sabbat, lui à qui il n’était pas permis de s’en nourrir – pourtant la chose ne lui fut pas comptée comme péché puisque Dieu continua encore après cela de lui garder son amour –, comment peux-tu dire que nous sommes pécheurs si nous cueillons sur le sol de Dieu les épis qui ont poussé et mûri par sa volonté, les épis qui appartiennent aussi aux oiseaux ? et tu refuses que les hommes s’en nourrissent, eux qui sont les enfants du Père ? Tome 3 – ch 217.3