Lundi 15 juin 2026 - Missionnaires de la Divine Volonté
Ce lundi 15 juin 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté

 

De l’Évangile de Matthieu 5, 38-42
En ce temps- là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! » 
À qui te demande, donne. Mt 5, 42
Son amour est tel qu’il ne sait et ne peut être sans se donner lui-même, de façon continuelle, à la créature.

 

28 avril 1934. Le Livre du Ciel, tome 33
Le secret de ma Divine Volonté. Son amour est tel qu’il ne sait et ne peut être sans se donner lui-même, de façon continuelle, à la créature. Tu dois savoir que lorsque ma Volonté
accomplit un acte, elle appelle dans cet acte toutes les créatures, et elle se donne tout entière afin de donner à chacune le bien que cet acte possède. De sorte que toutes les créatures sont contenues dans son acte et reçoivent le bien de cet héritage divin, mais avec cette différence que celle qui est volontairement et par amour dans notre Volonté conserve la possession de ce bien. Le bien de la créature qui n’est pas dans notre Volonté ne reste pas perdu, mais attend son héritière, celle qui décidera d’avoir la vie dans notre Volonté qui lui en donnera la possession. Et avec une libéralité toute divine, nous donnons à la créature qui n’est pas dans notre Volonté les intérêts de ce bien, c’est-à-dire les effets, afin qu’elle ne meure pas de faim des biens de son Créateur. Notre Volonté possède par nature la vertu universelle et par conséquent, en chacun de ses actes, elle embrasse toutes les créatures, les appelle toutes et offre à chacune d’elles ses biens divins. Le soleil est l’image et le symbole de notre Divine Volonté. Créé par mon Fiat avec sa vertu universelle, il offre sa lumière à toutes les créatures sans la refuser à personne. Et si on ne voulait pas prendre le bien de sa lumière, le soleil ne détruirait pas cette lumière ; il ne le peut d’ailleurs pas. Il attend que l’on décide de prendre
le bien de la lumière et se donne immédiatement, même à celles qui ne décident pas directement d’en prendre le bien. À certaines choses il donne la fécondité et la maturation, à d’autres le développement et la douceur et il n’existe pas de choses créées auxquelles le soleil ne donne de lui-même. De sorte que la créature, en se servant des plantes pour se nourrir, prend les effets et les intérêts que donne la lumière et que volontairement, elle ne prend pas. Ma Volonté fait plus encore que le soleil dans tous ses actes et offre à toutes les créatures ses biens divins. Celle qui vit dans notre Volonté en a la propriété et elle possède le bien que ma Volonté lui a donné en chacun de ses actes. Elle sent en elle-même la nature du bien puisque le bien est en son pouvoir. La bonté, la patience, l’amour, la lumière, l’héroïsme du sacrifice, tout est à sa disposition.

Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
 Quel homme pourrait dire : “ Je n’ai pas besoin de miséricorde ” ? Personne. Or, s’il est dit dans l’ancienne Loi : “ Œil pour œil et dent pour dent ”, pourquoi ne devrait-on pas dire dans la nouvelle : “ Qui aura été miséricordieux obtiendra miséricorde ” ? Tous ont besoin de pardon.
       Eh bien ! ce n’est pas la formule et la forme d’un rite qui obtiennent le pardon, car ce ne sont que des symboles extérieurs accordés à l’esprit humain opaque. Mais c’est le rite intérieur de l’amour, ou encore de la miséricorde. Car si l’on a imposé le sacrifice d’un bouc ou d’un agneau et l’offrande de quelques pièces de monnaie, c’était dû au fait qu’à la base de tout mal on trouve toujours deux racines : la cupidité et l’orgueil. La cupidité est punie par la dépense qu’il faut faire pour l’offrande, l’orgueil par la confession publique du rite : “ Je célèbre ce sacrifice parce que j’ai péché. ” Et cela se fait aussi pour annoncer les temps et les signes des temps, et le sang répandu est la figure du Sang qui sera répandu pour effacer les péchés des hommes.
       Bienheureux donc celui qui sait être miséricordieux à l’égard de ceux qui sont affamés, nus, sans toit, et de ces personnes encore plus misérables dont le mauvais caractère fait souffrir à la fois elles-mêmes et ceux qui vivent avec elles. Faites preuve de miséricorde. Pardonnez, compatissez, secourez, instruisez, soutenez. Ne vous enfermez pas dans une tour de cristal en disant : “ Moi, je suis pur, et je ne descends pas parmi les pécheurs. ” Ne dites pas : “ Je suis riche et heureux et je ne veux pas entendre parler des misères d’autrui. ” Pensez que, plus vite que de la fumée dispersée par un grand vent, votre richesse, votre santé ou votre aisance familiale peuvent se dissiper. Et rappelez-vous que le cristal fait office de loupe et que ce qui serait passé inaperçu en vous mêlant à la foule, vous ne pourrez plus le tenir caché si vous vous établissez dans une tour de cristal, seuls, à l’écart, éclairés de tous côtés. (…)
L’ancienne parole : “ œil pour œil, dent pour dent ” ne se trouve pas dans les dix commandements, mais on l’a ajoutée parce que l’homme privé de la grâce est tellement féroce qu’il ne peut comprendre que la vengeance. Elle est annulée, bien sûr qu’elle est annulée, par ce nouveau précepte : “ Aime celui qui te hait, prie pour celui qui te persécute, justifie celui qui te calomnie, bénis celui qui te maudit, fais du bien à celui qui te fait du tort, montre-toi pacifique envers le querelleur, indulgent avec celui qui t’importune, volontiers secourable pour celui qui te sollicite. Ne sois pas usurier, ne critique pas, ne juge pas. ” Vous ne connaissez pas les tenants et les aboutissants des actions des hommes. Lorsqu’il s’agit d’aider, de quelque manière que ce soit, soyez généreux, soyez miséricordieux. Plus vous donnerez, plus l’on vous donnera, et Dieu versera dans le sein de l’homme généreux une mesure pleine et bien tassée. Dieu vous le rendra non seulement pour ce que vous avez donné, mais bien davantage. Cherchez à aimer et à vous faire aimer. Les procès coûtent plus cher qu’un arrangement à l’amiable et la bonne grâce est comme du miel dont la saveur reste longtemps sur la langue. Tome 3 – ch 170.10