Selon la tradition, après la mort de Jésus, Lazare, Marthe, et trois Marie – Marie-Madeleine, Marie Salomé et Marie de Cléophas sont persécutés par les Juifs. Ceux-ci les installent avec leur serviteur Maximin dans un bateau sans rames, sans voiles et sans gouvernail qu’ils poussent au milieu de la mer, espérant qu’ils mourront sur leur frêle esquif avalés par les flots. Mais les choses ne se passent pas comme ils l’espéraient. Le bateau arrive en Provence et Lazare évangélise le pays. Il devient le premier évêque de Marseille où il meurt martyr vers les années 60 lors des persécutions de l’empereur Néron.
Ce mercredi 29 juillet 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté
De l’Évangile de Luc 10, 38-42
En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »
Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. Lc 10, 41-42
Voyant qu’elle est incapable de bien faire ce qu’elle fait, J’attends qu’elle me dise: « Je veux faire cela, mais j’en suis incapable; viens le faire avec moi et je ferai tout correctement.
20 août 1912. Le Livre du Ciel, tome 11
Ma fille, comme je suis attristé quand je vois une âme repliée sur elle même et agissant par ses propres moyens. Je suis près d’elle et la regarde et voyant qu’elle est incapable de bien faire ce qu’elle fait, J’attends qu’elle me dise: « Je veux faire cela, mais j’en suis incapable; viens le faire avec moi et je ferai tout correctement. Par exemple: je veux aimer, viens aimer avec moi; je veux prier, viens prier avec moi; je veux faire ce sacrifice, donne moi ta force, car je suis faible; et ainsi de suite. » Avec plaisir et dans la plus grande joie, je serai là pour tout. Je suis comme un professeur qui, ayant proposé un devoir à son élève, reste près de lui pour voir ce qu’il va faire. Incapable de bien faire, l’élève s’inquiète, s’énerve et va même jusqu’à pleurer Mais il ne dit pas: « Maître, montre moi comment il faut faire. » Quel n’est pas le déplaisir du professeur, qui se sent ainsi compté pour rien par son élève! Telle est ma condition.» Il ajouta: «Un proverbe dit: L’homme propose et Dieu dispose. Aussitôt que l’âme se propose de faire quelque bien, d’être sainte, immédiatement Je dispose le nécessaire autour d’elle: lumière, grâces, connaissance de moi et détachements. Et si je n’atteins pas le but par cela, alors, à force de mortifications, Je vois à ce que rien ne manque pour que le but soit atteint. Mais, oh! Combien quittent cette structure que mon amour tisse pour eux! Bien peu persistent et me permettent d’accomplir mon travail.»
Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
Tu vois cette eau ? Elle paraît si limpide, mais observe : il suffit qu’avec un jonc j’en remue le fond pour qu’elle se trouble. Des détritus et de la boue affleurent. Son cristal devient jaunâtre et personne n’en boirait plus. Mais si j’enlève le jonc, la paix revient et l’eau reprend peu à peu sa clarté et sa beauté. Le jonc, c’est le péché. Il en est ainsi des âmes. Le repentir, sois-en sûre, est ce qui purifie les âmes… »
377.5 Marthe survient, tout essoufflée :
« Tu es encore ici, Marie ? Et moi qui me fais tant de soucis !… L’heure avance. Les invités seront bientôt arrivés, et il y a tant à faire ! Les servantes sont occupées au pain, les serviteurs découpent et font cuire les viandes. Moi, je prépare les nappes, les tables et les boissons. Mais il y a encore les fruits à cueillir et l’eau de menthe et de miel à préparer… »
Marie écoute d’une oreille les lamentations de sa sœur. Avec un sourire bienheureux, elle continue à regarder Jésus sans bouger de place.
Marthe réclame l’aide de Jésus :
« Maître, tu vois comme j’ai chaud. Te paraît-il juste que je sois seule à faire les préparatifs ? Dis-lui, toi, de m’aider ! »
Marthe est vraiment énervée.
Jésus la regarde avec un sourire à la fois doux et légèrement ironique, ou plutôt taquin. Marthe s’offense un peu :
« Je parle sérieusement, Maître. Rends-toi compte comme elle est oisive pendant que je travaille. Et elle reste ici à ne rien faire… »
Jésus prend un air plus sérieux :
« Ce n’est pas de l’oisiveté, Marthe : c’est de l’amour. L’oisiveté, c’était avant. Et tu as tant pleuré à cause de cette oisiveté indigne. Tes larmes ont rendu encore plus efficaces mes efforts pour la ramener à moi et la rendre à ton honnête affection. Voudrais-tu lui disputer l’amour qu’elle a pour son Sauveur ? Préférerais-tu donc qu’elle soit loin d’ici pour ne pas te voir travailler, mais aussi loin de moi ? Marthe, Marthe ! Dois-je donc te dire qu’elle (et Jésus met la main sur la tête de Marie), revenue de si loin, t’a surpassée en amour ? Dois-je donc dire qu’elle, qui ne savait pas une seule parole de bien, est maintenant savante dans la science de l’amour ? Laisse-la à sa paix ! Elle a été si malade ! C’est maintenant une convalescente qui revient à la santé en buvant les boissons qui la fortifient. Elle a été tellement tourmentée… Désormais sortie du cauchemar, elle regarde autour d’elle et en elle, elle se voit renouvelée et elle découvre un monde nouveau. Laisse-la dans cette sécurité. C’est avec ce qui est “ renouvelé ” en elle qu’elle doit oublier le passé et conquérir l’éternité… Elle ne sera pas seulement conquise par le travail, mais aussi par l’adoration. Celui qui aura donné un pain à l’apôtre et au prophète obtiendra une récompense, mais celui qui aura oublié même de se nourrir pour m’aimer en obtiendra une double, parce qu’il aura eu l’esprit plus grand que la chair, un esprit qui aura crié plus fort que les besoins humains, même licites. Tu te préoccupes de trop de choses, Marthe. Pour elle, une seule compte. Mais c’est celle qui suffit à son âme et surtout à son Seigneur, qui est aussi le tien. Laisse tomber ce qui est superflu. Imite ta sœur. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera jamais enlevée. Quand toutes les vertus seront dépassées, parce qu’elles ne seront plus nécessaires aux citoyens du Royaume, la seule qui restera sera la charité. Elle seule demeurera toujours, telle une souveraine. Marie l’a choisie, elle l’a prise comme écu et comme bourdon. Ainsi armée, comme sur des ailes d’anges, elle arrivera dans mon Ciel. »
377.6 Marthe, mortifiée, baisse la tête et s’en va.
« Ma sœur t’aime beaucoup et se donne du mal pour te faire honneur… dit Marie pour la justifier.
– Je le sais et elle en sera récompensée. Mais elle a besoin d’être purifiée, comme l’a fait cette eau, de sa façon de penser trop humaine. Regarde comme l’eau est redevenue limpide pendant que nous parlions. Marthe se purifiera grâce aux paroles que je lui ai dites. Tome 6 – ch 377.1