Ce jeudi 16 avril 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté
De l’Évangile de Jean 3, 31-36
« Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous, il témoigne de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage. Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai. En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure. Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »
Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main. Jn 3, 35
Je ne pouvais ni ne voulais me séparer de mon Père céleste parce qu’il était à moi et que je l’aimais ;
Le livre du Ciel Tome 33, 13 octobre 1935
Ma fille, si tu savais à quel point mon amour me place dans des situations difficiles. Mon Père céleste était à moi. Je l’aimais d’un amour si intense que je me considérais heureux d’offrir ma vie pour que personne ne puisse l’offenser. J’étais un avec lui. Je ne pouvais ni ne voulais ne pas l’aimer. Notre vertu divine forme un seul amour qui est donc inséparable d’avec mon Père céleste. Les créatures sorties de mon Humanité étaient à moi, incorporées en moi, et je pouvais dire qu’elles formaient mon Humanité elle-même. Comment alors ne pas les aimer ? Ce serait comme ne pas aimer sa propre vie et, oh ! dans quelles conditions difficiles mon amour me place, quels obstacles il fait se lever. Mon plus grand martyre était de voir que ce Père que j’aimais était offensé. J’aimais les créatures, elles étaient déjà miennes, je les sentais en moi, et elles ne m’épargnaient aucune offense, aucune ingratitude. Mon Père céleste voulait avec justice les frapper, les défaire, et je me trouvais entre les deux pour être frappé par Celui que j’aimais tant, subissant les souffrances de ses créatures. Et si je continuais avec le Père à être offensé, je les aimais aussi à la folie et j’ai offert ma vie pour sauver chaque créature. Je ne pouvais ni ne voulais me séparer de mon Père céleste parce qu’il était à moi et que je l’aimais ; mais c’était mon devoir, en Fils véritable, de lui redonner toute la gloire, l’amour, la satisfaction que toutes les créatures lui devaient. Et bien que frappé par d’indescriptibles souffrances, je le voulais ainsi parce que je l’aimais et que j’aimais ce peuple pour qui j’étais frappé. Ah ! Mon amour seul, parce qu’il est divin, sait comment former de telles inventions d’amour, des obstacles tels qu’ils tiennent de l’incroyable. Il forme l’héroïsme de l’amour véritable où l’on finit par être consumé par le feu de l’amour pour ceux que l’on aime, par les incorporer à soi pour former une seule et même vie.

Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
Vous pouvez témoigner que j’ai dit :
« Je ne suis pas le Christ, mais celui qui a été envoyé devant lui pour lui préparer le chemin.» L’homme juste ne s’approprie pas un nom qui n’est pas le sien et, même si quelqu’un veut le louer en lui disant : « C’est toi, celui-là », c’est-à-dire le Saint, il répond : « Non. En vérité, non. Je suis son serviteur. » Et il en ressent également une grande joie car il dit : « Voilà, c’est que je lui ressemble un peu si l’on peut me prendre pour lui. » Or que veut celui qui aime, si ce n’est ressembler à l’être aimé ? Seule l’épouse jouit de l’époux. Celui qui s’est entremis pour le mariage ne pourrait en jouir car ce serait immoralité et vol. Mais l’ami de l’époux qui se tient dans son voisinage et entend sa voix que remplit la joie nuptiale, éprouve une joie si vive qu’elle est un peu semblable à celle qui rend heureuse la vierge que l’ami a épousée et que cela lui donne un avant-goût du miel des paroles nuptiales. C’est ma joie, et elle est complète.
Que fait encore l’ami de l’époux après l’avoir servi des mois durant et après avoir escorté son épouse jusqu’à la maison ? Il se retire et disparaît. Ainsi en est-il de moi ! Un seul reste : l’époux avec l’épouse : l’Homme avec l’Humanité. Ah ! Quelle parole profonde ! Il faut qu’il croisse et que je diminue.
Celui qui vient du Ciel est au-dessus de tous. Les patriarches et les prophètes s’effacent à son arrivée, car il est pareil au soleil qui éclaire tout et d’une lumière si vive que les astres et les planètes, dont la lumière est éteinte, s’en revêtent ; quant à ceux qui ne sont que ténèbres par eux-mêmes, ils disparaissent dans sa suprême splendeur.
Il en est ainsi, car, lui, il vient du Ciel, tandis que les patriarches et les prophètes doivent monter au Ciel, mais n’en proviennent pas. Celui qui vient du Ciel est au-dessus de tous et il annonce ce qu’il a vu et entendu. Mais celui qui ne tend pas vers le Ciel ne peut accepter son témoignage, et par conséquent il renie Dieu.
Ceux qui acceptent le témoignage de celui qui est descendu du Ciel scellent leur foi en Dieu Vérité, et non pas fable sans vérité ; ils entendent la Vérité parce qu’ils ont une âme qui la recherche. Car Celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu lui a donné l’Esprit avec plénitude ; or l’Esprit dit : « Me voici. Prends-moi, Je veux être avec toi, qui es le délice de notre amour. » Car le Père aime le Fils sans mesure et lui a tout remis en main. Ceux donc qui croient au Fils possèdent la vie éternelle. Mais ceux qui refusent de croire au Fils ne verront pas la Vie et la colère de Dieu restera en eux et sur eux. (…) Tome 2 – ch 127.4