Ce 7 novembre 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté
De l’Évangile de Luc 16, 9-15
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. » Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens, eux qui aimaient l’argent, tournaient Jésus en dérision. Il leur dit alors : « Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu. »
Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Lc 16, 10
Je savais alors qu’il en était capable et que je pouvais lui faire confiance, je pouvais tout lui confier.
15 août 1927. Le Livre du Ciel, tome 22
Ma fille, telles sont les dispositions de mon infinie Sagesse. C’est ma façon habituelle d’agir lorsque, si je demande un petit sacrifice à une créature pour son bien, et qu’elle me le refuse avec ingratitude, je ne veux plus lui faire confiance. J’abandonne mes desseins de l’élever à de grandes choses et je la laisse telle une créature tombée dans l’oubli, que personne ne va désigner du doigt à cause de ses grandes œuvres ou de son héroïsme, que ce soit pour Dieu, pour elle-même ou pour les gens.
Tu dois alors distinguer ce que je voulais d’Adam – le petit sacrifice de se priver d’un fruit – et il ne me l’a pas accordé. Comment pouvais-je lui faire confiance et lui demander un plus grand sacrifice ?
Par contre, je n’ai pas demandé à Abraham de faire le sacrifice d’un fruit, mais j’ai commencé par lui demander de se rendre dans une terre étrangère où il n’était pas né – et il obéit promptement. J’ai voulu alors lui faire confiance davantage, je lui ai prodigué des grâces et je lui ai demandé le sacrifice de son fils unique qu’il aimait plus que lui-même – et il me le sacrifia promptement.
Je savais alors qu’il en était capable et que je pouvais lui faire confiance, je pouvais tout lui confier. On peut dire de lui qu’il a été le premier réparateur à qui le sceptre du futur Messie a été confié, et par conséquent, je l’ai élevé à la tête des générations, au plus grand honneur aux yeux de Dieu, ainsi que des siens et des peuples.
La même chose se produit dans toutes les créatures. C’est ma manière habituelle de demander de petits sacrifices – se priver d’un plaisir, d’un désir, d’un petit intérêt, d’une vanité, ou se détacher de quelque chose qui semble ne faire de tort à personne.
Ces petits tests servent de petits supports où je dépose le grand capital de ma grâce de façon à les disposer à accepter de plus grands sacrifices. Et lorsqu’une âme me reste fidèle dans les petites épreuves, ma grâce abonde et je demande de plus grands sacrifices de façon à pouvoir donner plus encore, et je fais d’elle un prodige de sainteté.
Combien de saintetés commencent par un petit sacrifice ; et combien d’autres, après m’avoir refusé un petit sacrifice, car il leur semblait que c’était une chose sans importance, sont restées maigrichonnes dans le bien, crétines dans la compréhension, faiblardes en marchant sur la voie qui conduit au Ciel.
Les pauvres – on peut les voir qui rampent en léchant la terre de façon pitoyable.
Par conséquent, ma fille, il faut faire plus attention aux petits sacrifices qu’aux grands, car les petits sont la force des grands, ils disposent Dieu à accorder sa grâce, et l’âme à la recevoir.
Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
« Ce serait beau si l’homme était parfait comme le veut le Père des Cieux : parfait dans toutes ses pensées, ses affections, ses actes. Mais l’homme ne sait pas l’être. Il utilise mal les dons de Dieu, qui a accordé à l’homme la liberté d’agir, mais en lui demandant de faire ce qui est bien, en lui conseillant ce qui est irréprochable pour que l’homme ne puisse pas dire : “ Je ne savais pas. ”
Comment l’homme se sert-il de la liberté que Dieu lui a accordée ? Comme le ferait un enfant pour la plus grande partie de l’humanité, et comme un inconscient, ou comme un criminel pour le reste de l’humanité. Mais ensuite vient la mort, et l’homme est soumis au Juge qui lui demandera sévèrement : “ Comment as-tu usé et abusé de ce que je t’ai donné ? ” Terrible question ! les biens de la terre, pour lesquels si souvent l’homme se rend pécheur, paraîtront alors moins que rien ! Pauvre d’une indigence éternelle, dépouillé d’un vêtement que rien ne peut remplacer, il se tiendra humilié et tremblant devant la Majesté du Seigneur, et il ne trouvera pas de mot pour se justifier. Car s’il est aisé, sur terre, de se justifier en trompant les pauvres hommes, au Ciel, c’est impossible. On ne peut tromper Dieu. Et Dieu ne s’abaisse pas à des compromis. Jamais.
Dans ce cas, comment se sauver ? Comment faire pour que tout serve au salut, même ce qui est venu de la Corruption ? C’est elle qui a appris à voir des instruments de richesse dans les métaux précieux et les joyaux, et qui a allumé les désirs de puissance et les appétits charnels. L’homme, riche ou pauvre, pourra-t-il jamais se sauver, lui qui, si pauvre qu’il soit, peut toujours pécher en désirant immodérément l’or, les honneurs et les femmes et devient même parfois voleur pour obtenir ce que le riche possédait ? Si, il le peut. Et comment ? En faisant servir l’abondance au Bien, en faisant servir la misère au Bien. Le pauvre qui n’envie pas, qui n’insulte pas, qui ne porte pas atteinte à ce qui appartient à autrui, mais se contente de ce qu’il a, utilise son humble état pour obtenir sa future sainteté. En vérité, la plupart des pauvres savent agir ainsi. Les riches y arrivent moins souvent, car pour eux la richesse est un piège continuel de Satan, de la triple concupiscence.
Mais écoutez une parabole, et vous verrez que les riches eux aussi peuvent se sauver en dépit de leur fortune, ou réparer leurs erreurs passées en faisant bon usage de leurs biens, même s’ils ont été mal acquis. Car Dieu, le Très-Bon, laisse toujours à ses enfants de nombreux moyens de se sauver.
Il y avait donc un riche qui avait un intendant (…) Tome 6 – ch 381.5