La fête de l’Assomption devrait être appelée la fête de la Divine Volonté. 15 août 1925
« Ma Mère, je veux que tu sois la Mère de tous, et ce que tu as fait pour moi, je veux que tu le fasses pour toutes les créatures. Étends ta maternité sur tous leurs actes de telle sorte que je les verrai toutes couvertes et cachées dans ton amour maternel. » Tome 36
15 aout 1938. Le Livre du Ciel, tome 36
Mon esprit nageait dans la mer du divin Vouloir et je m’arrêtai dans l’acte de l’enlèvement au ciel de ma Maman Reine. Combien de merveilles, combien de surprises d’amour captivantes.
Et mon doux Jésus, comme s’il éprouvait le besoin de parler de sa céleste Mère, tout heureux, me dit :
Ma bienheureuse fille, aujourd’hui, la fête de l’Assomption est la plus belle, la plus sublime et la plus grande fête dans laquelle nous sommes le plus glorifiés, aimés et honorés. Le ciel et la terre sont investis d’une joie inhabituelle jamais encore expérimentée. Les anges et les saints se sentent eux-mêmes investis par des mers de joies nouvelles et de bonheurs nouveaux, et ils chantent les louanges de la Reine souveraine avec des cantiques nouveaux qui l’emportent sur tout et donnent de la joie à tous.
C’est aujourd’hui la fête des fêtes. C’est l’unique et le nouveau qui n’a jamais été répété. Aujourd’hui, le jour de l’Assomption, la Divine Volonté opérant dans la Dame souveraine a été célébrée pour la première fois.
Les merveilles sont ravissantes. En chacun de ses plus petits actes, même dans son souffle et dans son mouvement, on peut voir un si grand nombre de nos vies divines qui s’écoulent comme autant de rois dans ses actes, qui l’inondent mieux que de brillants soleils, qui l’entourent d’ornements et la rendent si belle qu’elle fait l’enchantement des célestes Régions.
Cela te semble-t-il peu de chose que chacun de ses souffles, de ses mouvements, de ses travaux et de ses peines ait été rempli de tant de nos vies divines ?
Le grand prodige de la vie opérante de ma Volonté dans la créature est exactement cela : former autant de nos vies divines que d’entrées de ma Volonté dans le mouvement et dans les actes de la créature.
Et comme mon Fiat possède la vertu de bilocation et de répétition, et qu’il répète toujours sans jamais s’arrêter ce qu’il fait, la grande Dame sent ces vies divines se multiplier en elle, ce qui ne fait qu’étendre immensément ses mers d’amour, de beauté, de puissance et de sagesse infinie.
Tu dois savoir que la multiplicité des actes qu’elle possède contient tant de nos vies divines qu’en entrant dans le ciel, elle peupla toute la céleste région qui ne put les contenir toutes, et qu’elles remplirent toute la Création.
Il n’y a donc pas de lieu où ne s’écoulent ses mers d’amour et de puissance, et toutes nos vies dont elle est la propriétaire et la Reine.
Ce 15 août 2026, nous méditons la solennité de l’Assomption à la lumière de la Divine Volonté
De l’Évangile de Luc 1, 39-56
En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.
Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Lc 1, 48
Bénis êtes-vous ! Toutes les générations vous diront bienheureux !
8 novembre 1921. Le Livre du Ciel, tome 21
J’étais dans mon état habituel. Mon toujours aimable Jésus me permit de voir qu’Il prenait en moi une lumière et l’emportait. J’ai crié : « Jésus, que fais-tu ? Veux-tu me laisser dans la noirceur ? »
Toute douceur, Il me dit : « Ma fille, ne crains pas. J’emporte ta petite lumière et Je te laisse la mienne. Cette lumière de toi n’est rien d’autre que ta volonté qui, s’étant mise en présence de ma Volonté, en est devenue le reflet. Voilà pourquoi elle est devenue lumière.
Je l’emporte pour la montrer partout. Je vais l’apporter au Ciel comme la plus rare et la plus belle des choses. Voilà ce qu’est la volonté humaine lorsqu’elle est devenue le reflet de la Volonté du Créateur.
Je la montrerai aux Personnes divines afin qu’elles reçoivent les hommages et l’adoration de leur image, la seule qui soit digne d’elles. Ensuite, Je la montrerai à tous les saints pour que, eux aussi, reçoivent la gloire de ce reflet de la Divine Volonté dans la volonté humaine. Finalement, Je lui ferai traverser toute la terre afin que tous participent à un si grand bien. »
J’ai immédiatement ajouté : « Mon Amour, pardonne-moi. Je pensais que tu voulais me laisser dans la noirceur. C’est pourquoi j’ai dit : “Que fais-tu ?” Mais, lorsqu’il est question de ma volonté, alors, par tous les moyens, emporte-la et fais-en ce que tu veux. »
Pendant que Jésus portait cette petite lumière de ma volonté dans ses mains, je ne sais comment expliquer ce qui est arrivé parce que les mots me manquent. Je me souviens seulement qu’il mit la petite lumière devant lui et que j’ai reçu tous ses rayons, de telle façon que j’ai reproduit Jésus. Chaque fois que ma volonté faisait des actes, un autre Jésus était formé.
Alors, Jésus me dit : « Vois-tu ce que signifie vivre dans ma Volonté ? Cela veut dire : multiplier ma Vie autant de fois que l’on veut reproduire tout le bien que ma Vie contient. »
Après cela, j’ai dit à mon Jésus : « Ma Vie, j’entre dans ta Volonté afin d’être capable de rejoindre tout le monde et toute chose, de la première à la dernière pensée, du premier au dernier mot, de la première à la dernière action, le pas qui a été engagé et celui qui le sera.
Je veux tout sceller avec ta Volonté afin que de tout, tu puisses recevoir la gloire de ta sainteté, de ton amour, de ton pouvoir, et afin que tout ce qui est humain reste couvert, caché et estampillé par ta Volonté pour que rien d’humain qui ne te rend pas gloire ne subsiste. »
Pendant que je disais cela, mon doux Jésus vint. Il jubilait et était accompagné d’un grand nombre de saints. Il me dit : « Toute la Création me dit : “Gloire, gloire !” »
Et tous les saints ont répondu : « Vois, ô Seigneur, comme nous te rendons gloire divine en toute chose. »
Il eut un écho qui vint de toutes les directions, répétant : « En toute chose, nous te rendons amour et gloire divine. »
Jésus ajouta : « Bénis êtes-vous ! Toutes les générations vous diront bienheureux ! Mon bras accomplira des œuvres puissantes en vous. Vous serez la réverbération divine. Remplissant la terre entière. Vous obtiendrez pour moi, de toutes les générations, la gloire qu’elles m’ont refusée. »
Je devins confuse et très inquiète d’entendre tout ça. Et je ne voulais pas écrire à ce sujet.
Me caressant, Jésus me dit : « Non, non ! Tu le feras, parce que Je le veux ! Les choses que Je t’ai dites feront l’honneur de ma Volonté. J’ai voulu Moi-même rendre un juste hommage à ma Volonté. »
Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
La vie de Marie a toujours été une vie dans le Seigneur. Les vicissitudes et les occupations de l’existence ne faisaient pas obstacle à son union à Dieu. Vivre, pour elle, revenait à prier, et prier revenait à contempler. Ses heures de prière étaient des abîmes d’adoration, de charité, des perles d’une beauté inestimable dans le grand trésor de ses jours. Ce qui est pour les autres consomption dans l’ardeur était pour elle accroissement de vie; pour elle, se reposer n’était pas dormir mais se recueillir en Dieu, dans le silence des nuits, pour l’aimer, l’aimer d’une âme ravie en Dieu; pendant ce temps, sa chair abandonnée par l’âme gisait dans l’attente du retour de l’esprit réjoui et fortifié par le baiser de Dieu. Pour les fleurs, la rosée est nourriture. Pour Marie, c’était la rosée de l’amour qui était nourriture. Elle s’en nourrissait comme de la manne divine.
Lorsque vint l’heure de son dernier soir, comme un lys épuisé qui s’incline la nuit sous les étoiles et ferme son oeil tout de pureté, Marie, sur sa couche, ferma les yeux au monde pour se recueillir en une ultime contemplation de son Dieu.
L’ange gardien de Marie, penché sur sa couche, attendait, le cœur battant, que l’élan de l’extase sépare pour toujours cet esprit. Les cahiers de 1943