SAINT MICHEL, SAINT GABRIEL, SAINT RAPHAËL, ARCHANGES

Michel, (« qui est comme Dieu ? ») est le prince des anges. Il joue un rôle décisif (Apocalypse 12. 7 à 9). Gabriel (« Force de Dieu ») est le messager par excellence (Luc 1. 19 et suivants). Raphaël (« Dieu a guéri ») accompagne le jeune Tobie et est la figure bienveillante de la Providence de Dieu.
Ce 29 septembre 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté
De l’Évangile de Jean 1, 47-51
En ce temps-là, lorsque Jésus vit Nathanaël venir à lui, il déclara à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »
« Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. » Jn 1, 51
Je place des millions d’anges pour garder un seul acte accompli dans ma Volonté.
25 avril 1922. Le Livre du Ciel, tome 14
J’étais dans mon état habituel, complètement immergée dans la Divine Volonté, quand mon doux Jésus me dit :
« Le soleil n’abandonne pas les plantes, mais plutôt les caresse de sa lumière et les féconde de sa chaleur, jusqu’à ce qu’elles produisent des fleurs et des fruits. Ensuite, jalousement, il fait mûrir ces fruits, les protège de sa lumière et ne les abandonne que lorsque le cultivateur les cueille pour se nourrir.
Il en va ainsi pour les actes réalisés dans ma Volonté. Mon amour et ma jalousie envers eux sont tels que ma grâce les caresse, mon amour les forme, les rend fructueux et les fait mûrir.
Je place des millions d’anges pour garder un seul acte accompli dans ma Volonté, car ces actes accomplis dans ma Volonté sont des semences afin que ma Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel, et tous veillent jalousement sur ces actes.
Je donne à ces actes mon Souffle comme rosée et ma Lumière comme ombre. Et les anges, séduits et respectueux, les adorent parce qu’ils voient en eux la Volonté éternelle.
Ils n’abandonnent ces actes que lorsqu’ils voient des âmes désireuses de les prendre comme des fruits divins, pour leur propre nourriture. Oh ! La fécondité de ces actes ! »
Alors je pensais en moi-même : « Est-il possible que ces actes soient si grands ? Et pourquoi les anges eux-mêmes en restent-ils ravis ? »
Me serrant fortement dans ses bras, Jésus ajouta :
« Ma fille, ces actes sont si grands que lorsqu’une âme les réalise, il n’y a rien au Ciel et sur la terre qui n’y participe : par eux, l’âme est mise en communion avec toutes les choses créées.
Tous les bienfaits du firmament, du soleil, des étoiles, de l’eau, du feu et de tout le reste sont non seulement en lien continu avec ces âmes, mais ils deviennent ses possessions. L’âme est en harmonie avec toute la création.
Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que les âmes qui vivent dans ma Volonté sont des dépositaires, des préservatrices, des appuis et des défenseurs de ma Volonté. Elles anticipent ce que Je veux. Sans que Je le demande, elles répondent à mes Désirs. Elles comprennent la Grandeur et la Sainteté de ma Volonté. Jalousement, elles la gardent et la défendent.
Comment tous ne devraient-ils pas rester ravis en voyant ces âmes qui, par le prodige de ma Volonté, deviennent le soutien de leur Dieu ?
Qui peut défendre mes droits, sinon celui qui vit dans ma Volonté ? Qui peut m’aimer véritablement, d’un amour désintéressé semblable au mien, sinon celui qui vit dans ma Volonté ?
Je me sens plus fort avec ces âmes, mais fort de ma propre Force. »

Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
Fête des archanges Michel, Gabriel et Raphaël
[Maria Valtorta écrit : ]
Venant du nord-est, trois personnages resplendissants à l’allure royale et des plus dignes s’approchent de moi en marchant, comme de simples mortels, sur les champs de saphir. Ils n’ont toutefois aucune condescendance, bien au contraire. Ils marchent avec souplesse, sans perdre leur aspect solennel. Ils me regardent en souriant et se sourient en me désignant les uns aux autres par un échange de regards. Au fur et à mesure qu’ils s’approchent, je vois les mouvements de leurs beaux yeux – ceux du premier sont bleu saphir, ceux du deuxième très noirs, ceux du troisième d’un marron doré –, briller dans leur sourire et à la lumière du paradis. Ils vont jusqu’au bout du domaine céleste, au-delà duquel se trouve le vide jusqu’à l’échelon inférieur où je me trouve, toute en vénération et en extase. Ils s’arrêtent là en me regardant et en souriant comme seul un ange peut sourire, et ils se tiennent à la taille comme trois frères qui s’aiment et se promènent ensemble.
Ce sont les trois archanges : Gabriel, Michel et Raphaël.
J’essaie d’en faire un portrait. Ce sont trois jeunes hommes superbes. On dirait des jeunes de vingt, – même de dix-huit – à trente ans. Le plus jeune est Raphaël, le plus âgé (à en juger par son aspect) est Michel, dont la beauté est terrible.
Le premier à droite était Gabriel, qui semble avoir de vingt-quatre à vingt-cinq ans. Grand, élancé, les traits fortement spiritualisés et dans une extase d’adorateur perpétuel. Blond comme l’or pur, il a les cheveux ondulés jusqu’à lui toucher presque les épaules – plus exactement la base du cou – et retenus par un fin anneau incrusté de diamants : on aurait dit un faisceau de lumière incandescente plus que du métal et des pierres précieuses. Il porte un de ces vêtements de lumière tissée – diamants et perles – que j’ai souvent vus sur les corps glorieux. Une tunique longue et floue, très chaste, qui lui cachait complètement les pieds et laissait à peine découverte sa main droite qui pendait de côté et dont la forme était fort belle. Il me regardait de ses yeux saphir et son sourire presque surnaturel m’effrayait, bien que ce fût un sourire.
L’autre, au centre, était aussi grand que son compagnon mais il avait, comme je l’ai dit, une beauté austère terrible. Ses cheveux bruns étaient plus courts que ceux de son compagnon et plus bouclés. Il avait une ossature robuste, son front était privé de tout de diadème mais il portait sur la poitrine une espèce de médaillon en or et en pierres attaché au cou par deux chaînettes en or et de la forme suivante: [dessin]. Les pierres qui y sont enchâssées forment des caractères, un nom peut-être, mais je n’arrive pas à lire ces mots, ces lettres, qui ne sont pas comme les nôtres. Il est revêtu d’or flamboyant, d’un vêtement qui éblouit tant il resplendit. On dirait une flamme claire (mais dorée, et non rougeâtre) qui recouvre ses membres agiles et robustes. Son regard noir est sévère et lance des éclairs. Il ne me fait pas peur, parce que je sens qu’il n’est pas en colère contre moi, mais qu’il m’aime au contraire. Mais c’est un regard terrible qui doit être angoissant pour les pécheurs et pour Satan. Michel n’a ni épée ni lance, au contraire de ses représentations, mais ses armes, ce sont ses yeux. Son sourire lui-même est sévère, très austère.
Le troisième porte un vêtement d’une délicate couleur émeraude et ajusté par une ceinture sertie de pierres précieuses ; il paraît revêtu de la couleur qu’on observe lorsqu’on regarde une émeraude à contre-jour. Il est grand, avec de longs cheveux bruns comme ceux de Gabriel. Ils sont d’une couleur précieuse, un châtain émaillé de petites tâches d’or foncé. Il semble être le plus jeune de tous et me rappelle un peu l’apôtre saint Jean par son doux sourire juvénile. Mais Raphaël a les yeux d’une douce couleur noisette et un regard paisible, patient, qui est une caresse. Il sourit plus humainement que les autres. Tout en lui ressemble davantage à ce que nous sommes.
C’est tout à fait le “ bon jeune ” du livre de Tobie. On a envie de mettre sa main dans la sienne, en toute confiance, et de lui dire : « Guide-moi ! En toute chose ! »
Tous trois me regardent, sourient, se sourient mutuellement. Puis ils me saluent. […]
Les Cahiers de 1945-1950, 21 décembre 1945