SAINTE CLAIRE D’ASSISE (1193-1253), FONDATRICE DES « PAUVRES DAMES », LES CLARISSES
Claire fut la première femme de l’histoire de l’Église à rédiger une règle qui fut soumise à l’approbation papale, par laquelle elle voulut que le charisme de saint François fut conservé dans toutes les communautés féminines s’inspirant de son exemple.
Ce 11 août 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté
De l’Évangile de Matthieu 18,1-5.10.12-14
À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? » Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. Quel est votre avis ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les 99 autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ? Et, s’il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les 99 qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. »
Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. Mt 18, 4
Dans notre Volonté, les tout-petits n’ont pas de pensées pour eux-mêmes. Ils n’ont pas non plus de choses personnelles. Mais ils ont tout en commun avec le Père Céleste.
8 février 1924. Le Livre du Ciel, tome 16
Si tu savais avec quel amour notre Père Céleste t’attend et quelle joie Il ressent en te voyant, toute petite, déposer sur ses genoux toute la Création afin de lui donner un retour pour tout! Il ressent ainsi la gloire, les joies et les contentements escomptés lors de la Création. C’est pourquoi il est nécessaire que tu viennes à la tête de tous. Après, tu feras une tournée dans notre Volonté. Puis tu iras derrière tous. Tu les placeras comme sur tes genoux et les emmèneras tous dans notre sein. Et Nous, en les voyant couverts de tes actes faits dans notre Volonté, Nous les accueillerons avec plus d’amour. Et Nous serons plus disposés à lier notre Volonté avec celles des créatures, afin que notre Volonté retrouve sa pleine domination. Donc, courage! Les tout petits se perdent dans la foule et c’est la raison pour laquelle tu dois aller de l’avant afin de remplir la mission qui t’est confiée dans notre Volonté. Dans notre Volonté, les tout petits n’ont pas de pensées pour eux-mêmes. Ils n’ont pas non plus de choses personnelles. Mais ils ont tout en commun avec le Père Céleste. De la même manière que tous jouissent du soleil lorsqu’ils sont sous sa lumière, puisqu’il a été créé par Dieu pour le bien de tous, tous jouissent aussi des actions accomplies par la petite fille de notre Volonté, qui, plus que le soleil, rayonne sur tous pour que le soleil de l’Éternelle Volonté se manifeste de nouveau conformément au but pour lequel toutes les générations ont été créées. Donc, ne te perds pas dans le foisonnement de tes misères et de ton abjection. Mais pense seulement à ta fonction de toute petite de notre Volonté. Et sois attentive à bien accomplir ta mission.»
Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
Un enfant de sept à huit ans court derrière Jésus en sautillant. Il le rejoint en dépassant le groupe plus qu’animé des apôtres. C’est un bel enfant aux cheveux châtain foncé, courts et tout bouclés. Dans son visage mat, brillent deux yeux noirs intelligents. Il appelle avec familiarité le Maître, comme s’il le connaissait bien.
« Jésus, dit-il, tu me laisses venir avec toi jusqu’à ta maison ?
– Est-ce que ta mère le sait ? demande Jésus en le regardant avec un doux sourire.
– Elle le sait.
– Vraiment ? »
Jésus, tout en souriant, le fixe d’un regard pénétrant.
« Oui, Jésus, vraiment.
– Alors, viens. »
L’enfant fait un saut de joie et saisit la main gauche que Jésus lui tend. C’est avec une amoureuse confiance que l’enfant glisse sa petite main brune dans la longue main de mon Jésus. Je voudrais bien en faire autant moi-même !
« Raconte-moi une belle parabole, Jésus » dit l’enfant en sautant aux côtés du Maître et en l’observant par en dessous avec un petit visage rayonnant.
Jésus aussi le regarde avec un sourire joyeux qui lui fait entrouvrir la bouche qu’ombragent des moustaches et une barbe blond-roux que le soleil fait briller comme de l’or. Ses yeux de saphir foncé rient de bonheur quand il les pose sur l’enfant.
« Qu’as-tu à faire d’une parabole ? Ce n’est pas un jeu.
– C’est plus beau qu’un jeu. Quand je vais dormir, j’y repense, puis j’en rêve et le lendemain je m’en souviens et je me la redis pour être gentil. Elle me rend plus sage.
– Tu t’en souviens ?
– Oui. Veux-tu que je te dise toutes celles que tu m’as racontées ?
– Tu es un bon garçon, Benjamin, meilleur que les hommes qui oublient. En récompense, je te dirai la parabole. »
L’enfant ne saute plus. Il marche, sérieux, attentif comme un adulte, et ne perd pas un mot, pas une inflexion de la voix de Jésus qu’il regarde avec attention, sans même regarder où il met ses pieds.
« Un berger qui était très bon apprit qu’il y avait dans un endroit de la création un grand nombre de brebis abandonnées par des bergers qui étaient mauvais. Elles étaient en danger sur d’affreux chemins, dans des herbages empoisonnés et elles s’approchaient de plus en plus de sombres ravins. Il alla dans ce pays et, déposant tout ce qu’il avait, il acheta ces brebis et ces agneaux.
Il voulait les amener dans son royaume, parce que ce berger était roi comme l’ont été aussi de nombreux rois en Israël. Dans son royaume, ce troupeau aurait trouvé des pâturages sains, de l’eau fraîche et pure, des chemins sûrs et des abris solides contre les voleurs et les loups féroces. C’est pourquoi ce berger rassembla ses brebis et ses agneaux pour leur dire : “ Je suis venu vous sauver, vous amener là où vous ne souffrirez plus, où vous ne connaîtrez plus ni pièges ni malheurs. Aimez-moi, suivez-moi, car je vous aime beaucoup et, pour vous posséder, j’ai fait toutes sortes de sacrifices. Mais si vous m’aimez, mon sacrifice ne me pèsera pas. Suivez-moi et partons. ” Et le berger en avant, les brebis à la suite, prirent le chemin qui mène au royaume de la joie.
A chaque instant, le berger se retournait pour voir si elles le suivaient, pour exhorter celles qui étaient fatiguées, encourager celles qui perdaient confiance, secourir les malades, caresser les agneaux. Comme il les aimait ! Il leur donnait son pain et son sel. Il commençait par goûter l’eau des sources pour voir si elle était saine et la bénissait pour la rendre sainte.
Mais les brebis – peux-tu croire cela, Benjamin ? – les brebis, après quelque temps, se lassèrent. Une d’abord, puis deux, puis dix, puis cent restèrent en arrière à brouter l’herbe jusqu’à se gaver au point de ne plus pouvoir bouger et elles se couchèrent, fatiguées et repues, dans la poussière et dans la boue. D’autres se penchèrent sur les précipices, malgré les paroles du berger : “ Ne le faites pas. ” Comme il se mettait là où il y avait un plus grand danger pour les empêcher d’y aller, certaines le bousculèrent de leurs têtes arrogantes et plus d’une fois essayèrent de le jeter dans le précipice. Ainsi beaucoup finirent dans les ravins et moururent misérablement. D’autres se battirent à coups de cornes et de têtes, et s’entretuèrent.
Seul un agnelet ne s’écarta jamais. Il courait en bêlant et, par ses bêlements, il disait au berger : “ Je t’aime. ” Il courait derrière le bon berger et quand ils arrivèrent à la porte de son royaume, il n’y avait qu’eux deux : le berger et l’agnelet fidèle. Alors le berger ne dit pas : “ Entre ”, mais : “ Viens ” ; il le prit sur sa poitrine, dans ses bras, et l’amena à l’intérieur en appelant tous ses sujets et en leur disant : “ Voici. Celui-ci m’aime. Je veux qu’il soit avec moi pour toujours. Quant à vous, aimez-le, car c’est celui que mon cœur préfère. ” Tome 5 – ch 352.6