Ce 9 juin 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté
De l’Évangile de Matthieu 5, 13-16
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »
Vous êtes la lumière du monde. Mt 5, 14
L’âme simple ne s’oppose pas à ce que la grâce divine entre et travaille en elle. Parce que, étant lumière, elle s’unit facilement à la Lumière divine et se transforme en elle.
30 juillet 1906. Le Livre du Ciel, tome 7
J’étais dans mon état habituel. Mon Jésus béni vint, m’embrassa et me dit: «Ma fille, la simplicité est à la vertu ce que les épices sont à la nourriture. Pour l’âme qui est franche et simple, il n’y a pas de clef ou de porte pour entrer en moi ou moi en elle. elle peut entrer à volonté en moi et moi en elle. Elle se trouve en moi sans avoir à entrer, puisque sa simplicité ressemble à la mienne. Je suis l’esprit le plus simple et, pour cette raison, je suis partout. Rien ni personne n’échappe à ma main. «L’âme franche et simple est comme la lumière du soleil qui, en dépit des nuages ou des saletés qu’elle peut rencontrer, reste toujours lumière, se communique à tous et jamais ne change. Ainsi, l’âme simple accepte toutes les mortifications et les déplaisirs sans cesser d’être lumière pour elle même et pour ceux qui la mortifient. Si elle voit des choses mauvaises, elle n’en est pas entachée. Elle reste toujours lumière et jamais ne change. La simplicité est la vertu qui ressemble le plus à l’Être divin. Par cette vertu, l’âme en vient à participer aux autres qualités divines. L’âme simple ne s’oppose pas à ce que la grâce divine entre et travaille en elle. Parce que, étant lumière, elle s’unit facilement à la Lumière divine et se transforme en elle.»
Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
Vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde. Mais si vous manquez à votre mission, vous deviendrez un sel insipide et inutile. Rien ne pourra plus vous rendre cette saveur. Car, après avoir reçu ce don de Dieu, vous l’avez perdu en le diluant dans les eaux fades et souillées de l’humanité, en l’affadissant par la douceur corrompue des sens, en mêlant au sel pur de Dieu des monceaux de déchets d’orgueil, d’avarice, de gourmandise, de luxure, de colère, de paresse, de sorte que l’on a un grain de sel pour sept fois sept grains de chaque vice. Votre sel n’est alors qu’un mélange de pierraille dans laquelle le pauvre grain de sel est perdu, de pierraille qui crisse sous les dents, qui laisse dans la bouche un goût de terre et rend la nourriture désagréable, répugnante. Il n’est même plus bon pour des usages inférieurs car un savoir pétri des sept vices nuirait même aux missions humaines. Alors le sel n’est bon qu’à être jeté et foulé aux pieds insouciants des hommes. Que de monde, que de monde pourra ainsi piétiner les hommes de Dieu ! Car ces appelés auront permis au peuple insouciant de les écraser, puisqu’ils ne sont plus la substance vers laquelle on accourt pour trouver la saveur de choses nobles, célestes : ils seront uniquement des rebuts.
Vous êtes la lumière du monde. Vous êtes comme ce sommet qui a été le dernier d’où le soleil ait disparu et le premier à recevoir la lumière argentée de la lune. Celui qui se trouve en haut brille, et on le voit car même l’œil le plus distrait se pose parfois sur les hauteurs. Je dirais que l’œil matériel, dont on dit qu’il est le miroir de l’âme, reflète le désir de l’âme, le désir souvent inaperçu, mais toujours vivant tant que l’homme n’est pas un démon, le désir des hauteurs, des hauteurs où la raison place instinctivement le Très-Haut. Et en cherchant les cieux, il lève les yeux vers les hauteurs, du moins quelquefois au cours de sa vie.
Je vous prie de vous rappeler ce que tous nous faisons, depuis notre plus tendre enfance, en entrant à Jérusalem. Où se précipitent nos regards ? Vers le mont Moriah que couronne le triomphe de marbre et d’or du Temple. Et quand nous sommes dans son enceinte ? Nous regardons les dômes précieux qui resplendissent au soleil. Que de beautés à l’intérieur de l’enceinte sacrée, dans ses atriums, dans ses portiques et dans ses cours ! Mais l’œil s’élance vers le haut. Je vous prie encore de vous souvenir de nos voyages. Où se dirige notre regard, comme pour oublier la longueur du chemin, la monotonie, la fatigue, la chaleur ou la boue ? (…) Tome 3 – ch 169.7