Jeudi 30 avril 2026 - Missionnaires de la Divine Volonté

SAINT PIE V (1504-1572)

« Seigneur, augmentez mes maux, si vous le jugez bon. Mais augmentez en même temps ma patience. »

 

Ce 30 avril 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté

 

De l’Évangile de Jean 13, 16-20
Après avoir lavé les pieds de ses disciples, Jésus parla ainsi : « Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie. Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites. Ce n’est pas de vous tous que je parle. Moi, je sais quels sont ceux que j’ai choisis, mais il faut que s’accomplisse l’Écriture : Celui qui mange le pain avec moi m’a frappé du talon. Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS. Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé. » Le Verbe, unique science de Dieu
Heureux êtes-vous, si vous le faites. Jn 13, 15
Dieu lui-même s’abaisse…

 

Le livre du Ciel Tome 32, 15 juin 1933
Or si tu appelles ma Divine Volonté comme vie de ton esprit, battement de ton cœur, action de tes mains, etc., tu formeras la vie de l’intelligence de ma Volonté dans ton esprit, la vie de
ses actions dans tes mains, son pas divin dans tes pieds, de telle sorte que tout ce que tu feras servira de voile à la vie divine qu’avec ton intention tu as formée dans l’intérieur de tes actes. Mais quelle est cette intention ? C’est ta volonté faisant appel à la mienne et qui se vide d’elle-même. et forme le vide dans son acte afin de céder la place à l’action de ma Volonté qui, se faisant voile elle-même, cache dans les actions, même les plus ordinaires et naturelles, l’action extraordinaire d’un Dieu. Si bien que de l’extérieur, on ne voit que des actions communes, mais que si l’on ôte le voile du vouloir humain, on y trouve la vertu opérante de l’action divine. Et ce qui forme la sainteté de la créature, ce n’est pas la diversité des actions ni les œuvres qui font du bruit, non, mais la vie ordinaire, les actions nécessaires de la vie que la créature doit accomplir pour vivre. Toutes ces actions sont les voiles qui cachent notre Volonté et elles se transforment en un champ d’action où Dieu lui-même s’abaisse afin de devenir lui-même acteur de ces actions divines. Et tout comme le corps voile l’âme, la volonté humaine voile Dieu. Elle le cache et forme au moyen des actions ordinaires la chaîne des actions extraordinaires de Dieu dans l’âme. Par conséquent, sois attentive,
appelle ma Volonté en tout ce que tu fais et ma Volonté jamais ne te refusera son acte afin de former en toi, autant qu’il est possible, la plénitude de sa sainteté.

Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta

 

Le Verbe, unique science de Dieu
Commentaire du livre d’Isaïe 7, 10-16.
Jésus* dit :
[…] « Vous n’obtenez pas de signe de votre Dieu parce que je ne me manifeste pas à ceux qui me nient. A l’inverse, vous recevez de nombreux signes de celui que vous adorez en esclaves. L’Ennemi, lui, multiplie ses signes et vous, qui êtes maintenant tout proches du temps de l’adoration de la Bête de l’Apocalypse, vous vous laissez séduire et jugez que l’auteur de tels signes est plus grand que moi. Vous croyez même que lui seul existe. Vous dites : “Qui est Dieu ? Qu’est-ce qu’il est ?”, et intérieurement vous répondez, pour justifier votre iniquité : “Dieu n’existe pas.”
Je suis qui je suis. Je vous suis tellement supérieur qu’aucune manifestation de ma part ne serait comprise du monde actuel, qui est tombé dans les ténèbres et la stupidité les plus effrayantes. Ce que vous appelez progrès est en réalité votre régression vers les crépuscules des premiers temps, lorsque les hommes, après avoir perdu Dieu et son paradis, ne furent qu’à peine supérieurs aux animaux et atteignirent un état de corruption tel que je me suis décidé à exterminer la race que je méprisais.
La fin ressemblera au commencement. Le cercle se ferme par le raccordement des deux moignons ténébreux l’un à l’autre. Le nouveau déluge, autrement dit la colère de Dieu, adviendra sous une autre forme. Mais ce sera toujours de la colère. Fidèle à ma parole, je n’enverrai plus de déluge. Mais je laisserai les forces sataniques envoyer le déluge de la cruauté satanique.
Vous avez eu la Lumière. Je vous l’ai envoyée, ma Lumière, afin que la parabole de l’humanité en soit illuminée. Je vous l’ai envoyée afin que l’on ne puisse dire que j’ai voulu vous tenir dans le crépuscule de l’attente. Si vous l’aviez accueillie, toute l’autre partie du cercle qui unira le cheminement de l’homme, de son apparition à sa fin, aurait été illuminée par la Lumière de Dieu, et l’humanité aurait été enveloppée de cette Lumière de salut qui vous aurait conduits sans secousse ni douleur à la Cité de la Lumière éternelle.
Mais vous avez repoussé la Lumière. Elle a brillé au sommet du cercle, puis elle est devenue toujours plus éloignée de vous au fur et à mesure que vous descendiez par l’autre chemin sans lui dire : “Seigneur, reste avec nous car le soir des temps approche et nous ne voulons pas périr sans ta Lumière.” A l’instar du cours d’une journée, vous, les hommes, êtes venus à la rencontre de la Lumière, vous l’avez reçue, puis vous êtes repartis dans les ténèbres. Quant à elle, ma Lumière, mon Verbe, elle est restée comme un soleil fixé sur son ciel où elle est retournée après que votre refus – et non la mort – l’y a repoussée.
Ma Lumière, mon Verbe, est demeurée le Maître de ce petit nombre de ceux qui l’aiment et l’ont accueillie en eux. Aucune ténèbre ne peut l’éteindre parce qu’ils défendent cette Lumière, cet amour, au prix de leur vie s’il le faut. Grâce à leur amour fidèle ils obtiendront la Vie en moi, car ils possèdent déjà mon Emmanuel et ont donc déjà Dieu en eux, cet Emmanuel que la Vierge, unie à moi, a conçu et enfanté. Il est l’unique signe donné par Dieu à la maison de David, au royaume de Juda, pour l’assurer de sa durée, qui aurait été éternelle si mon peuple n’avait repoussé mon Emmanuel. » […]
* C’est en fait le Père éternel qui parle, comme on le voit à la fin de la dictée.
Les Cahiers de 1944, 25 mars