Samedi 18 mai 2024 - Missionnaires de la Divine Volonté
De l’Evangile de Jean 21, 20-25
En ce temps-là, Jésus venait de dire à Pierre : « Suis-moi. » S’étant retourné, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait. C’est lui qui, pendant le repas, s’était penché sur la poitrine de Jésus pour lui dire : « Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? » Pierre, voyant donc ce disciple, dit à Jésus : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? » Jésus lui répond : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. » Le bruit courut donc parmi les frères que ce disciple ne mourrait pas. Or, Jésus n’avait pas dit à Pierre qu’il ne mourrait pas, mais : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? » C’est ce disciple qui témoigne de ces choses et qui les a écrites, et nous savons que son témoignage est vrai. Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ; et s’il fallait écrire chacune d’elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait. 

 

« Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? » Jn 21, 22
Jean, une âme privilégiée, remplie de grâces et unique à la fois devant Dieu et devant l’histoire.

 

Le livre du Ciel Tome 15, 11 juillet 1923
« Ma fille, plus grande est l’œuvre que Je veux accomplir, plus il est nécessaire que la créature choisie soit traitée exceptionnellement. L’œuvre de la Rédemption a été la plus grande. J’ai choisi comme intermédiaire une créature et Je l’ai comblé de tous les dons comme jamais auparavant, afin qu’elle puisse être ma Mère et afin que je puisse déposer en elle toutes les grâces de la Rédemption. À partir du moment de sa Conception, jusqu’à celui de ma propre Conception en elle, Je l’ai tenue cachée dans la Très Sainte Trinité, qui l’a gardée et dirigée en tout. Quand J’ai été conçu dans son sein virginal, étant le véritable grand prêtre et le premier parmi les prêtres, J’ai assumé de la protéger et de la diriger en tout, même dans les battements de son cœur. À ma mort, Je n’ai pas voulu la laisser sans l’assistance de l’un de mes prêtres, Jean, une âme privilégiée, remplie de grâces et unique à la fois devant Dieu et devant l’histoire. Est-ce que J’ai fait cela pour d’autres âmes ? Non car, ne possédant pas autant de dons et de grâces, personne d’autre ne méritait une telle protection et une telle assistance. Et toi, ma fille, tu es également particulière devant Moi et devant l’histoire. Il n’y a pas eu d’autres créatures avant toi et il n’y en aura pas après toi qui, par nécessité, aient été pourvues à ce point de l’assistance de mes ministres. Je t’ai choisie afin de déposer en toi les actes de ma Volonté suprême. Il était approprié, en vertu de la Sainteté de ma Volonté, que certains de mes ministres t’accompagnent et soient dépositaires des grâces que comporte ma Volonté, pour ensuite les communiquer au reste de
l’Église. Il faut bien des précautions de ta part et de la part de ces ministres. En ce qui te concerne, comme une autre mère pour Moi, tu as à recevoir le grand Don de ma Volonté et tu as à en connaître tous les Mérites. En ce qui concerne mes ministres, ils doivent recevoir ces choses de toi, afin que le “Fiat Voluntas tua” sur la terre comme au Ciel soit réalisé dans mon Église.

Correspondances dans « L’évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta

Saint Jean réconforte l’écrivain
Jean dit :« C’est moi qui vais être ton réconfort, ma petite sœur.Hier matin, tu as formulé une petite plainte à notre bon Jésus. Tu avais l’impression qu’il te mettait à la place de l’ouvrière de la dernière heure, à celle de la victime immolée immédiatement, alors que toi, qui es sur l’autel depuis des années et qui as été la première à dire la prière donnée par le Maître, tu ne vois jamais venir la consommation de ton sacrifice.Tu es une sœur pour moi, Maria. J’ai été le premier disciple de Jésus, celui qui, plus que tous, lui a ressemblé. Ses paroles, ses affections, ses désirs, je les ai faits miens. J’ai eu la même envie ardente que lui de mourir pour sauver. Or j’ai vu les autres me précéder auprès de Dieu. Paul lui-même, l’apôtre qui était arrivé après l’heure, m’a précédé. Etienne est tombé en premier, il a suivi le Maître. mais moi je suis resté.j’ai connu la douleur de la séparation du Maître, l’anxiété de l’attente, les persécutions, le martyre, l’exil, mais pas la prompte consommation du sacrifice. Moi qui étais affamé de mon Jésus, j’ai dû voir les années s’écouler jusqu’à ma plus grande vieillesse avant de pouvoir le rejoindre.Or qu’en est-il ? Mon martyre d’amour et de désir serait-il un moindre martyre que celui des autres ? Est-il moins fécond ? Non, ma petite sœur. Il y en a qui sont accueillis immédiatement et d’autres qui “doivent demeurer le temps qu’il veut qu’ils restent” (Jn 21,23), pour accomplir leur tâche d’être porte-parole de Dieu pour leurs frères.Mais crois bien, ma sœur dans l’amour du Christ, que ton attente est prédilection de Jésus. Il te laisse sur terre parce que tu es son petit jean* et qu’il te faut prêcher l’amour à tes frères, par la parole que le Maître te donne. C’est la plus douce des missions.Que la paix soit toujours avec toi. »
*L’écrivain est souvent qualifié de “petit Jean”. Effectivement, elle est proche par sa spiritualité et sa mission du grand saint Jean, apôtre et évangéliste.
Les Cahiers de 1944, 16 janvier