Jeudi 21 mai 2026 - Missionnaires de la Divine Volonté
Ce 21 mai 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté

 

De l’Évangile de Jean 17, 20-26

 

Ne sais-tu pas qu’entre toi et Moi il existe un lien éternel tel que ni toi ni Moi ne puissions le briser?

 

29 décembre 1923. Le Livre du Ciel, tome 16
«Ma fille, pourquoi veux tu t’enfuir de Moi ? Comment est ce possible que tu veuilles me laisser ? Ne sais-tu pas qu’entre toi et Moi il existe un lien éternel tel que ni toi ni Moi ne
puissions le briser? En fait, ce qui est éternel entre en Moi et ne peut me quitter. Tous les actes que nous avons faits ensemble dans ma Volonté sont des actes éternels, tout comme ma Volonté est éternelle. Ainsi, il y a quelque chose de toi en Moi et quelque chose de Moi en toi. Il coule en toi un courant éternel qui nous rend inséparables. Plus tu multiplies tes actes dans ma Volonté, plus tu prends part à ce qui est éternel. Où veux tu donc aller? Je t’attendais pour que tu viennes me soulager et me libérer de cet endroit dans lequel la perfidie humaine m’a jeté, où, avec des péchés cachés et des maux secrets, elle m’a cruellement crucifié. C’est pourquoi Je me suis accroché à toi pour que tu me libères et me
prennes avec toi.» Je Le serrai contre moi, l’embrassai, et me retrouvai avec lui dans ma petite chambre. Et j’ai pu voir combien mon intérieur était centré en Lui et le Sien en moi. Plus tard, je reçus la sainte communion. Comme à l’accoutumée, j’appelai toutes les choses créées, les plaçant autour de Jésus pour qu’elles lui donnent un retour d’amour et lui rendent les hommages dus à leur Créateur. Elles accoururent toutes à mon appel et je pus voir clairement tout l’amour de mon Jésus pour moi manifesté à travers elles. Au dedans de mon coeur, Jésus recevait avec une très grande tendresse tout cet amour. En planant au-dessus de toutes les choses et en les embrassant, je m’approchai des pieds de Jésus et lui dis: «Mon amour, mon Jésus, tu as créé toutes les choses pour moi et tu me les as données en cadeau. Alors, toutes ces choses étant à moi, je te les donne afin de te manifester mon amour.

Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
Force et consolation de Marie
Marie dit :
“La béatitude de l’extase que j’ai éprouvée à la naissance m’a accompagnée comme l’essence d’une fleur enfermée dans le vase vivant du cœur durant toute ma vie. Indescriptible joie. Humaine et surhumaine. Parfaite.
Lorsque chaque soir qui tombait martelait dans mon cœur le dou­loureux ‘mémento’ : ‘Un jour de moins à attendre, un jour de plus qui rapproche du Calvaire’, et mon âme en était recouverte de douleur comme si une vague de tourment l’avait balayée – flux anticipé de cette marée qui m’engloutirait sur le Golgotha – je me penchais en esprit sur le souvenir de cette béatitude, lequel était resté vif dans mon cœur, tout comme quelqu’un se penche au-dessus d’une gorge en haute montagne pour entendre de nouveau l’écho d’un chant d’amour et voir au loin la maison de sa joie.
Cela a été ma force dans la vie. Et elle l’a été surtout à l’heure de ma mort mystique au pied de la Croix. Afin de ne pas en arriver à dire à Dieu – qui nous punissait, moi et mon doux Fils, pour les péchés du monde entier – que son châtiment était trop atroce et sa main de Justicier, trop sévère, j’ai dû fixer, à travers un voile des larmes les plus amères que jamais femme eût versées, ce souvenir lumineux, béatifique, saint, lequel s’élevait en cette heure comme une vision de réconfort de l’intérieur de mon cœur pour me dire combien Dieu m’avait aimée, s’élevait pour venir à ma rencontre sans attendre, car il était une sainte joie, que je le cherche, puisque tout ce qui est saint est imprégné d’amour et l’amour donne sa vie même aux choses qui ne semblent pas avoir la vie.
Maria, voici ce qu’il faut faire quand Dieu nous frappe.
Se souvenir des moments où Dieu nous a accordé la joie afin de pouvoir dire, même au milieu des tourments : ‘Merci, mon Dieu. Tu es bon avec moi’.
Ne pas refuser le réconfort qu’apporte le souvenir d’un don que Dieu nous a fait dans le passé, souvenir qui surgit pour nous consoler à l’heure où la douleur nous fait plier, comme des tiges secouées par l’ouragan, vers le désespoir, afin que nous ne désespérions pas de la bonté de Dieu.
Faire en sorte que nos joies nous viennent de Dieu, c’est-à-dire ne pas nous procurer des joies humaines, voulues par nous et aisément contraires, comme tout ce qui est le fruit d’actions étrangères à Dieu, à sa Loi divine et à sa Volonté, mais n’attendre la joie que de Dieu.
En garder le souvenir même une fois que la joie est passée, car le souvenir qui pousse à faire le bien et à bénir Dieu n’est pas un souvenir condamnable, mais au contraire, conseillé et béni.
Baigner de la lumière de cette époque les ténèbres du présent pour les rendre si lumineuses que nous puissions toujours y voir le saint visage de Dieu, même dans la nuit la plus obscure.
Tempérer l’amertume du calice par la douceur dont on a joui afin de pouvoir en supporter le goût et arriver à le boire jusqu’à la dernière goutte.
Sentir, puisqu’on l’a conservée comme le plus précieux souvenir, la sensation de la caresse de Dieu alors que les épines nous serrent le front.
Voilà les sept béatitudes qui s’opposent aux sept épées. Je te les donne dans ma leçon de Noël (mets-en la date) et, avec toi, je les donne à tous mes bien-aimés.
Ma caresse en guise de bénédiction à tous.”
Les Cahiers de 1943, 25 décembre