Mercredi 20 avril 2022 - Missionnaires de la Divine Volonté
De l’évangile de Luc 24, 13-35
Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.               
Lc 24,15-16
Tout demeure voilé pour les créatures en qui ne règne pas ma Volonté.

 

Le livre du Ciel Tome 33, 24 novembre 1935
Ma Divine Volonté a voilé l’intelligence, la mémoire et la volonté de l’homme qui est resté comme ces pauvres mourants dont la pupille de l’œil recouverte d’un voile ne voit plus clairement la vie de la lumière. Ma Divinité elle-même en descendant du ciel sur la terre s’est voilée de mon Humanité. Oh ! Si les créatures avaient possédé la vie de ma Volonté, elles m’auraient immédiatement reconnu parce que ma Volonté aurait révélé qui j’étais, et elles auraient immédiatement connu et aimé ce divin Vouloir en moi. Elles seraient venues en foule autour de
moi et n’auraient pas pu se séparer de moi, reconnaissant sous l’apparence de leur chair le Verbe éternel, celui qui les aimait tant qu’il est venu comme l’un des leurs. Et je n’aurais pas eu besoin de me manifester moi-même, car ma Volonté en résidant en elles m’aurait révélé et je n’aurais pas été capable de me cacher. Il a fallu au contraire
que je dise qui j’étais, et combien ne m’ont pas cru ? C’est pourquoi tout demeure voilé pour les créatures en qui ne règne pas ma Volonté. Les Sacrements eux-mêmes, que mieux qu’une nouvelle Création j’ai laissés avec tant d’amour dans mon Église, sont voilés pour elles. Combien de surprises, combien de secrets et de choses merveilleuses la créature dont la pupille est voilée ne peut ni comprendre, ni voir, ni goûter, d’autant plus que ce voile est le vouloir humain qui l’empêche de voir ces choses qui sont en elle-même. Mais en régnant dans les créatures, ma Volonté enlèvera ce voile et tout sera révélé. Les créatures verront alors les caresses que nous leur faisons à travers les choses créées, les baisers, les étreintes amoureuses qui sont en chaque chose créée et elles
sentiront notre ardent battement de Cœur qui les aime. Elles verront notre vie couler dans les Sacrements pour se donner à elles continuellement, et elles ressentiront le besoin de se donner elles-mêmes à nous. Ce sera le grand prodige que ma Divine Volonté accomplira, de déchirer tous les voiles, de répandre des grâces inouïes, de prendre possession des âmes de telle sorte que personne ne pourra lui résister, et elle aura ainsi son Royaume sur la terre.

Correspondances dans « L’évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :
Jésus entre et on le sert, avec l’habituelle hospitalité hébraïque, en Lui donnant la boisson et de l’eau pour ses pieds lassés.
Puis ils se mettent à table et les deux le prient d’offrir pour eux la nourriture.
Jésus se lève, tenant dans ses mains le pain et, les yeux levés vers le ciel rouge du soir, il rend grâces pour la nourriture et s’assoit. Il rompt le pain et en donne à ses deux hôtes et, en le faisant, il se révèle pour ce qu’il est : le Ressuscité.
Ce n’est pas le Ressuscité resplendissant apparu aux autres qui Lui sont plus chers. Mais c’est un Jésus plein de majesté, aux plaies bien nettes dans ses longues mains : roses rouges sur l’ivoire de la peau. Un Jésus bien vivant dans sa Chair recomposée, mais bien Dieu aussi dans la majesté de ses regards et de tout son aspect.
Les deux le reconnaissent et tombent à genoux… Mais quand ils osent relever leur visage, il ne reste de Lui que le pain rompu.
Ils le prennent et le baisent. Chacun prend son morceau et l’enveloppant dans un linge le met comme une relique sur sa poitrine.
Ils pleurent en disant :
“C’était Lui ! Et nous ne le reconnaissions pas, et pourtant ne sentais-tu pas que ton cœur brûlait dans ta poitrine pendant qu’il nous parlait et nous expliquait les Écritures ?”
“Oui. Et maintenant il me paraît le voir de nouveau et dans une lumière qui vient du Ciel, la lumière de Dieu. Et je vois que Lui est le Sauveur.”
“Allons. Moi je ne sens plus la lassitude et la faim. Allons le dire à ceux de Jésus, à Jérusalem.”
Tome 10, chapitre 625.