Jeudi 29 juillet 2021 - Disciples Amoureux Missionnaires
De l’évangile de Luc 10,38-42
Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour beaucoup de choses. Lc 10,41
Ce sont là des soucis d’enfants, d’âmes faibles.
Le livre du Ciel Tome  11,  8 février 1915
«Ce n’est pas le temps de penser à cela. Ce sont là des soucis d’enfants, d’âmes faibles, qui se préoccupent d’elles-mêmes plus que de moi, qui pensent plus à ce qu’elles ressentent qu’à ce qu’elles doivent faire. Ces âmes ont un comportement tout humain et je ne peux pas avoir confiance en elles. «De toi, je n’attends pas cela ; j’attends de toi l’héroïsme des âmes qui, s’oubliant elles-mêmes, ne s’occupent que de moi, et qui, unies à moi, se soucient du salut de mes enfants que le démon essaie de me ravir. Je veux que tu t’adaptes aux temps si pénibles que nous traversons et que tu pleures et pries avec moi face à l’aveuglement des créatures. Ta vie doit disparaître en laissant la mienne te pénétrer totalement.

Correspondances dans « L’évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :

 

Marthe survient toute essoufflée :

« Tu es encore ici, Marie ? Et moi je me fais tant de soucis !… L’heure avance. Les invités seront bientôt là, et il y a tant à faire. Les servantes sont au pain, les serviteurs découpent et font cuire les viandes. Moi je prépare les nappes, les tables et les boissons. Mais il y a encore les fruits à cueillir et l’eau de menthe et de miel à préparer… »

Marie écoute tant soit peu les lamentations de sa sœur. Avec un sourire bienheureux, elle continue de regarder Jésus sans bouger de place.

Marthe réclame l’aide de Jésus :

« Maître, regarde comme je suis échauffée. Te paraît-il juste que je sois seule à faire les préparatifs ? Dis-lui, Toi, de m’aider. »

144> Marthe est vraiment énervée.

Jésus la regarde avec un sourire qui est à moitié doux, à moitié un peu ironique, ou plutôt moqueur.

Marthe s’offense un peu :

« Je parle sérieusement, Maître. Regarde-la comment elle est oisive pendant que je travaille. Et elle est ici à regarder… »

Jésus prend un air plus sérieux :

« Ce n’est pas de l’oisiveté, Marthe. C’est de l’amour. L’oisiveté, c’était avant. Et tu as tant pleuré pour cette oisiveté indigne. Tes larmes ont rendu encore plus agile ma démarche pour la sauver pour Moi et la rendre à ton honnête affection. Voudrais-tu lui disputer l’amour qu’elle a pour son Sauveur ? Préférerais-tu alors qu’elle soit loin d’ici pour ne pas te voir travailler, mais aussi loin de Moi ? Marthe, Marthe ! Dois-je donc te dire qu’elle (et Jésus lui met la main sur la tête), venue de si loin, t’a surpassée en amour ? Dois-je donc dire qu’elle, qui ne savait pas une seule parole de bien, est maintenant savante dans la science de l’amour ? Laisse-la à sa paix ! Elle a été si malade ! Maintenant c’est une convalescente qui revient à la santé en buvant les boissons qui la fortifient. Elle a été tellement tourmentée… Maintenant, sortie du cauchemar, elle regarde autour d’elle et en elle, et elle se découvre nouvelle et elle découvre un monde nouveau. Laisse-la s’en donner la sécurité. C’est avec son « nouveau » qu’elle doit oublier le passé et se conquérir l’éternité… Elle ne sera pas seulement conquise par le travail, mais aussi par l’adoration. Il aura une récompense celui qui aura donné un pain à l’apôtre et au prophète, mais double récompense aura celui qui aura oublié même de se nourrir pour m’aimer, parce qu’il aura eu l’esprit plus grand que la chair, un esprit qui aura crié plus fort que les besoins humains, même licites. Tu te préoccupes de trop de choses, Marthe. Pour elle, il n’y en a qu’une seule. Mais c’est celle qui suffit à son esprit et surtout à son Seigneur qui est aussi le tien. Laisse tomber les choses inutiles. Imite ta sœur. Marie a choisi la meilleure part. Celle qui ne lui sera jamais ôtée. Quand toutes les vertus seront dépassées, parce qu’elles ne seront plus nécessaires aux citoyens du Royaume, la seule qui restera sera la Charité. Elle restera toujours. Elle seule, souveraine. Marie, elle l’a choisie, elle l’a prise comme écu et comme bourdon. Avec elle, comme sur des ailes d’anges, elle arrivera dans mon Ciel. »

 I:\Maria Valtorta\SiteWeb\ValtortaWeb\Images\Balise.gif 377.6 – Marthe, mortifiée, baisse la tête et s’en va.

145> « Ma sœur t’aime beaucoup et se donne du mal pour te faire honneur… » dit Marie pour l’excuser.

« Je le sais et elle en sera récompensée. Mais elle a besoin d’être purifiée, comme s’est purifiée cette eau, de sa façon de penser humaine. Regarde comme l’eau est redevenue limpide pendant que nous parlions. Marthe se purifiera grâce aux paroles que je lui ai dites. Toi… toi, par la sincérité de ton repentir… »

« Non, par ton pardon, Maître. Mon repentir ne suffisait pas pour laver mon grand péché… »

« Il suffisait et il suffira pour toutes tes sœurs qui t’imiteront. Pour tous les pauvres infirmes de l’esprit. Le repentir sincère est un filtre qui purifie; l’amour ensuite est la substance qui préserve de toute nouvelle souillure. Voilà la raison pour laquelle ceux que la vie a rendus adultes et pécheurs pourront redevenir innocents comme des enfants et entrer comme eux dans mon Royaume. Allons maintenant à la maison. Que Marthe ne reste pas trop dans sa douleur. Apportons-lui notre sourire d’Ami et de sœur. »