Ce 17 août 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté
De l’Évangile de Matthieu 19, 16-22
En ce temps-là, voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. » Il lui dit : « Lesquels ? » Jésus reprit : « Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère. Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l’ai observé : que me manque-t-il encore ? Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. » À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.
« Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. » Mt 19, 21
Ce dessein divin étant entré dans l’acte, il devient complet, saint, parfait et ordonné et l’auteur de cet acte le devient également.
8 octobre 1931. Le Livre du Ciel, tome29
Ma fille, chaque acte, prière, pensée, affection, parole, afin d’être accepté, parfait, ordonné et complet doit s’élever jusqu’au but voulu par Dieu lui-même parce que lorsque la créature s’élève dans son acte jusqu’à l’objectif voulu par l’Être suprême, elle embrasse le commencement et place dans son acte le dessein pour lequel Dieu l’a créée, et Dieu et la créature se donnent alors la main pour vouloir et faire la même chose ; en faisant cela, l’ordre divin, l’acte divin et la raison pour laquelle Dieu veut qu’elle accomplisse son acte entrent dans l’acte de la créature. Ce dessein divin étant entré dans l’acte, il devient complet, saint, parfait et ordonné et l’auteur de cet acte le devient également. Par contre, si la créature ne s’élève pas jusqu’au but voulu par Dieu dans son acte, elle descend jusqu’au commencement de sa création et ne sentira pas la vie de l’acte divin en elle. Elle accomplira peut-être de nombreux actes, mais incomplets, défectueux, désordonnés ; ce seront des actes ayant perdu l’objectif voulu par le Créateur. C’est pourquoi la chose qui nous plaît le plus est de voir notre propre dessein dans l’acte de la créature ; on peut dire alors qu’elle continue notre vie sur la terre et notre Volonté agissante dans ses actes, ses paroles, et en toutes choses.
Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
Le jeune homme se prosterne devant Jésus et lui dit après une profonde salutation :
« Je suis Philippe de Canata, fils de vrais israélites et resté tel. Je suis disciple de Gamaliel depuis que la mort de mon père m’a mis à la tête de son commerce. Je t’ai entendu plus d’une fois. Je connais tes actes, j’aspire à mener une vie meilleure pour obtenir cette vie éternelle dont tu assures la possession à celui qui crée ton Royaume en lui-même. Dis-moi donc, bon Maître : que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ?
– Pourquoi m’appelles-tu bon ? Dieu seul est bon.
– Tu es le Fils de Dieu, bon comme ton Père. Ah ! dis-moi, que dois-je faire ?
– Pour entrer dans la vie éternelle, observe les commandements.
– Lesquels, mon Seigneur ? Les anciens ou les tiens ?
– Les miens se trouvent déjà dans les anciens. Ils ne les modifient pas. Il s’agit toujours d’adorer d’un amour sincère l’unique vrai Dieu et de respecter les lois du culte, de ne pas tuer, de ne pas voler, de ne pas commettre d’adultère, de ne pas porter de faux témoignage, d’honorer son père et sa mère, de ne pas nuire à son prochain, mais au contraire de l’aimer comme soi-même. En agissant ainsi, tu obtiendras la vie éternelle.
– Maître, j’ai observé tout cela depuis mon enfance. »
Jésus le regarde avec amour et, doucement, il lui demande :
« Et cela ne te paraît pas suffisant ?
– Non, Maître. Il est tellement grand, le Royaume de Dieu en nous et dans l’autre vie ! Dieu se donne à nous, or ce don est infini. Je sens qu’il nous est demandé bien peu, par rapport au Tout, à l’Infini parfait qui se donne. Je pense qu’on doit l’obtenir par de plus grands mérites que ce qui est requis pour lui être agréable et ne pas être damné.
– Tu as raison. Pour être parfait, il te manque encore quelque chose. Si tu désires être parfait comme le veut notre Père des Cieux, va, vends ce que tu as et offre-le aux pauvres, et tu auras dans le Ciel un trésor qui te fera aimer du Père, lui qui a donné son Trésor pour les pauvres de la terre. Puis viens, et suis-moi. »
Le jeune homme s’attriste et devient songeur, puis il se relève en disant :
« Je me souviendrai de ton conseil… »
Et il s’éloigne, tout affligé.
Judas murmure avec un petit sourire ironique :
« Je ne suis pas le seul à aimer l’argent ! »
Jésus se retourne et l’observe… Puis il regarde les onze autres visages autour de lui, et soupire :
« Comme il est difficile à un riche d’entrer dans le Royaume des Cieux ! La porte en est étroite, son chemin est escarpé, et ceux qui sont chargés du poids volumineux des richesses ne peuvent le parcourir pour y pénétrer ! Pour entrer là-haut, il ne faut que des trésors de vertus, immatériels, et il faut savoir se séparer de tout attachement aux biens de ce monde et aux vanités. » Tome 9 – ch 576.6