Mercredi 30 juin 2021 - Disciples Amoureux Missionnaires
De l’évangile de Matthieu 8, 28-34
 Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs. Mt 8,31
Apeurés et terrifiés, les démons essaient alors de s’enfuir..
Le livre du Ciel Tome 1

 

Jésus me répondit : «Ne te chagrine pas. Sache que je ne permettrai jamais aux démons de te tenter au-delà de ta capacité. Sache que je ne permets jamais à une âme qui bataille contre les démons de périr. En fait, j’évalue en premier la force de l’âme, je lui donne ma grâce actuelle, puis je la conduis dans la bataille. Si une âme tombe occasionnellement, ce n’est jamais parce que je lui refuse ma grâce sollicitée par ses prières continuelles, mais parce qu’elle n’est pas restée unie à moi. Quand cela arrive, l’âme doit supplier pour être plus sensible à mon Amour, duquel elle s’est détachée. Elle n’a pas réalisé que moi seul peux remplir à satiété le cœur de l’homme. Quand une âme est remplie de son propre raisonnement, elle dévie de la voie sûre de l’obéissance, croyant témérairement que son propre jugement est plus exact et mieux balancé que le mien. Ce n’est pas une surprise qu’elle tombe alors. «J’insiste donc pour que, par-dessus tout, tu sois constamment en prière, même si cela pouvait signifier souffrir des douleurs au point d’en mourir. Cependant, ne néglige pas les prières que tu fais habituellement. Quand tu te sentiras plus particulièrement menacée, invoque-moi avec des prières confiantes, et sois certaine que je t’aiderai. «Je veux que tu ouvres ton cœur à ton confesseur et que tu lui fasses connaître tout ce qui se passe en toi actuellement, de même que tout ce qui doit arriver dans le futur, en n’omet- tant rien. Fais tout ce qu’il te dira sans délai. Souviens-toi que tu seras entourée de ténèbres épaisses – aussi épaisses que la noirceur éprouvée par un aveugle. Ton obéissance aux indications de ton confesseur sera la main amie qui te guidera, les yeux qui, comme la lumière et le vent, dissiperont les ténèbres.
«Entre dans la bataille sans frénésie. Une armée ennemie est très consciente de la force et du courage de son adversaire. Si tu affrontes l’ennemi sans avoir peur, tu seras capable de soutenir les plus violentes batailles. Les démons craignent beau- coup l’âme entraînée dont le courage est basé sur moi. Supportée par moi, elle devient invincible contre tout démon qui se présente à elle. Apeurés et terrifiés, les démons essaient alors de s’enfuir, mais en sont incapables parce qu’ils sont forcés par ma Volonté d’endurer une grande et ignominieuse défaite. Sois courageuse. Si tu m’es fidèle, je te comblerai de force et d’abondantes grâces pour triompher d’eux.»

 

 

Correspondances dans « L’évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :

Tout le monde s’écarte du flanc de la montagne parce que des pierres et de la terre roulent et rebondissent sur la pente ; étonnés, ils regardent autour d’eux.

« Là-bas ! Là-bas ! Deux hommes… complètement nus… qui viennent vers nous en gesticulant. Des fous…

– Ou des possédés » répond Jésus à Judas, le premier à avoir vu les deux possédés venir vers Jésus.

Ils doivent être sortis de quelque caverne dans la montagne. Ils crient. Le plus rapide à la course se précipite vers Jésus. On dirait un étrange et gros oiseau déplumé tant il est rapide, brassant l’air de ses bras comme si c’étaient des ailes. Il s’abat aux pieds de Jésus en s’écriant :

« Te voilà ici, Maître du monde ? Qu’ai-je à faire avec toi, Jésus, Fils du Dieu très haut ? l’heure de notre châtiment est-elle déjà arrivée ? Pourquoi es-tu venu nous tourmenter avant l’heure ? »

L’autre possédé, soit que sa langue soit liée, soit que le démon le paralyse, ne fait que se jeter à plat ventre par terre et pleurer ; une fois assis, il reste comme inerte, jouant avec des cailloux et avec ses pieds nus.

Le démon continue de parler par la bouche du premier, qui se tord par terre en un paroxysme de terreur. On dirait qu’il veut réagir et ne peut qu’adorer, attiré et repoussé en même temps par la puissance de Jésus. Il crie :

« Je t’en conjure, au nom de Dieu, cesse de me tourmenter. Laisse-moi partir !

– Oui, mais hors de cet homme. Esprit immonde, sors de ces hommes et dis ton nom.

– Légion est mon nom, car nous sommes nombreux. Nous les possédons depuis des années et par eux nous brisons cordes et chaînes, et il n’est pas de force d’homme qui puisse nous résister. A cause de nous, ils sont une terreur et nous nous servons d’eux pour que les gens te blasphèment. Nous nous vengeons sur eux de ton anathème. Nous abaissons l’homme plus bas que les animaux pour qu’on se moque de toi. Il n’est pas de loup, de chacal ou d’hyène, pas de vautour ni de vampire semblables à ceux que nous tenons. Mais ne nous chasse pas. L’enfer est trop horrible !

– Sortez ! Au nom de Jésus, sortez ! »

Jésus a une voix de tonnerre, et ses yeux dardent des éclairs.

« Au moins, laisse-moi entrer dans ce troupeau de porcs que tu as rencontré.

– Allez. »

Avec un hurlement bestial, les démons quittent les deux malheureux et, à travers un tourbillon de vent qui fait ondoyer les chênes comme des herbes, ils s’abattent sur les porcs très nombreux. Les animaux se mettent à courir comme des possédés à travers les chênes avec des cris vraiment démoniaques. Ils se heurtent, se blessent, se mordent, et finalement se précipitent dans le lac lorsque, arrivés à la cime de la haute falaise, ils n’ont plus pour refuge que l’eau qu’elle domine. Pendant que les gardiens, bouleversés et désolés, hurlent d’épouvante, les bêtes se précipitent par centaines en une succession de bruits sourds dans les eaux tranquilles qu’ils brisent en des tourbillons d’écume. Ils coulent, reviennent à la surface, se retournent, montrant leurs panses rondes ou leurs museaux pointus avec des yeux terrifiés, et finalement se noient.

Les bergers courent en criant vers la ville.

Les apôtres, arrivés sur le lieu du désastre, reviennent en disant :

« Il n’y en a pas eu un seul de sauvé ! Tu leur as rendu un bien mauvais service ! »

Jésus répond calmement :

« Mieux vaut que périssent deux milliers de porcs qu’un seul homme. Donnez leur un vêtement. Ils ne peuvent rester comme ça.