Dimanche 11 avril 2021 - Disciples Amoureux Missionnaires

Dimanche de la miséricorde

De l’évangile de Jn 20, 19-31
 Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru! Jean 20,29
En état de pure foi..
Le livre du Ciel Tome 19, 22 août 1926
 » Ma fille, tu te trompes, mon absence n’est pas une séparation, mais une souffrance mortelle, comme tu l’as si bien dit, et cette douleur a la vertu, non pas de
séparer, mais, au contraire, de consolider et rendre plus forts et plus stables, les liens de l’union inséparable avec Moi. Chaque fois que l’âme est séparée de Moi, Je renais
en elle à une nouvelle vie de connaissances, à un amour nouveau, l’embellissant, l’enrichissant et la faisant renaître à une nouvelle Vie Divine, et c’est juste qu’il en soit
ainsi; l’âme souffrant de peines mortelles, est donc remplacée par une nouvelle Vie Divine car, si ce n’était pas le cas, Je serais vaincu par l’amour de la créature et cela ne
se peut. Ce n’est pas vrai que la Reine Souveraine ne fut jamais privée de Moi, bien qu’inséparable, et la grandeur de sa Sainteté ne fut pas un avantage mais plutôt un
préjudice. A maintes reprises Je l’ai laissée en état de pure foi; étant la Mère de toute
souffrance et de tous les êtres vivants, pour devenir la Reine des martyrs et Reine Souveraine de toute souffrance Elle dut laisser sa peine dans la pure foi et cela La
prépara à devenir la dépositaire de mes enseignements, du trésor des sacrements et de tous les bienfaits de ma Rédemption; car, être privée de Moi étant la peine la plus
grande, confère à l’âme le mérite de devenir dépositaire des dons les plus inestimables de son Créateur, de ses connaissances les plus élevés et de ses secrets. Combien de
fois ne l’ai-Je fait pour toi? Après t’avoir privée de Moi, Je t’ai manifesté les connaissances les plus élevés concernant ma Volonté, te rendant dépositaire, non
seulement de ses connaissances, mais aussi de ma propre Volonté. La Reine Souveraine, étant Mère, se devait de posséder tous les états d’âme, et donc l’état de
pure foi aussi, pour pouvoir communiquer à ses enfants cette foi inébranlable, qui leur fait mettre en jeu leur sang et leur vie pour la défendre et l’attester. Sans posséder ce
don de la foi comment aurait Elle pu le donner à ses enfants? »

 


Correspondances dans « L’évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :

Tous sont groupés autour de lui, les uns à genoux à ses pieds, dont Pierre et Jean — Jean baise un pan de son vêtement et en recouvre son visage comme pour en être caressé —, les autres plus en arrière, debout, mais inclinés dans une attitude de respect.

Pour arriver plus vite, Pierre a fait un vrai bond au-dessus de son siège, sans attendre que Matthieu sorte le premier et lui libère le passage. Il faut se rappeler que les sièges servaient à deux personnes à la fois.

629.4 Le seul qui reste un peu éloigné, l’air embarrassé, c’est Thomas. Il s’est agenouillé près de la table, mais n’ose avancer. Il semble même essayer de se cacher derrière le coin de la table.

Jésus, en donnant ses mains à baiser — les apôtres les recherchent avec une sainte et affectueuse convoitise — passe les yeux sur les têtes inclinées comme s’il cherchait le onzième. Bien entendu, il l’a vu dès le premier instant et, s’il agit ainsi, c’est pour laisser à Thomas le temps de s’enhardir et de s’approcher. En voyant que l’incrédule, honteux de son manque de foi, n’ose le faire, il l’appelle :

« Thomas, viens ici. »

Thomas lève la tête, confus, presque en larmes, mais il n’ose s’avancer. Il baisse de nouveau la tête. Jésus fait quelques pas dans sa direction et dit de nouveau :

« Viens ici, Thomas ! »

La voix de Jésus est plus impérieuse que la première fois. L’air réticent, confus, Thomas se lève et s’approche de Jésus.

« Voilà donc celui qui ne croit pas s’il ne voit pas ! » s’écrie Jésus, mais dans sa voix, il y a un sourire de pardon.

Thomas s’en aperçoit, il ose lever les yeux vers Jésus et se rend compte qu’il sourit vraiment. Alors il prend courage et se hâte davantage.

« Viens tout près. Regarde. Mets un doigt, s’il ne te suffit pas de regarder, dans les blessures de ton Maître. »

Jésus a présenté ses mains et a ouvert son vêtement sur la poitrine pour découvrir la large blessure du côté.

La lumière ne sort plus des blessures depuis que, sortant de son halo de lumière lunaire, il s’est mis à marcher comme un homme mortel, de sorte que les plaies apparaissent dans leur sanglante réalité : deux trous irréguliers — celui de gauche va jusqu’au pouce — qui transpercent un poignet et une paume à leur base, et une longue entaille, qui dans le côté supérieur forme légèrement un accent circonflexe, à son côté.

Thomas tremble, regarde et ne touche pas. Il remue les lèvres, mais n’arrive pas à parler clairement.

« Donne-moi ta main, Thomas » dit Jésus avec beaucoup de douceur.

De sa main droite, il prend la main droite de l’apôtre et en saisit l’index. Il le fait entrer profondément dans la déchirure de sa main gauche, pour lui faire sentir que la paume est transpercée, puis il le guide vers son côté. Il va même jusqu’à saisir les quatre gros doigts de Thomas à leur base, au métacarpe, mais il ne se borne pas à les appuyer sur le bord de la déchirure de la poitrine, il les y fait entrer et les y maintient sans quitter Thomas des yeux.

Son regard se fait sévère et néanmoins doux, tandis qu’il reprend :

« Mets-là ton doigt, enfonce tes doigts et même ta main, si tu veux, dans mon côté et ne sois pas incrédule, mais croyant. »

Ce sont les paroles qui accompagnent le geste que je viens de décrire.

Il semble que la proximité du cœur divin que Thomas touche presque, lui ait communiqué du courage, car il arrive enfin à parler distinctement. Tombant à genoux, les bras levés et avec des larmes abondantes de repentir, il s’écrie :

« Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Il ne sait dire rien d’autre.

Jésus lui pardonne. Il lui pose la main droite sur la tête et répond :

« Thomas, Thomas ! Tu crois parce que tu as vu… Mais heureux ceux qui croiront en moi sans avoir vu ! Quelle récompense devrai-je leur donner si je dois vous récompenser, vous, dont la foi a été secourue par la force de la vision ?… »

629.5 Puis Jésus passe le bras sur l’épaule de Jean, prend Pierre par la main et s’approche de la table. Il s’assied à sa place. Cette fois, ils se sont disposés comme le soir de Pâques. Cependant Jésus veut que Thomas s’asseye après Jean.