Vendredi 29 Janvier 2021 - Disciples Amoureux Missionnaires
« À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. » Saint Marc (4,26-34)
Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères […] Il en ira ainsi pour le troisième Fiat. Il germera en toi et l’épi s’y formera. »
« Le Livre du Ciel Tome 12, 24 janvier 1921
«Ma fille, le premier Fiat, qui a trait à la Création, fut prononcé sans l’intervention d’aucune créature. Pour le second, qui a trait à la Rédemption, j’ai voulu l’intervention d’une créature et ce fut ma Mère qui fut choisie. Un troisième Fiat est prévu pour l’achèvement des deux premiers et, cette fois encore, une créature doit y participer. Et c’est toi que j’ai choisie. Ce troisième Fiat doit mener à leur achèvement les Fiats de la Création et de la Rédemption. Il amènera sur la terre la réalisation du “que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel”. Les trois Fiats sont inséparables, chacun complétant les deux autres. Ils sont un reflet de la Très Sainte Trinité, ne faisant qu’un et étant distincts entre eux. Mon Amour et ma gloire réclament ce troisième Fiat. Ma Puissance créatrice dont sont issus les deux premiers Fiats ne peut plus se contenir et veut que le troisième Fiat s’avance pour compléter le travail déjà fait. Autrement, les fruits de la Création et de la Rédemption demeureront incomplets.» En entendant ces mots, je ne fus pas seulement confuse, mais littéralement assommée.
Je me suis dit: «Cela est-il possible? Il y a tant d’autres personnes! Et si c’est vraiment moi qu’il a choisie, je reconnais bien la folie coutumière de mon Jésus. Alors, que puis-je faire, confinée que je suis à un lit, à demi infirme et tout à fait médiocre? Puis-je faire face à la multiplicité et à l’infinité des Fiats de la Création et de la Rédemption? Si ce troisième Fiat est comme les deux premiers, je devrai courir avec eux, me multiplier et m’entremêler avec eux. Jésus, pense à ce que tu fais; je ne suis vraiment pas la personne qu’il te faut!» Qui pourrait raconter tous les non-sens que j’ai ainsi dits?
Mon doux Jésus revint et me dit: «Ma fille, calme-toi. Je choisis qui je veux. Tu dois savoir que le début de la plupart de mes oeuvres se passe entre moi et une créature. Par la suite, il y a développement, expansion. Qui fut le premier spectateur du Fiat de ma Création? Adam d’abord et Ève ensuite. Ils n’étaient donc pas une multitude! Par la suite, avec les années, les multitudes ont été les spectateurs de la Création. «Dans le deuxième Fiat, ma Mère fut la seule spectatrice. Même saint Joseph n’en sut rien. Ma Mère était dans une condition semblable à la tienne. La Puissance créatrice qu’elle ressentait en elle était si grande que, toute confuse, elle ne trouvait pas en elle la force d’en parler à quiconque. Si, par la suite, saint Joseph apprit la chose, ce fut moi-même qui la lui révéla. Plus tard, mon Humanité se fit connaître davantage, mais pas à tous. Ce second Fiat germa comme une semence dans le sein virginal de Marie, y forma un épi apte à se multiplier et à conduire à la lumière du jour cette grande merveille. Il en ira ainsi pour le troisième Fiat. Il germera en toi et l’épi s’y formera. Seulement le prêtre le saura, puis quelques âmes; ensuite ce sera la diffusion. Il se diffusera en suivant le même chemin que les Fiats de la Création et la Rédemption. Plus tu te sentiras anéantie, plus l’épi se développera et sera fécondé. Par conséquent, sois attentive et fidèle.»

 


Correspondances dans « L’évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :
 184.4  (…)  Le Royaume de Dieu dans les cœurs est créé par le divin Semeur. Il vient dans son domaine – l’homme appartient à Dieu car tout homme lui appartient dès son origine – et il l’ensemence. Puis il s’en va vers d’autres domaines, vers d’autres cœurs. Les jours succèdent aux nuits et les nuits aux jours. Les jours amènent le soleil et la pluie – dans ce cas, le rayonnement de l’amour divin et l’effusion de la sagesse divine qui parle à l’âme. Les nuits amènent les étoiles et le silence reposant – dans notre cas, les rappels lumineux de Dieu et le silence pour l’esprit afin de permettre à l’âme de se recueillir et de méditer.
       La semence, dans cette succession d’imperceptibles influences providentielles et puissantes, se gonfle, se fend, étend des racines, les enfonce, pousse à l’extérieur les premières petites feuilles, et croît. Tout cela sans l’aide de l’homme. La terre produit spontanément l’herbe issue de la semence, puis l’herbe se fortifie et porte l’épi qui se lève, se dresse, se gonfle, se durcit, devient blond, dur, parfait dans la formation du grain. Quand il est mûr, le semeur revient et y passe la faux parce qu’est venu pour cette semence le moment du parfait achèvement. L’épi ne pourrait se développer davantage et il est temps de le moissonner.
       Dans les cœurs, ma parole accomplit le même travail. Je parle des cœurs qui accueillent la semence. Mais ce travail est lent. Il faut éviter de tout abîmer par des interventions intempestives. Comme c’est dur, pour la petite semence, de se fendre et d’enfoncer ses racines dans la terre ! Pour le cœur dur et sauvage, ce travail est difficile aussi. Il doit s’ouvrir, se laisser fouiller, accueillir des nouveautés, peiner pour les nourrir, apparaître différent parce que recouvert de choses humbles et utiles et non plus de l’attrayante, pompeuse, inutile et exubérante floraison qui le revêtait précédemment. Il doit se contenter de travailler humblement, sans attirer l’admiration, pour le bien de l’Idée divine. Il doit mettre en œuvre toutes ses capacités pour croître et former l’épi. Il doit se consumer d’amour pour devenir grain. Et, après avoir triomphé des respects humains si pénibles, après avoir peiné et souffert pour s’adapter à son nouveau vêtement, il doit encore s’en dépouiller pour subir une taille cruelle. Tout donner pour tout avoir. Rester nu, pour être revêtu au Ciel du vêtement des saints. La vie du pécheur qui devient saint est le plus long, le plus héroïque, le plus glorieux des combats. Je vous l’affirme.