LES RONDES DE LA CRÉATION-REDEMPTION-SANCTIFICATION - Disciples Amoureux Missionnaires
Merci à PL et J Vallott pour leur participation à la rédaction de cet article

 

Les rondes sont des actes d’amour, de réparations, de louanges, de remerciements, bénédictions, de reconnaissances, de gratitudes, d’échanges d’amour, d’échanges de vie avec Dieu….
Le Seigneur nous demande de faire des rondes de la Création, des rondes de la Rédemption et des rondes de la Sanctification.
Les rondes dans ses trois « Fiat ».
Faire des rondes :
Ce n’est pas seulement regarder autour de soi avec admiration, en remerciant Dieu pour les choses créées.
Jésus a dit à Luisa que chaque fois qu’une âme fait une ronde, Il en est ravi.
Les rondes sont d’une puissance infinie réalisées par Dieu au travers de sa créature.
Nous faisons des rondes au nom de tous, elles donnent à Dieu la Gloire qui Lui est due.
 Les rondes nous font pénétrer dans toutes les œuvres de Dieu.
Les rondes nous lient à l’acte unique de Dieu et à tous ses effets dans la création, dans la Rédemption et dans la Sanctification. (Dieu a tout créé en un seul acte !)
Les rondes font avancer le Règne de la Divine Volonté sur la terre.
(Elles réparent l’immense brèche créée entre Dieu et les hommes par le péché originel)
Ces prières dans la Divine Volonté sont faites :
  • Pour la Gloire de Dieu.
  • Toute la création et tous les êtres vivants doivent rendre grâce à Dieu qui charge l’homme de Lui rendre grâce au nom de tous et pour tous et au nom de toute la création qui n’a pas de parole pour le faire.
  • Pour la réconciliation de la terre avec Dieu
  • Pour la venue du Royaume de sa Divine Volonté
  • Pour le salut des âmes (Notre Père), Dieu veut redonner à l’homme sa beauté originelle.
  • Dieu veut donner à l’homme de partager sa Vie Divine.
  • Nous ne prions plus pour nous-même, on s’oublie pour prier pour l’humanité entière.
  • Ces prières doivent se faire avec une intention pure et droite, sans jamais rien rechercher pour soi-même
  • Elles doivent se faire dans une profonde humilité et un grand amour pour Dieu et toutes les créatures.
 
N.B : Toutes les prières de rondes, se font en la Divine Volonté et c’est Jésus qui prie en nous.
Dans la suprême Volonté, nous fusionnons avec Dieu, nous rendons grâce à Dieu pour son amour dans toute la Création. Par nos rondes, nous rétablissons les chaînes d’amour brisées par le péché originel et nous faisons descendre la Volonté de Dieu sur la terre. Ainsi, on rafistole, on raccommode les déchirures dues au péché.
Les enfants de la Divine Volonté sont des couturiers !
Père Gabriel Marie Tchonang

 

Les rondes de la Création  

Par les rondes de la Création, nous rendons gloire à Dieu pour chaque chose crée au service de l’humanité.
Les rondes de la Création nous donnent part à la vie de la Puissance créatrice et Préservatrice de la Volonté Divine qui veut animer chacun de nos actes.
Tome 19, 9/04/1926

 

Jésus dit à Luisa : « Chaque chose créée a Notre mandat : Apporter à la créature joie et bonheur.
D’ailleurs la lumière du Soleil n’apporte-t-elle pas tout cela ?
Un ciel bleu, un pré fleuri, le murmure de la mer ne sont-ils pas un plaisir pour les yeux ?
Un fruit sucré et savoureux, une eau très fraîche et bien d’autres ne sont-ils pas un plaisir pour le palais ?
Toutes les choses créées disent à l’homme, dans leur langage muet : « Nous t’apportons le bonheur, la joie de notre Créateur. » »
 
Tome 19, 29/06/1926 :

« 

Notre Volonté glorifie l’image de notre Immuabilité dans la solidité des montagnes; l’image de notre Justice dans le grondement du tonnerre et dans l’éclat de la foudre; l’image de notre Joie dans le petit oiseau qui chante, trille et gazouille; l’image de notre Amour gémissant dans le tourtereau qui gémit; l’image du rappel continu fait à l’homme, dans l’agneau qui bêle répétant:  » Moi, Moi, viens à moi« ; notre Volonté Nous glorifie dans le rappel continu fait à la créature. »
Et donc, comme créature raisonnable, il est juste et bon de notre part de faire résonner notre « Je vous aime » et « Merci » sur toutes les choses créées :
Le ciel, le soleil, les plantes, les fleurs, la mer, le vent… chacune possédant sa nature distincte, sa couleur, sa fonction particulière…     
                         
Tome 14 – 06/04/1922
[…] « Je t’ai donné le soleil, les étoiles, les fleurs, l’eau et le feu pour t’exprimer mon amour. Reconnaissant cela, tu les acceptes. Mettant mon amour en action, tu me les retournes en réciprocité. Le soleil, qui t’appartient, tu me le redonnes en réciprocité. Les étoiles, les fleurs, l’eau, je te les ai données et tu me les redonnes en réciprocité. Ainsi, la musique de mon amour résonne de nouveau dans toutes les choses créées. D’une voix unanime, elles me redonnent l’amour que j’ai versé dans la création. Dans ma Volonté, l’âme s’élève au niveau de son Créateur. Elle donne et reçoit à travers la Divine Volonté. Oh ! Quelle compétition prend ainsi place entre le Créateur et la créature ! Si tous pouvaient voir cela, ils seraient stupéfaits de constater comment, en vertu du pouvoir de ma Volonté, l’âme devient un petit dieu. »
 
12/11/1937
« Fille de ma Volonté, lorsque la créature se rappelle nos œuvres, avec envie, les aimant et les faisant siennes, notre Amour nous fait courir vers elle, pour l’accueillir et renouveler nos Œuvres pour elle seule, comme si Nous étions dans l’acte de le répéter. Nous centralisons tout notre Amour en elle, de même que notre Pouvoir, nos Joies, les subtilités et les folies d’Amour que Nous avons éprouvés en créant et en lançant la Création. Donc, dans notre débordement d’Amour, Nous la regardons et Nous trouvons le ciel et l’Amour que nous avons ressenti en étendant cette voute bleue. Puis, Nous la regardons de nouveau, et Nous trouvons la variété des étoiles quand elle donne à chacune d’elles sa voix pour leur faire dire : « je Vous aime, je Vous aime, je Vous aime »
Ces déclarations de « je Vous aime », forment la musique céleste la plus belle. Son harmonie et sa douce sonorité sont telles que nous nous sentons enivrés. Et dans notre ivresse, nous lui disons : « Fille, comme tu es belle ! Tu nous donnes des joies infinies. Même lorsque nous avons créé toutes choses, nous n’avons pas reçu des mélodies et des joies comme celles-là, car il manquait une créature qui, unie à notre Volonté, ferait dire à nos œuvres : ‘Je vous aime, je vous aime, je vous aime.’ »
            À la vue d’un tel déploiement d’amour, nous renouvelons la création du soleil, du vent, de la mer et de l’air, centralisant en elle tout l’amour et la divine harmonie que nous ressentions en créant tous ces éléments. Oh ! Quelle joie pour nous, et quel retour d’amour elle nous donne. En la regardant, nous trouvons un soleil qui brûle d’amour pour nous ; un vent qui souffle et gémit d’amour, qui forme de mystérieuses voix d’amour pour nous entourer et nous dire : « Tu m’as aimé et je t’aime. C’est de l’amour que tu m’as donné et c’est de l’amour que je te donne… » Et il forme des vagues impétueuses dans sa mer, au point de nous donner un air d’amour pour chaque souffle de la créature. Nous nous sentons continuellement blessés et défaillants d’amour. »
            Une âme qui vit dans notre Volonté est tout pour nous. Elle nous occupe continuellement, elle nous aime toujours, mais avec notre propre amour. Chaque fois qu’elle accomplit ses actes dans notre Fiat, nous renouvelons les œuvres de la Création et, pour nous amuser, nous l’aimons et nous faisons qu’elle nous aime, nous utilisons chaque acte qu’elle accomplit comme matériau pour renouveler nos diverses œuvres créées. Et notre amour n’est cependant pas satisfait. Il veut ajouter plus encore, alors il se crée de nouveaux prodiges de grâce et notre vie elle-même dans la créature bien-aimée. Nous aimons beaucoup opérer seul à seul comme si nous faisions toutes choses pour elle seule. Cela fait se lever vers nous qui l’aimons beaucoup, plus d’amour, d’estime et d’appréciation. Ainsi, dans la mesure où elle s’unit à nous, nous renouvelons ses œuvres. Si elle s’unit dans les œuvres de Création, nous renouvelons nos œuvres de Création ; si elle s’unit à nos œuvres de Rédemption, nous renouvelons les œuvres de Rédemption. Ainsi, je répète les actes de ma naissance et en la regardant, je trouve ma naissance en elle, ainsi que l’amour pour lequel je suis né, tandis qu’elle m’aime de ce même amour avec lequel je suis venu sur terre. Crois-tu que ce soit pour moi peu de chose de trouver mon propre amour qui m’a fait naître, pleurer, souffrir, marcher et travailler ? Avec elle, seul à seul, je répète ma vie ici-bas et ma Divine Volonté la fait m’aimer de ce même amour avec lequel je l’aimais lorsque j’étais sur terre pour vivre ma vie Rédemptrice. Par conséquent, la vie dans ma Divine Volonté est tout pour la créature et tout pour nous.
 
Prière J.R. Brown :
« Mon Amour, dans ta Volonté, ce qui es Tien est mien et toutes les choses créées sont miennes ; je Te les retourne toutes ! Que dans chacun de ses rayons de lumière et de chaleur, le Soleil Te dise que je T’aime, je T’adore, je Te bénis et j’intercède pour toute l’humanité.
Les étoiles étant miennes, dans chacun de leurs scintillements, je scelle un je T’aime immense et infini au nom de tous. Les plantes, les fleurs, l’eau, le feu, l’air sont miens et je te les retourne afin qu’ils puissent Te dire au nom de toute l’humanité : je T’aime avec l’Eternel Amour avec lequel Tu nous a créés. Amen. Fiat »
Et encore, je peux dire :
Seigneur, je T’aime, je T’adore, je T’aime au nom de tous et pour tous dans ta Divine Volonté, je dépose un baiser d’amour sur chaque étoile, sur la lune, le soleil, le vent, les brins d’herbe, les collines, les montagnes, les rivières… et je Te les retourne avec tous tes baisers d’Amour qui y sont cachés.
Seigneur, je Te remercie pour chaque goutte de pluie qui abreuve la terre, dans chacune, ton Amour est présent. Sur chaque goutte de pluie et de rosée, je dépose mes remerciements, mes hommages, mon amour, mes louanges et mes « je T’aime » et je Te les retourne au nom de tous et pour tous.
Seigneur, je Te remercie pour notre corps et tout ce dont il est fait, je Te loue et Te bénis au nom de tous et pour tous pour chaque battement de cœur, chaque respiration, chaque mouvement, chaque pas, chaque pensée, chaque regard. Dans toutes ces choses Tu es présent et agissant. Je Te donne totale liberté d’y réaliser toute ta Volonté. Au nom de tous et pour tous je Te remercie, Te loue et Te bénis.
             Soleil-soleils : page 142 et 143

 

 

Les rondes de la Rédemption 

Avec les rondes de la Rédemption, nous pourrons mieux comprendre et compatir aux différentes souffrances de Jésus et de sa Mère afin de les aimer davantage et de sauver notre âme.
Nous pourrons aussi réparer en unissant nos propres souffrances à celles de Jésus et de Marie.
On répare contre les manquements humains qui se font contre sa Volonté et on découvre que la souffrance a une vertu transformatrice. (Les 24 Heures)
Tome 35 12/11/1937
Dans la Rédemption, le dessein est différent : c’est l’homme coupable que nous recherchons. Dans la Création, tout était fête nos œuvres nous souriaient avec joie, amour et gloire. Au contraire, dans la Rédemption, souffrances, amertume, pleurs, remèdes pour restaurer l’homme… Mais la créature, en entrant dans notre Volonté, peut investir toutes mes souffrances, mon amertume et mes pleurs avec ses tendres et compatissants « Je t’aime » et cacher en eux son joyau. Ainsi, en embrassant ces joyaux, je ne suis pas seulement réconforté, soutenu et accompagné par celle qui vit dans ma Volonté, mais dans les joyaux de ses « Je t’aime » je trouverai aussi celle qui sèche mes larmes, celle qui partage mes souffrances celle qui me défend. Par conséquent, je te veux toujours dans ma Volonté. Ainsi, que ce soit dans la fête ou dans les souffrances, je te garderai toujours avec moi.

 

(Par les rondes de la Rédemption, fusionnés à la Divine Volonté, nous pourrons aller partout dans la vie de Jésus et dans tous ses actes de même que dans la vie de Marie et Joseph, et aussi par le moyen des méditations des 24 Heures de la Passion, nous pourrons aller dans les Ecritures visiter Jésus dans ses amertumes par exemple lors du rejet de Pierre, ses souffrances à cause de Judas ou des réactions si humaines encore de ses apôtres. Ces rondes réparent le Cœur blessé de Jésus….nous visitons tous les moments de la vie de Jésus, depuis sa conception jusqu’à sa mort. Plus la ronde se simplifie, plus elle devient divine.
Pendant les rondes, la Vie Divine prend possession de notre âme, nous prions toujours au nom de tous et pour tous dans la Divine Volonté.)
Père Gabriel Marie Tchonang

 

Tome 13, 21/10/1921
«Ma fille, toutes les fois que l’âme pense à ma Passion, chaque fois qu’elle se souvient de ce que j’ai souffert ou chaque fois qu’elle sent de la compassion pour moi, l’application de mes souffrances est renouvelée en elle. Mon Sang surgit pour l’inonder, mes plaies la guérissent si elle est blessée ou l’embellissent si elle est en santé; tous mes mérites l’enrichissent. L’effet que produit ma Passion est surprenant: C’est comme si l’âme déposait en banque tout ce qu’elle a accompli et souffert pour recevoir le double en retour. Ainsi, tout ce que j’ai réalisé et souffert rejaillit continuellement sur les hommes, comme le soleil offre constamment sa lumière et sa chaleur à la terre. Ma façon d’agir n’est pas sujette à l’épuisement. Tout ce qui est nécessaire, c’est que l’âme le désire. Aussi souvent que l’âme le désire, elle reçoit les fruits de ma Vie. Si elle se souvient de ma Passion vingt, cent, ou mille fois, autant de fois elle jouira de ses effets. Combien peu en font leur trésor! »
D’où l’importance de faire les 24H de la Passion de Luisa Piccarreta
Tome 24, 26/04/1924
Je faisais ma ronde dans le divin Fiat Selon mon habitude, j’investissais toute la Création de mon refrain : « Je t’aime, je t’adore, je te bénis… »
 En faisant cela, je me disais : « Qu’est-ce que je donne à mon Dieu avec tous ces Je t’aime ? »
Mon doux Jésus se manifesta alors en moi et Il me dit :
Ma fille, un amour pur, saint et droit est une naissance divine.
Il vient de Dieu et il a la vertu de s’élever et d’entrer en Dieu, de multiplier ses naissances et d’apporter Dieu lui-même à toutes les créatures qui aspirent à l’aimer.
Par conséquent, lorsque l’âme est investie par cet amour et reçoit cette naissance, elle peut former d’autres naissances autant de fois qu’elle dit son « Je t’aime ». Son « Je t’aime » vole vers Dieu. Et l’Être suprême, regarde dans ce « Je t’aime » de la créature.
Il se voit lui-même tout entier dans ce petit « Je t’aime ». Dieu sent que c’est lui tout entier qui lui est donné par la créature. Ce petit « Je t’aime » contient un prodigieux secret : dans sa petitesse il contient l’infini, l’immensité, la puissance. Il peut dire : « Je donne Dieu à Dieu. »
Dans ce petit « Je t’aime » de la créature, l’Être infini sent que toutes ses divines qualités sont doucement caressées. Cette naissance est de lui. Ainsi il se trouve en elle tout entier.
Voilà ce que tu me donnes avec tes « Je t’aime ». Tu me donnes chaque fois à moi-même. Tu ne pourrais rien faire de plus grand, de plus beau ni de plus agréable que de me donner tout entier à moi-même. Mon Fiat, qui forme pour moi la vie de ton « Je t’aime » en toi, fait ses délices en formant de nous ces nombreuses naissances. Il garde ainsi le rythme des « Je t’aime » en toi, avec l’ardent désir de toujours frapper cette monnaie divine de tes « Je t’aime » pour chaque chose créée. Il regarde ensuite pour voir si toutes les choses créées sont ornées de la perle du prodigieux secret de ton «Je t’aime ».
Ma fille, nous ne regardons pas pour voir si ce que fait la créature est grand ou petit. Nous regardons pour savoir si le prodige de notre secret est présent, si ses actes, ses pensées et ses soupirs les plus minuscules sont investis de la puissance de notre Volonté.
Tout est là, et c’est tout pour nous.
 
Après quoi je continuai ma ronde dans le Fiat, pour accompagner tout ce que Jésus avait fait dans la Rédemption Je me disais : « Comme je voudrais avoir fait tout ce que la souveraine Maman a fait lorsqu’elle était avec Jésus. Elle a certainement suivi tous ses actes et n’en a laissé aucun lui échapper.»
Je pensais à cela lorsque mon toujours aimable Jésus ajouta :
« Ma fille, il est vrai que rien n’a échappé à ma Mère, car tout ce que j’ai fait et souffert résonnait comme un écho dans les profondeurs de son âme. Elle était si attentive dans l’attente de l’écho de mes actes que cet écho, avec tout ce que j’ai fait et souffert, demeurait imprimé en elle. Et la Reine souveraine émettait son écho dans le mien. Elle le faisait résonner dans les profondeurs de moi-même, de sorte que des torrents dévalaient entre elle et moi des mers de lumière et d’amour qui se déversaient entre nous Je faisais le dépôt de tous mes actes dans son Cœur maternel. Je n’aurais pas été satisfait si je ne l’avais pas eue toujours avec moi, si je n’avais pas senti son écho continuel qui, résonnait dans le mien, qui recueillait même mon souffle et mes battements de cœur pour les déposer en elle. De la même manière, je ne serais pas satisfait si, de temps en temps, je ne t’avais pas, toi, pour suivre tous mes actes dans la Divine Volonté.
 
 
Note : Lorsque nous prions dans la Divine Volonté, il ne faut jamais oublier que c’est Dieu qui prie en nous.
Notre prière est donc divine, elle se multiplie et est créatrice. Jésus dit à Luisa :
« Ton je T’aime, dans sa petitesse contient l’infini, l’immensité, la puissance. Il peut dire : « Je donne Dieu à Dieu. » !!!!!!
Ce « je T’aime » dans la Divine Volonté est donc comme une naissance de Dieu dans la créature qui peut ensuite Le répandre sur tous ses frères et sœurs qui aspirent à L’aimer.
 
Tome 18, 6 décembre 1925
Jésus apprend à Luisa à prier les rondes de la Rédemption
Je faisais intérieurement mes actes habituels dans la Divine Volonté, en embrassant toute la Création et en faisant miens tous les actes des créatures. Avec mon faible amour, je rendais grâce à mon Dieu pour tout ce qu’il a réalisé dans la Création. Une pensée me vint à l’esprit : « Tu mets beaucoup de temps à prier de cette manière, mais quel bien fais-tu vraiment et quelle gloire donnes-tu à ton Dieu?» Alors, bougeant en moi, mon doux Jésus étendit le bras, étreignit toutes les choses et toutes les créatures, puis, les élevant, il les offrit à son Père. Ensuite, il me dit :
« Ma fille, une personne qui vit véritablement dans ma Volonté a dans le tréfonds de son âme toutes les créatures et toutes les choses. En effet, par sa vie dans ma Volonté, elle possède tout ce que ma Volonté a fait et fera et elle aime comme j’aime. Par conséquent, je trouve en elle les cieux étoilés, le soleil éblouissant, les vastes mers, les prairies fleuries, etc…
Et il est juste que, circulant au sein de toutes ces choses, elle dépose sur chacune un baiser et y estampille un « je t’aime » à l’adresse de celui qui les a créés avec tant d’amour et en si grande surabondance.
Et comme la véritable vie dans ma Volonté embrasse tout, il y a, en cette personne le saint Adam dans l’état où il est sorti de mes mains créatrices, et l’Adam coupable, humilié et en larmes. Ainsi, la personne qui vit dans ma Volonté est liée à Adam dans son état de sainteté et, se joignant à ses actes innocents et saints, elle peut me rendre gloire et faire sourire de nouveau toute la Création. D’autre part, partageant ses pleurs, elle peut s’affliger avec lui de ce Fiat rejeté qui a entraîné tant de ruines.
En la personne qui vit dans ma Volonté se trouvent aussi les prophètes, les patriarches et les Saints Pères avec tous leurs actes, eux qui ont tant soupiré après la venue du Rédempteur. Dans ma Volonté, cette personne peut s’associer à leurs soupirs. Il se trouve aussi en elle mon inséparable Mère et ma propre Personne avec tous leurs actes, desquels ont découlé tant de prodiges. En somme, je veux qu’elle participe à toutes mes choses, passées, présentes et futures. Il est juste et nécessaire que toutes ces choses soient inséparables d’elle. Si je ne les trouve pas en elle, c’est qu’elle ne vit pas totalement dans ma Volonté et qu’elle ne peut me donner des retours d’amour pour tout ce qui m’appartient. Ne l’ai-je pas créée pour qu’elle soit un petit monde et un petit dieu ?
« Voilà pourquoi je ne cesse de te répéter que la vie dans ma Volonté n’est pas encore connue, je t’enseigne tant de choses, et j’agrandis ta capacité pour que tous mes biens puissent entrer en toi. Je veux des retours d’amour pour tout ce qui provient de moi. Je ne peux tolérer qu’une personne qui vit dans ma Volonté ne connaisse pas toutes mes choses, ne les aime pas et ne les possède pas. Autrement, comment pourrait-on parler du grand prodige de la vie dans ma Volonté ?»
 
Tome 16, 01/08/1923
« Ainsi, la création tout entière apporte à l’homme mes « Je t’aime » sans cesse répétés. Et l’homme lui-même, combien de mes « Je t’aime » ne porte-t-il pas dans tout son être ?
Ses pensées sont scellées par mes « Je t’aime ». Son cœur, qui palpite dans sa poitrine avec ce mystérieux « tic, tic, tic … « , lui répète sans cesse : « Je t’aime, Je t’aime, Je t’aime ». Ses mots sont accompagnés de mes « Je t’aime » Ses mouvements, ses pas et tout le reste sont marqués des « Je t’aime » de leur Créateur. Cependant, au milieu d’un tel débordement de mes « Je t’aime », l’homme est incapable de sortir de lui-même pour répondre à mon Amour. Quelle ingratitude et combien mon Amour en est blessé !
En conséquence, ma fille, Je t’ai choisie comme la fille de ma Volonté afin que tu puisses fidèlement défendre les droits de ton Père. Mon amour veut absolument un retour d’amour de la part des créatures. Dans ma Volonté, tu retrouveras tous mes « Je t’aime ».
Tu imprimeras les tiens dans chacun des miens, pour toi-même et pour tous.
Oh ! Comme Je serai content de voir l’amour des créatures se fusionner avec le mien. Je mets ma Volonté à ta disposition afin qu’au moins une créature, défendant les droits de mon amour, me paie de retour pour cet Amour que J’ai disposé dans toute la création. »

 

Nous pouvons faire des rondes de la Rédemption sur :
  • La conception de la Vierge Marie, celle de Jésus
  • Toute la vie et les acte, pensées, réparations, souffrances, prières de Jésus…
  • Le jardin d’Eden
  • Les personnages de l’Ancien Testament qui attendaient la Rédemption
  • La conception et la naissance de Jésus
  • La circoncision
  • Les années passées en Egypte
  • Le retour à Nazareth
  • Les noces de Cana
  • La création d’Adam

 

 

Les rondes de la Sanctification

 

Tome12   22/02/1921
« Le troisième Fiat accordera aux créatures tant de grâces qu’elles en reviendront presqu’à leur état originel. Ce n’est que lorsque j’aurai vu l’homme tel qu’il est sorti de Moi que mon Œuvre sera achevée »
Avec l’Esprit Saint, nous implorons miséricorde, pardon, lumière, grâce, salut et sanctification pour chaque créature, le Triomphe rapide et complet de la Divine Volonté sur terre et nous Le remercions pour son œuvre immense en Eglise depuis sa fondation.
Nous pourrons appuyer nos rondes sur les sacrements, sur l’Eglise, sur toutes les Œuvres du saint Esprit, sur les personnages de l’Ancien et du Nouveau Testament, on pourra refaire les actes de la vie des saints…etc.
Entrant dans la Divine Volonté, nous pourrons dire :
 « Je Te loue, je Te bénis, je Te remercie, je T’adore et Te rends grâce au nom de tous et pour tous pour la Puissance du Saint Esprit dans toutes ses Œuvres dans les Sacrements, dans l’Eglise, dans l’Ancien Testament comme dans le Nouveau. On pourra refaire tous les actes de la vie des saints en plongeant leurs prières, leurs pas, leurs œuvres dans la Divine Volonté…etc. »
Tome 12  25/12/1920 
Dans l’Eucharistie
«Ma fille, sache que ce que Je souffre dans mon sacrement d’Amour est plus dur encore que ce que Je souffrais dans la crèche en tant qu’enfant.
La grotte, quoique froide, était spacieuse.
J’y trouvais de l’air pour respirer.
L’hostie est froide elle aussi, mais elle est si petite que j’y manque d’air.
Dans la grotte, J’avais une mangeoire et un peu de paille comme lit.
Dans ma vie sacramentelle, même la paille me manque et, pour lit, Je n’ai qu’un dur et froid métal.
Dans la grotte, J’avais ma chère Maman qui me prenait très souvent avec ses mains très pures et me couvrait de ses chaleureux baisers afin de me réchauffer et d’apaiser mes pleurs.
Elle me nourrissait de son lait très doux. Dans ma vie sacramentelle, c’est tout l’opposé:
Je n’ai pas ma Maman et, si on me prend, Je ressens souvent la touche de mains indignes qui sentent la terre et le fumier.
Oh! Comme Je sens leur puanteur plus que le fumier que Je sentais dans la grotte! Plutôt que de me couvrir de baisers, ils me couvrent d’actes irrévérencieux.

 

Prière pendant la communion:
« Seigneur, j’entre dans ta Sainte et Divine Volonté et je te demande pardon pour toutes les communions indignes et mal faites, pour tous ceux qui communient par habitude et ne Te disent pas qu’ils T’aiment et T’adorent dans ce très saint Sacrement, pour ceux qui sont distraits et T’oublient à peine sortis de l’église.
Je veux réparer en Te disant : «  je T’aime, je T’adore, je Te bénis et Te remercie. Je Te demande pardon pour ces ingratitudes au nom de tous et pour tous.
Avec Marie, ta douce Maman, je Te serre dans mes bras Jésus et te couvre de ses baisers et de sa tendresse maternelle pour te réchauffer dans la solitude de tous tes tabernacles du passé, du présent et du futur.
Je dépose toutes les communions mal faites dans ta Propre Communion lors de la dernière scène afin qu’elles soient toutes réparées et sanctifiées par Elle.  Ensuite, je dépose sur chaque créature toutes les grâces de ton Eucharistie qu’elles auraient dû recevoir si elles avaient été présentes et si elles avaient bien communié.
 Je veux déposer mes « je T’aime » sur chaque hostie consacrée, du présent, du passé et du futur au nom de tous et pour tous et je Te les renvoie Jésus en acte d’amour de la part de tous »
Pour Méditer:

 

5 novembre 1925 tome 18
Les gémissements du Saint-Esprit par rapport aux sept sacrements.
Les retours d’amour adressés à Jésus et au Saint-Esprit.
Je me fusionnais dans la Divine Volonté selon ma manière habituelle et je faisais de mon mieux pour remercier mon aimable
Jésus pour tout ce qu’il a fait dans la Rédemption. Bougeant en moi, il me dit : « Ma fille, en prenant ton envol dans ma Volonté, rejoins
tous les sacrements que j’ai institués et descends dans les profondeurs de chacun afin de me donner des petits retours d’amour. Oh ! que de larmes secrètes tu y trouveras, que de
soupirs, que de gémissements du Saint-Esprit ! Ces gémissements sont continuels à cause de toutes les désillusions qu’essuie notre amour.
« J’ai institué les sacrements afin de prolonger ma vie sur la terre auprès de mes enfants. Mais, que de déceptions ! C’est pourquoi j’ai besoin de ton amour ; il est peut-être petit, mais ma Volonté le rendra grand. Mon amour ne tolère pas qu’une personne qui vit dans ma Volonté ne soit pas associée à mes souffrances et ne me donne
pas des petits retours d’amour pour tout ce que j’ai réalisé et souffert.

 

« Quand un nouveau-né se fait baptiser, je pleure, parce que, alors que je retrouve mon enfant, que je rétablis son innocence, que je lui restitue tous ses droits sur la Création, que je lui souris avec amour, que je mets l’Ennemi en fuite en lui enlevant tous ses droits sur cet enfant, que je le confie aux anges, et que tout le Ciel fait la fête en son honneur, mon sourire se change rapidement en peine et la fête en deuil, sachant que cet enfant deviendra un ennemi, un nouvel Adam et peut-être une âme perdue. Oh ! comme mon amour gémit à chaque baptême ! Surtout si, de surcroît, le ministre qui baptise le fait sans le respect, la dignité et le décorum dus à un sacrement régénérateur. Combien de fois il est plus attentif à des bagatelles qu’à l’administration à proprement parler du sacrement. Ainsi, mon amour se sent trahi non seulement par celui qui est baptisé, mais aussi par celui qui baptise. Ne veux tu donc pas, à chaque baptême, me donner un retour d’amour, un gémissement d’amour ?
« Passons maintenant au sacrement de confirmation. Là aussi, que de soupirs amers ! Par la confirmation, j’affermis le courage de la personne qui reçoit le sacrement et lui redonne sa force perdue afin qu’elle devienne invincible devant ses ennemis et ses passions. Je l’admets dans la milice du Créateur pour qu’elle puisse conquérir sa Patrie céleste. Le Saint-Esprit lui donne son baiser d’amour, la couvre de mille caresses et s’offre pour l’accompagner dans les combats. Souvent, hélas, il ne reçoit en retour que le baiser du traître, que du mépris pour ses caresses et sa compagnie. Que de soupirs, que de gémissements pour que revienne cette personne, que de paroles murmurées en son cœur ! Mais en vain. Ne veux tu donc pas donner au Saint-Esprit un déversement d’amour, un baiser d’amour et lui tenir compagnie ?
« Mais ne t’arrête pas, poursuis ton envol et tu entendras les gémissements angoissés du Saint-Esprit dans le sacrement de pénitence. Que d’ingratitude et de profanations de la part de ceux qui l’administrent et de ceux qui le reçoivent ! Par lui, mon sang agit sur le pécheur repentant en recouvrant son âme pour la laver, l’embellir, la guérir, la fortifier et lui redonner les grâces perdues ; il lui remet les clés du Ciel que le péché lui avait ravi et imprime sur son front le baiser pacifiant du pardon. Cependant, que de gémissements en voyant certaines personnes s’approcher de ce sacrement par routine et sans contrition ! Au lieu d’y trouver la vie et les grâces pour leur âme, elles y trouvent la mort et l’encouragement à leurs passions. Le sacrement est pour elles une plaisanterie. Mon sang, au lieu d’être un bain pour leur âme, devient un feu qui la rend encore plus flétrie. À chaque confession, mon amour pleure et répète en soupirant : “Ingratitude humaine, comme tu es grande ! Partout, tu cherches à m’offenser. Alors que je t’offre la vie, c’est vers la mort que tu te diriges.” Vois donc, ma fille, à quel point nous attendons tes déversements d’amour en ce qui concerne les sacrements de pénitence.
« Ne laisses pas ton amour s’arrêter là. Va dans tous les tabernacles, dans toutes les hosties, et tu y entendras le Saint-Esprit gémir d’un chagrin indicible. Par le sacrement de l’Eucharistie, les âmes reçoivent non seulement leur propre vie, mais également la mienne. Ce sacrement forme ma vie en elles, et cette vie va en croissant par la répétition des communions. Ces âmes peuvent dire : “Je suis un autre Christ.” Mais, hélas, bien peu profitent de ce sacrement ! Dans combien de cœurs où je descends, je décèle des armes pour me blesser et pour que soit répétée ma Passion. Et, pendant que les espèces sont consommées, loin de me sentir incité à demeurer dans ces cœurs, je dois partir hâtivement en pleurant sur le sort de mon sacrement. Donc, donne-moi sans cesse des déversements d’amour pour apaiser mes pleurs et amoindrir les gémissements du Saint-Esprit. N’arrête pas, autrement, tes déversements d’amour nous manqueraient.
« Descends aussi dans le sacrement de l’ordre. Là, tu trouveras nos souffrances les plus cachées, nos larmes les plus amères, nos gémissements les plus profonds. L’ordination élève l’homme à une hauteur suprême et lui confère une mission divine : répéter ma vie, administrer les sacrements, révéler mes secrets, annoncer l’Évangile, ma science la plus sacrée, concilier le Ciel et la terre, porter Jésus aux âmes. Mais, hélas, combien de prêtres sont pour nous des Judas, des profanateurs du caractère sacré imprimé en eux. Oh ! comme le Saint-Esprit gémit en voyant ces prêtres profaner les liens les plus sacrés établis entre le Ciel et la terre ! L’ordre enclot tous les sacrements. Si le prêtre sait préserver dans son intégrité le caractère propre à chaque sacrement, il est comme leur gardien et comme le défenseur de Jésus lui-même ; s’il ne le fait pas, notre peine est grande, nos gémissements sont continuels. Par conséquent, que tes déversements d’amour coulent dans tous les actes sacerdotaux, de façon à tenir compagnie aux gémissements d’amour du Saint-Esprit.
« Écoute maintenant en ton cœur nos profonds gémissements concernant le sacrement du mariage. Le mariage a été élevé par moi au rang de sacrement dans le but d’établir entre le père, la mère et les enfants des liens sacrés d’amour, de concorde et de paix s’apparentant à ceux qui existent en la Très Sainte Trinité. Ainsi, la terre allait être peuplée de familles terrestres reflétant la Famille céleste et leurs membres allaient être comme des anges terrestres appelés à venir peupler les régions célestes. Cependant, que de gémissements en voyant tant de familles terrestres refléter l’enfer plutôt que le Ciel. Au lieu de l’amour, c’est la discorde, le manque d’amour et la haine qui règnent chez elles. Ainsi, beaucoup de créatures terrestres ressemblent à des anges rebelles dédiés à l’enfer, ce qui fait grandement gémir le Saint-Esprit. Par conséquent, donne-nous des déversements d’amour pour chaque mariage, chaque créature qui voit le jour. Ainsi, nos gémissements continuels nous seront moins pénibles.
« Que tes déversements d’amour se fassent aussi sur le lit des mourants à qui on administre l’onction des malades. Là aussi, que de gémissements, que de larmes secrètes ! Ce sacrement a la vertu de mettre en sécurité le pécheur à l’article de la mort ; elle confirme la sainteté du bien qu’il a fait ; elle tisse un dernier lien entre la créature et son Créateur ; elle pose le sceau du Ciel sur l’âme rachetée en lui infusant les mérites du Rédempteur pour l’enrichir, la purifier et l’embellir ; elle est le dernier coup de brosse que lui donne le Saint-Esprit pour la bien disposer à quitter la terre et à paraître devant son Créateur. En somme, l’onction des malades est la dernière expression de notre amour pour l’âme ; elle est la reconnaissance de toutes ses bonnes actions ; elle agit d’une manière surprenante sur ceux qui sont ouverts à la grâce. Par ce sacrement, l’âme est comme couverte d’une rosée céleste qui éteint d’un seul souffle ses passions, son attachement à la terre et à tout ce qui n’est pas du Ciel. Cependant, que de gémissements, de larmes amères, d’indispositions, de négligences, de perte d’âmes ! Combien peu tirent parti du sacrement des malades pour la sanctification de leur âme et la mise en ordre de toutes leurs bonnes actions ! Si les gens pouvaient entendre nos gémissements sur les mourants en train de recevoir le sacrement des malades, ils en éprouveraient une grande peine ! Ne veux tu donc pas nous donner un déversement d’amour à chaque fois que ce sacrement est administré ? « Notre Volonté t’attend partout pour recevoir tes déversements d’amour et avoir ta compagnie à la suite de nos gémissements et de nos soupirs. »