LA CROIX SELON LUISA PICCARRETA - Disciples Amoureux Missionnaires

Homélie de jeudi 27 Février 2020: LC 9,22-25

 

Le livre du Ciel tome 3, le 2 Décembre 1899
« La croix soufferte par toi, Jésus-Christ, me libère de l’esclavage du démon et m’unit à la Divinité par un lien indissoluble. La croix est fertile et donne naissance à la grâce en moi. La croix est légère, elle me désillusionne du temporel et me dévoile l’éternité. La croix est un feu qui réduit en cendres tout ce qui n’est pas de Dieu, jusqu’à vider le cœur de toute petite poussière qui pourrait s’y trouver. « La croix est une monnaie d’une valeur inestimable. Si j’ai la bonne fortune de la posséder, je deviens enrichie d’une monnaie éternelle apte à faire de moi la plus riche du Paradis, car la monnaie qui circule dans le Ciel provient des croix souffertes sur la terre. « La croix m’amène à me connaître moi-même. Elle me donne aussi la connaissance de Dieu. La croix greffe sur moi toutes les vertus. La croix est le noble siège de la sagesse incréée qui m’enseigne les doctrines les plus hautes, les plus subtiles et les plus sublimes. Elle me dévoile les mystères les plus secrets, les choses les plus cachées, les perfections les plus parfaites, toutes choses cachées aux plus savants et aux plus sages du monde. «La croix est cette eau bienfaisante qui me purifie et qui nourrit en moi les vertus. Elle les fait croître. Elle me quitte après m’avoir conduite à la vie éternelle. « La croix est cette céleste rosée qui préserve et embellit en moi le beau lys de la pureté. La croix nourrit l’espérance. La croix est le flambeau de la foi agissante. La croix est ce bois solide qui préserve et maintient toujours enflammé le feu de la charité. La croix est ce bois sec qui fait s’évanouir et se disperser la fumée de l’orgueil et de la vaine gloire, et qui produit dans l’âme l’humble violette de l’humilité. « La croix est l’arme la plus puissante pour assaillir les démons et me défendre de toutes leurs emprises. L’âme qui possède la croix fait l’envie et l’admiration de tous les anges et de tous les saints, et la rage et la colère des démons. La croix est mon paradis sur la terre, tel que si le Paradis d’en haut est jouissance, celui d’ici-bas est souffrance. « La croix est la chaîne d’or très pur qui me relie à toi, mon plus grand Bien, et qui forme la plus intime union qui puisse être en me faisant me transmuer en toi, mon Objet bien-aimé, jusqu’à ce que je me sente perdue en toi et que je vive de ta vie même. » Après que j’eus dit cela—je ne sais si c’est un non-sens—, mon aimable Jésus se réjouit grandement et, pris par un transport d’amour, me baisa partout et me dit : « Bravo, bravo, ma bienaimée ! Tu as bien parlé ! Mon amour est feu, mais pas comme un feu de la terre qui rend stérile tout ce qu’il pénètre et réduit tout en cendres. Mon Feu est fertile et rend stérile seulement ce qui n’est pas vertu. À tout le reste, il donne vie. Il fait germer de belles fleurs, donnant des fruits très exquis et formant le jardin céleste le plus délicieux. « La croix est si puissante et je lui ai communiqué tant de grâces qu’elle est plus efficace que les sacrements eux-mêmes. Il en est ainsi parce que lorsqu’on reçoit le sacrement de mon Corps, les dispositions et le libre concours de l’âme sont nécessaires pour qu’on en reçoive mes grâces. Ils peuvent souvent manquer, tandis que la croix a la puissance de disposer l’âme à la grâce. »