22 avril 1928. Le Livre du Ciel, tome 24
Ma fille, ce mal est grand. Ma Volonté est lumière, alors que la volonté humaine est ténèbres ; ma Volonté est sainteté, alors que la volonté humaine est péché ; ma Volonté est beauté et contient tous les biens, alors que la volonté humaine est laideur et contient tous les maux.
Par conséquent, en ne faisant pas ma Volonté, l’âme fait mourir la lumière et donne la mort à la sainteté, à la beauté et à tous les biens ; et en faisant sa volonté, elle fait surgir les ténèbres et donne vie au péché, à la laideur et à tous les maux.
Et pourtant, faire sa propre volonté ne semble rien aux créatures, alors qu’elles se creusent elles-mêmes un abîme de maux qui les conduit au précipice.
Or, cela te semble-t-il de peu d’importance qu’alors que ma Volonté leur apporte sa lumière, sa sainteté, sa beauté et tous ses biens, et uniquement parce qu’elle aime ses créatures, elle reçoive l’affront de voir sa lumière, sa sainteté, sa beauté et tous ses biens mourir en elles ?
Mon Humanité a tant ressenti cette mort que la volonté humaine a donnée à la lumière et à la sainteté de sa Volonté dans les créatures qu’on peut dire que ce fut la vraie mort qu’elle ressentit, car elle éprouvait le tourment et le poids de la mort d’une lumière et d’une sainteté infinies que les créatures avaient osé détruire en elles-mêmes.
Et mon Humanité gémissait et se sentait écrasée par autant de morts que les créatures avaient osé donner à la lumière et à la sainteté de ma Divine Volonté en elles.
Quel mal ne serait-il pas fait à la nature si elles faisaient mourir la lumière du soleil, le vent qui purifie et l’air qu’elles respirent ? Le désordre serait si grand que toutes les créatures en mourraient.
Pourtant, la lumière de ma Volonté est plus qu’un soleil pour les âmes, plus que le vent qui purifie et plus que l’air qui forme leur respiration.
Ainsi, par le désordre causé si elles pouvaient faire mourir la lumière du soleil, le vent et l’air, tu peux comprendre le mal que produit le fait de ne pas faire mon adorable Volonté, qui est l’acte de vie primordial et le centre de toutes les créatures.