Ce 23 octobre 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté
De l’Évangile de Luc 12, 54-59
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu’il va pleuvoir, et c’est ce qui arrive. Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu’il fera une chaleur torride, et cela arrive. Hypocrites ! Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ? Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ? Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin mets tout en œuvre pour t’arranger avec lui, afin d’éviter qu’il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l’huissier, et que l’huissier ne te jette en prison. Je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier centime. »
Hypocrites ! Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ? Lc 12, 56
Ma bienheureuse fille, tout ce que notre paternelle bonté a accompli dans la Création et la Rédemption n’a pas encore reçu de retour de la part des créatures.
13 novembre 1932. Le Livre du Ciel, tome 32
Ma bienheureuse fille, tout ce que notre paternelle bonté a accompli dans la Création et la Rédemption n’a pas encore reçu de retour de la part des créatures. La raison en est que le dessein pour lequel la Création fut créée était que l’homme accomplisse notre Volonté en toute chose.
Cette Volonté, opérant dans la Création, devait trouver son action continuelle dans la créature, de telle sorte que l’écho de l’une réponde à l’écho de l’autre pour ne former qu’un seul écho.
Mais la vertu opérante de ma Volonté reste seule avec toute sa magnificence, sa puissance, sa sagesse et sa beauté. Elle demeure dans la sphère céleste, tandis que, dans l’homme, elle est réprimée. Et comme l’homme n’a pas en lui ma Volonté opérante, il n’a pas l’oreille pour entendre sa vertu agissante dans la Création.
Par conséquent, n’ayant pas atteint leur dessein, nos œuvres demeurent sans retour. Le dessein constitue le retour de toute œuvre accomplie, grande ou petite.
Tu dois être convaincue que personne ne travaille, dans l’ordre divin ou dans l’ordre humain, sans avoir pour dessein d’obtenir un retour. Ce dessein peut être appelé le commencement de la vie d’une œuvre, et le retour en est l’accomplissement.
Oh ! combien d’œuvres n’auraient jamais commencé sans un dessein, et combien resteraient à mi-chemin sans la certituded’un retour ! Ce retour soutient des sacrifices inouïs et suscite, en Dieu comme chez les créatures, un héroïsme extraordinaire.
Or, si ma Volonté ne forme pas son Royaume dans les âmes, et si celles-ci ne lui donnent pas la liberté de les dominer par sa vertu créatrice et opérante, le véritable retour ne nous est pas donné.
Nous resterons donc toujours dans l’attente, voyant nos œuvres merveilleuses demeurer à mi-chemin, sans que notre dessein soit accompli.
Il manque ainsi la chose la plus belle, l’acte le plus important, le dessein même pour lequel toutes choses furent créées.
Tu vois donc combien il est nécessaire que vienne le Royaume de ma Divine Volonté.
Bien plus, en ne recevant pas ce retour, notre œuvre créatrice reste suspendue et ne peut poursuivre son œuvre de Création.
Car il a été établi qu’à partir de la Création extérieure, dont jouissent les créatures, devait se poursuivre la Création intérieure, dans les profondeurs de l’âme.
Cela ne peut s’accomplir que si ma Volonté occupe la première place et possède la liberté d’agir dans la volonté humaine.
Si ma Volonté ne possède pas cette liberté, elle ne peut poursuivre son œuvre créatrice. Elle en est empêchée, ne pouvant créer de nouveaux cieux, de nouvelles étoiles, de nouveaux soleils, ainsi que toutes les autres merveilles.
Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
Le chef de la synagogue se lève de nouveau, patriarcal, splendide comme un Moïse avec ses cheveux blancs, et s’écrie :
« Cédès est une ville de refuge et une ville lévitique. Respectez…
– Ce sont de vieilles histoires ! Cela ne compte plus !
– Oh ! Langues blasphématrices ! C’est vous qui êtes des pécheurs et pas lui, et moi je le défends. Lui, il ne dit rien de mal. Il explique les prophètes et nous apporte la Bonne Nouvelle, mais vous, vous l’interrompez, vous le tentez, vous l’offensez. Je ne le permets pas. Il est sous la protection du vieux Matthias de la descendance de Lévi par son père, et d’Aaron par sa mère. Sortez et laissez-le instruire ma vieillesse et l’âge mûr de mes fils. »
Et il pose sa main rugueuse sur l’avant-bras de Jésus, comme pour le défendre.
« Qu’il nous donne un vrai signe et nous partirons convaincus, crient les ennemis.
– Ne te fâche pas, Matthias. Je vais parler » dit Jésus en calmant le vieillard.
Et il s’adresse aux pharisiens, aux sadducéens et aux docteurs :
« Quand vient le soir, vous scrutez le ciel et, s’il rougit au crépuscule, vous dites, d’après un vieux dicton : “ Demain, le temps sera beau car le crépuscule rougit le ciel. ” De même à l’aube, quand, dans l’air obscurci par le brouillard et les vapeurs, le soleil ne s’annonce pas couleur d’or, mais paraît étendre du sang sur le firmament, vous dites : “ La journée ne se passera pas sans tempête. ” Vous savez donc lire le temps du lendemain ou de la journée dans les signes instables du ciel et ceux encore plus changeants des vents. Et vous n’arrivez pas à distinguer les signes des temps ? Cela n’honore pas votre intelligence et votre science, et déshonore complètement votre esprit et votre prétendue sagesse. Vous appartenez à une génération perverse et adultère, née en Israël du mariage de ceux qui se sont souillés avec le Mal. Vous en êtes les héritiers et vous accroissez votre perversité et aggravez votre adultère en répétant le péché de ceux qui ont engendré cette erreur. Tome 5 – ch 342.7