Mardi 6 octobre 2026 - Missionnaires de la Divine Volonté
Ce 6 octobre 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté

 

De l’Évangile de Luc 10, 38-42
En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. » 

 

 

Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. Lc 10, 42
Celle qui possède le meilleur doit laisser de côté le moindre, et celle qui doit prendre le soleil et s’en réjouir ne doit pas s’intéresser aux petites lumières.

 

2 septembre 1933. Le Livre du Ciel, tome 32
Ma fille, tu dois savoir que pour celle qui vit dans ma Divine Volonté, il n’y a pas de temps à perdre. Elle ne doit pas non plus se préoccuper de bagatelles que sont ses peurs, ses agitations et ses doutes. Celle qui possède le meilleur doit laisser de côté le moindre, et celle qui doit prendre le soleil et s’en réjouir ne doit pas s’intéresser aux petites lumières.
Le jour a plus de valeur que la nuit et, si elle veut s’occuper des deux, elle risque de ne pas profiter de la pleine lumière du soleil ou de tout ce que le plein jour peut faire ; et il se peut qu’en s’occupant de ce qui est moindre, elle perde le meilleur.
D’autant plus que ma Divine Volonté veut toujours être dans l’acte de donner à celle qui vit en elle, et la créature doit toujours être dans l’acte de recevoir ; si la créature veut s’intéresser à autre chose, ma Volonté est contrainte de s’arrêter parce qu’elle ne trouve pas la créature prête à recevoir ce qu’elle veut donner, et cela brise le divin courant ; et si tu savais ce que cela veut dire, combien tu resterais attentive.
De plus, tu dois savoir que lorsque la créature agit dans ma Divine Volonté, elle entre dans les banques divines pour y effectuer des transactions d’une valeur infinie. Comme elle vient dans notre Vouloir et, bien que petite, elle vient alors en maîtresse et se fait propriétaire de ce que possèdent nos banques. Elle prend tout ce qu’elle peut prendre et, comme elle ne peut pas tout emporter avec elle de ce qu’elle prend, elle en laisse en dépôt avec nos propres trésors.
Nous la laissons faire et nous nous réjouissons de ses transactions, et telle est notre bonté que nous lui donnons de l’intérêt sur les acquisitions qu’elle vient de faire.
Ainsi, chaque fois que la créature accomplit ses actes dans notre Volonté, elle ouvre le commerce entre le ciel et la terre et met en circulation notre sainteté, notre puissance, notre bonté et notre amour, et pour ne pas être en reste avec notre créature bien-aimée, elle s’élève et nous descendons dans les profondeurs du vouloir humain et, en ouvrant notre commerce, nous faisons l’acquisition de la volonté humaine, une opération que nous désirons beaucoup et qui nous est très agréable.
Nous entrons ainsi en compétition avec la créature et nous nous conquérons l’une l’autre.

Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
Marthe survient, tout essoufflée :
« Tu es encore ici, Marie ? Et moi qui me fais tant de soucis !… L’heure avance. Les invités seront bientôt arrivés, et il y a tant à faire ! Les servantes sont occupées au pain, les serviteurs découpent et font cuire les viandes. Moi, je prépare les nappes, les tables et les boissons. Mais il y a encore les fruits à cueillir et l’eau de menthe et de miel à préparer… »
Marie écoute d’une oreille les lamentations de sa sœur. Avec un sourire bienheureux, elle continue à regarder Jésus sans bouger de place.
Marthe réclame l’aide de Jésus :
« Maître, tu vois comme j’ai chaud. Te paraît-il juste que je sois seule à faire les préparatifs ? Dis-lui, toi, de m’aider ! »
Marthe est vraiment énervée.
Jésus la regarde avec un sourire à la fois doux et légèrement ironique, ou plutôt taquin. Marthe s’offense un peu :
« Je parle sérieusement, Maître. Rends-toi compte comme elle est oisive pendant que je travaille. Et elle reste ici à ne rien faire… »
Jésus prend un air plus sérieux :
« Ce n’est pas de l’oisiveté, Marthe : c’est de l’amour. L’oisiveté, c’était avant. Et tu as tant pleuré à cause de cette oisiveté indigne. Tes larmes ont rendu encore plus efficaces mes efforts pour la ramener à moi et la rendre à ton honnête affection.
Voudrais-tu lui disputer l’amour qu’elle a pour son Sauveur ?
Préférerais-tu donc qu’elle soit loin d’ici pour ne pas te voir travailler, mais aussi loin de moi ?
Marthe, Marthe ! Dois-je donc te dire qu’elle (et Jésus met la main sur la tête de Marie), revenue de si loin, t’a surpassée en amour ?
Dois-je donc dire qu’elle, qui ne savait pas une seule parole de bien, est maintenant savante dans la science de l’amour ?
Laisse-la à sa paix ! Elle a été si malade ! C’est maintenant une convalescente qui revient à la santé en buvant les boissons qui la fortifient. Elle a été tellement tourmentée… Désormais sortie du cauchemar, elle regarde autour d’elle et en elle, elle se voit renouvelée et elle découvre un monde nouveau.
Laisse-la dans cette sécurité. C’est avec ce qui est “ renouvelé ” en elle qu’elle doit oublier le passé et conquérir l’éternité… Elle ne sera pas seulement conquise par le travail, mais aussi par l’adoration.
Celui qui aura donné un pain à l’apôtre et au prophète obtiendra une récompense, mais celui qui aura oublié même de se nourrir pour m’aimer en obtiendra une double, parce qu’il aura eu l’esprit plus grand que la chair, un esprit qui aura crié plus fort que les besoins humains, même licites.
Tu te préoccupes de trop de choses, Marthe. Pour elle, une seule compte. Mais c’est celle qui suffit à son âme et surtout à son Seigneur, qui est aussi le tien.
Laisse tomber ce qui est superflu. Imite ta sœur.
Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera jamais enlevée.
Quand toutes les vertus seront dépassées, parce qu’elles ne seront plus nécessaires aux citoyens du Royaume, la seule qui restera sera la charité. Elle seule demeurera toujours, telle une souveraine. Marie l’a choisie, elle l’a prise comme écu et comme bourdon. Ainsi armée, comme sur des ailes d’anges, elle arrivera dans mon Ciel. »
L’Évangile tel qu’il m’a été révélé, ch 377.5