SAINTE MONIQUE (332-387)
Appartenant au peuple berbère, Monique nait à Thagaste, en Algérie, d’une famille aisée et de solides traditions chrétiennes. Mère prévenante et active, ce qui lui donne le plus de préoccupations, c’est Augustin, le «fils de tant de larmes» au cœur inquiet; ambitieux rhéteur qui, à la recherche de la vérité, s’éloigne de la foi catholique et divague d’une philosophie à l’autre. Monique ne cesse de prier pour lui et de le suivre dans toutes les vicissitudes de sa vie en cherchant à lui rester très proche. Son affection maternelle et ses prières accompagnent la conversion d’Augustin, qui, une fois reçu le baptême des mains de l’évêque Ambroise, décide de retourner à Thagaste pour y donner vie à une communauté de serviteurs de Dieu.
Ce 27 août 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté
De l’Évangile de Matthieu 24, 42-51
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Veillez, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. Que dire du serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu ? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi ! Amen, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens. Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde”, et s’il se met à frapper ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes, alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des hypocrites ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
Amen, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens. Mt 24, 47
Tout est à toi, le ciel, le soleil, toute la Création est à toi, ma vie est à toi, mes souffrances et mon souffle t’appartiennent.
26 mars 1937. Le Livre du Ciel, tome 34
Ma petite fille de mon Vouloir, combien il est vrai que pour aimer il faut posséder ce que l’on aime. Il est presque impossible de ne pas aimer ce qui est à nous. C’est pourquoi j’aime tant les créatures ; je les conserve, je leur donne la vie parce qu’elles sont mes œuvres. Je les ai créées, je les ai mises au monde, elles sont à moi, je suis le battement de leur cœur, leur souffle, la vie de leur vie. Je ne peux que les aimer.
Si je ne les aimais pas, mon amour m’en ferait le continuel reproche ; il me dirait : Pourquoi les as-tu créées si tu ne devais pas les aimer ? C’est un droit d’aimer, d’aimer ce qui nous appartient. Ma justice me condamnerait, tous mes attributs me feraient la guerre.
Et pour être aimé par les créatures, je leur dis : Je suis votre Dieu, votre Créateur, votre Père céleste. Je suis tout à vous. C’est pourquoi je dis également à celle qui veut vivre dans mon Vouloir : Tout est à toi, le ciel, le soleil, toute la Création est à toi, ma vie est à toi, mes souffrances et mon souffle t’appartiennent.
C’est pourquoi tu ressens comme moi le besoin d’aimer, d’aimer ce qui est à toi, ce que t’a donné ton Jésus. Tu dois savoir que la Création, mon Humanité, sont les champs dans lesquels l’âme développe ses actes et vit dans ma Divine Volonté.
Comme elle en a reçu la possession, elle ressent le besoin de circuler, comme le sang dans les veines, dans les œuvres de son Créateur. Elle veut connaître la valeur et le bien qu’elles font, la fonction qu’elles occupent afin de les aimer encore plus, de les apprécier et de se sentir plus heureuse, plus riche des nombreux biens qu’elle possède.
C’est pourquoi elle s’approche maintenant du soleil afin de connaître les secrets de sa lumière, l’arc-en-ciel de ses couleurs, la vertu de sa chaleur, le continuel miracle qu’il développe à la surface de la terre où, par le simple toucher de sa lumière, il ravive, colore, adoucit et transforme.
Oh ! combien elle aime le soleil parce qu’il est à elle, et elle aime d’autant plus celui qui l’a créé. Et il en est ainsi pour toutes les autres choses créées. Elle veut connaître la vertu secrète qu’elles contiennent afin de mieux les aimer, d’en être plus reconnaissante et de mieux aimer celui qui lui en a donné la possession.
Il n’est pas étonnant que celle qui vit dans mon divin Fiat soit appelée l’héritière de toute la Création.
Du champ de la Création, elle passe au champ de mon Humanité, mais comment te dire, ma fille, les merveilles qui se produisent dans ce champ vivant ? Ce ne sont pas seulement des œuvres comme dans la Création, mais une vie humaine et divine.
La créature se met à ma place et je ne peux le lui refuser parce que je suis l’une d’elles. Elles ont un droit sur moi et je suis heureux qu’elles me possèdent parce qu’alors elles m’aimeront plus encore.
Dans ce champ, les créatures répètent ma vie. Elles aiment avec mon amour et leurs actes fusionnés avec les miens forment dans mon Humanité des soleils, des cieux et des étoiles, oh ! combien plus beaux que ceux de la Création.
Combien je me sens aimé et glorifié, parce que ces soleils, ces cieux et ces étoiles ne sont pas muets comme ceux de la Création. Ce sont des soleils qui parlent avec la plénitude de la raison, et comme ils parlent bien de mon amour !
Ils parlent et ils m’aiment, ils parlent et ils me racontent les histoires des âmes et celle de mon amour, et ils m’obligent ainsi à les mettre en sûreté. Ils parlent et ils se recouvrent de mes souffrances afin de répéter ma vie, et je sens les larmes de ces âmes couler dans mes larmes, dans mes paroles, dans mes œuvres et dans mes pas, et je sens en elles le soulagement de mes souffrances, mon soutien, ma défense, mon refuge.
Et mon amour pour elles est si grand que j’en arrive à les appeler ma vie.
Oh ! combien je les aime. Je les possède et elles me possèdent.

Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
Savoir trouver Dieu
Jésus dit :
“Un des secrets pour atteindre à la sainteté est le suivant : ne jamais détourner l’esprit d’une pensée qu’il doit soutenir toute la vie, celle de Dieu. La pensée de Dieu est comme la note sur laquelle on entonne le chant de l’âme.
As-tu remarqué les artistes ? Ils bougent, vont et viennent, et ils ne semblent jamais regarder en bas de la scène. Mais en fait, ils ne quittent jamais des yeux le maître de musique qui leur donne la mesure. L’âme aussi, pour ne pas se tromper ou être distraite – ce qui la ferait se tromper – doit tenir le regard fixé sur Dieu. Parler, travailler, marcher, mais sans que l’œil mental perde jamais Dieu de vue.
Un deuxième point pour atteindre à la sainteté : ne jamais perdre sa foi dans le Seigneur. Quoi qu’il arrive, croire que cela arrive par la bonté de Dieu. S’il s’agit d’une chose pénible, même mauvaise, et donc voulue par des forces étrangères à Dieu, penser que Dieu la permet par bonté.
Les âmes qui savent voir Dieu n’importe où savent aussi changer TOUTE chose en devises éternelles. Les choses mauvaises sont des devises qui n’ont pas cours. Mais si vous savez les prendre comme il faut, elles acquièrent un cours légal et elles vous procurent le Royaume éternel.
C’est à vous de rendre bon ce qui ne l’est pas, de transformer les épreuves, les tentations, les malheurs – qui ruinent complètement les âmes déjà croulantes – en autant d’étais et de fondations pour ériger le temple qui ne meurt pas : le temple de Dieu en vous dans le présent, le temple de la béatitude dans l’avenir, dans mon Royaume.”
Les Cahiers de 1943, 22 juin