SAINT LOUIS (1214-1270)
Mémoire de saint Louis, roi de France, qui s’illustra dans son royaume et dans la guerre menée pour la défense des chrétiens par sa foi active, sa justice dans son gouvernement, son amour des pauvres et sa constance dans l’adversité. De son mariage avec Marguerite de Provence, il eut huit enfants, qu’il éleva parfaitement et avec piété. Pour honorer la croix, la couronne d’épines et le sépulcre du Seigneur, il dépensa ses biens, ses forces et jusqu’à sa vie et il mourut de la peste dans son camp aux portes de Tunis en 1270.
Ce 25 août 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté
De l’Évangile de Matthieu 23, 23-26
En ce temps-là, Jésus disait : « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous payez la dîme sur la menthe, le fenouil et le cumin, mais vous avez négligé ce qui est le plus important dans la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité. Voilà ce qu’il fallait pratiquer sans négliger le reste. Guides aveugles ! Vous filtrez le moucheron, et vous avalez le chameau ! Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous purifiez l’extérieur de la coupe et de l’assiette, mais l’intérieur est rempli de cupidité et d’intempérance ! Pharisien aveugle, purifie d’abord l’intérieur de la coupe, afin que l’extérieur aussi devienne pur. »
Vous avez négligé ce qui est le plus important dans la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité.
Comme le disciple est sous sa direction, cela permet au maître de se faire connaître et de recevoir l’attention, l’affection et la fidélité du disciple.
22 mai 1932. Le Livre du Ciel, tome 30
Ma bienheureuse fille, il est vrai que ta petitesse se sent noyée dans l’immensité de ma lumière, de mon amour, et des innombrables vérités que contient notre Être saint et adorable.
Mais notre Puissance et notre Immensité prennent plaisir à remplir ainsi la créature de lumière, d’amour, de connaissances diverses et de sainteté au point de la submerger, et c’est une scène des plus ravissantes que de voir la créature baignée dans notre immensité, qui veut parler, mais qui est noyée dans la lumière, l’amour et les surprenantes vérités.
Oh ! Comme il est beau qu’elle veuille parler de ce qu’elle ressent, et nos vagues la recouvrent et la réduisent au silence.
C’est cependant un étalage de nous-mêmes que nous faisons à notre créature bien-aimée, et nous agissons comme un maître qui veut faire étalage de sa science devant son petit disciple. Il montre tout son savoir et le disciple écoute, se remplit l’esprit et le cœur.
Le maître a dit tant de choses que le disciple est incapable de rien répéter, mais cela sert cependant à lui faire apprécier et aimer le maître, et à espérer atteindre les hauteurs de sa science. Comme le disciple est sous sa direction, cela permet au maître de se faire connaître et de recevoir l’attention, l’affection et la fidélité du disciple.
C’est ce que nous faisons : afin de nous faire connaître et aimer, lorsque nous voyons la créature vidée de toute chose, qu’elle ne veut plus rien d’autre que notre Divine Volonté, nous sommes ravis au point de l’inonder de lumière, d’amour et de vérités nous concernant, puis nous découpons partie par partie ce que nous lui avons insufflé en une fois, et nous prenons plaisir à nous adapter à ses petites capacités.
Tu dois savoir que la créature qui vit dans la Divine Volonté va réacquérir, parmi d’autres prérogatives, le don de science infuse, un don qui sera pour elle un guide afin de connaître notre Être divin, qui facilitera l’exercice du Royaume de la Divine Volonté dans son âme.
Ce don sera pour elle un guide dans l’ordre des choses naturelles, il sera la main qui la guidera en toute chose et lui fera connaître la vie palpitante du divin Vouloir dans toutes les choses créées et le bien qu’il lui apportera continuellement.

Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
En chaque homme, deux forces opposées s’affrontent
Jésus dit :
« Il y a en l’homme deux souvenirs antagonistes : celui de l’infini Bien, et celui du poison héréditaire de la concupiscence. Le premier est laissé par Dieu pour réconforter l’homme déchu de la grâce et de l’innocence parfaites primitives — la « virginité » de l’esprit —, ce dont Marie fut la seule, parmi tous les hommes, à bénéficier. Le second est laissé par Satan depuis le piège que, dans le jardin d’Eden, il tendit à la virginité innocente d’Adam, dans le cœur d’Adam et de ses descendants.
Le baptême efface la tache, mais non la tentation. La grâce donne la force de vaincre la tentation, mais elle ne la supprime pas. La tentation demeure, telle une épine secrète, pour titiller la cicatrice indélébile de la faute. Non pas la plaie, mais la cicatrice. Si vous n’y êtes pas vigilants, la cicatrice titillée et non soignée par des moyens surnaturels redevient plaie.
En tout homme coexistent donc deux forces opposées qui combattent en lui de sa naissance à sa mort, et qui constituent son épreuve, sa victoire ou sa défaite pour son destin surnaturel.
Tu me demandes pourquoi Dieu laisse demeurer la tentation, même après la restitution du don infini de la grâce ? « Par justice ». Tout en Dieu est justice. Chacune de ses opérations est justice, et justice aimante.
N’a-t-il donc pas laissé la mémoire de lui dans l’âme qu’il a créée ? Ce souvenir est une mystérieuse source de lumière qui conduit à la Lumière. Tout esprit de personne vivante le garde, bien que de différentes manières, comme le prouvent la loi morale des meilleurs et les éclairs plus ou moins vifs de lumière surnaturelle des diverses religions révélées : car celles-ci enseignent déjà, bien qu’avec des notions fragmentaires, l’existence de l’Etre Suprême et le devoir de vivre en juste pour le posséder dans l’au-delà.
En plus de la mémoire de cette infinie bonté, il laisse l’autre souvenir, représenté par le dard de la tentation. Il abaisse votre orgueil. Si vous vous sentiez purs et parfaits, vous vous croiriez à l’égal de Dieu et vous deviendriez d’autres Lucifer. Dieu aide votre bonne volonté à rester vigilante. Il rend héroïque votre amour pour lui. Et — miséricorde du Père — il rend vos fautes moins graves à ses yeux. Car si vous n’aviez pas en vous la tentation, qui excite et mord les sens et la raison, suscitée par l’astuce de l’antique Serpent, vous ne seriez pas jugés “avec miséricorde”.
Mais il vous est beaucoup pardonné, parce que nombre de vos fautes ne sont pas dues à votre pure volonté, mais aux forces impondérables des tentations que vous ne parvenez pas toujours à réprimer.
Mais ne t’afflige pas. Cela aussi sert à obtenir une couronne de gloire, car la tentation n’est que tentation, elle n’est pas péché. Une tentation vaincue est une victoire. Supporter une épine secrète, sans que la volonté consente à ses séductions, c’est de la patience héroïque.
Mais l’Esprit Saint t’en reparlera dans les épîtres pauliniennes.
Sois en paix. Et supporte. Offre pour sauver ceux qui ne savent pas supporter, sans céder, les séductions héréditaires. »
Les Carnets, 13 mars 1948