Selon une ancienne tradition, l’épisode de la Transfiguration aurait eu lieu quarante jours avant la crucifixion de Jésus ; c’est pourquoi la date de cette fête fut fixée quarante jours avant celle de l’Exaltation de la Sainte Croix (le 14 septembre). Elle commença à être célébrée en Occident à partir du IXe siècle et fut inscrite au calendrier romain par le pape Calixte III en 1457, en action de grâce pour la victoire des troupes chrétiennes sur les Turcs, qui menaçaient gravement l’Occident, lors de la bataille de Belgrade de l’année précédente.
De l’Évangile de Matthieu 17, 1-9
En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »
Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière.
Mon Humanité devait porter le vêtement de la lumière du Soleil de ma suprême Volonté, un vêtement royal ; et comme il mettait entre mes mains l’empire et l’insigne de Roi, j’ai ouvert le ciel à tous les rachetés…
12 décembre 1926. Le Livre du Ciel, tome 20
Ma fille, en créant l’homme, la Divinité l’a placé dans le Soleil de la Divine Volonté, et toutes les créatures avec lui. Ce Soleil servait de vêtement non seulement à son âme, mais ses rayons couvraient également son corps de sorte que plus qu’un vêtement, ils le rendaient si beau et si magnifiquement vêtu que jamais ni rois ni empereurs ne furent revêtus d’une aussi resplendissante lumière. Ceux qui disent qu’avant de pécher Adam était nu, se trompent. C’est faux, faux. Si toutes les choses que nous avons créées sont toutes ornées et vêtues, celui qui était notre joyau et pour qui toutes choses furent créées, ne devait-il pas avoir le plus beau vêtement et le plus bel ornement de toutes ? Il convenait donc qu’il reçût le magnifique vêtement de la lumière du Soleil de notre Volonté ; et comme il possédait ce vêtement de lumière, il n’avait pas besoin de vêtements matériels pour se couvrir. En se retirant du divin Fiat, la lumière se retira elle aussi de son âme et de son corps ; il perdit son magnifique vêtement et, ne se voyant plus entouré de lumière, il se sentit nu. Honteux de voir qu’il était seul à être nu parmi toutes les choses créées, il sentit le besoin de se couvrir et se servit de choses superflues, de choses créées, pour couvrir sa nudité. Cela est si vrai qu’après la très grande tristesse de voir mes vêtements partagés et ma tunique tirée au sort, mon Humanité ressuscitée n’a pas pris d’autres habits et je me suis revêtu du très resplendissant vêtement du Soleil de ma suprême Volonté. C’était le même vêtement que possédait Adam lorsqu’il fut créé parce que pour ouvrir le ciel, mon Humanité devait porter le vêtement de la lumière du Soleil de ma suprême Volonté, un vêtement royal ; et comme il mettait entre mes mains l’empire et l’insigne de Roi, j’ai ouvert le ciel à tous les rachetés ; et me présentant devant le Père céleste, je lui offrais les vêtements de sa Volonté, entiers et magnifiques, avec lesquels mon Humanité était couverte afin de lui faire reconnaître comme nos enfants tous les rachetés. Ainsi, en même temps qu’elle est vie, ma Volonté est le vêtement véritable de la création de la créature et possède par conséquent tous les droits sur elle. Mais que ne font-elles pas pour échapper à cette lumière ? Aussi, reste dans ce Soleil de mon éternel Fiat et je t’aiderai à te maintenir dans cette lumière.
Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
Jésus est maintenant debout, je dirais même qu’il est au-dessus de la terre, car entre lui et la verdure du pré, il y a une sorte de vapeur lumineuse, un espace fait uniquement d’une lumière sur laquelle il semble se dresser. Mais elle est si vive que je pourrais me tromper et l’impossibilité de voir le vert de l’herbe sous les pieds de Jésus pourrait venir de cette intense lumière qui vibre et produit des bouffées, comme on le voit parfois dans les incendies. Des bouffées, ici, d’une couleur blanche incandescente. Jésus reste le visage levé vers le ciel et il sourit à une vision qui le transporte.
Les apôtres en ont presque peur, et ils l’appellent, car ils ont l’impression que ce n’est plus leur Maître, tant il est transfiguré.
« Maître ! Maître ! » appellent-ils doucement, mais d’une voix angoissée.
Lui n’entend pas.
« Il est en extase » dit Pierre tout tremblant. « Que peut-il bien voir ? »
Les trois hommes se sont levés. Ils voudraient s’approcher de Jésus, mais n’osent le faire.
349.7 La lumière s’avive sous l’effet de deux flammes qui descendent du ciel et se placent aux côtés de Jésus. Quand elles sont arrêtées sur le plateau, leur voile s’ouvre et il en sort deux personnages majestueux et lumineux. L’un, le plus âgé, a un regard perçant et sévère et une longue barbe séparée en deux. De son front partent des cornes de lumière qui m’indiquent que c’est Moïse. L’autre est plus jeune, maigre, barbu et poilu, à peu près comme Jean-Baptiste à qui je trouve qu’il ressemble par la taille, la maigreur, la conformation et la sévérité. Alors que la lumière de Moïse est d’une blancheur éclatante comme celle de Jésus, surtout pour les rayons du front, celle qui émane d’Elie ressemble à la flamme vive du soleil.
Les deux prophètes prennent une attitude respectueuse devant leur Dieu incarné et, bien que Jésus leur parle familièrement, ils n’abandonnent pas leur vénération. Je ne comprends pas un mot de ce qu’ils disent.
Les trois apôtres tombent à genoux, tremblants, le visage dans les mains. Ils voudraient regarder, mais ils ont peur. Finalement Pierre parle :
« Maître, Maître ! Ecoute-moi. »
Jésus tourne les yeux en souriant vers son Pierre qui s’enhardit :
« C’est beau d’être ici avec toi, Moïse et Elie… Si tu veux, faisons trois tentes, pour toi, pour Moïse et pour Elie, et nous nous tiendrons ici pour vous servir… »
Jésus le regarde encore et son sourire augmente. Il pose aussi sur Jacques et Jean, un regard qui les embrasse avec amour. Moïse aussi et Elie contemplent les trois hommes et leurs yeux étincellent. Ce doit être comme des rayons qui pénètrent les cœurs.
Les apôtres n’osent rien dire de plus. Effrayés, ils se taisent. Ils semblent un peu ivres et comme stupéfaits. Mais quand un voile qui n’est pas un nuage ni du brouillard, qui n’est pas un rayon, enveloppe et sépare le Seigneur et ses prophètes “ apparus dans la gloire ” derrière un écran encore plus brillant que celui qui les entourait déjà et les cache à la vue des trois apôtres, une Voix puissante, harmonieuse, vibre et remplit tout l’espace, et les trois hommes tombent le visage contre l’herbe.
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis ma complaisance. Ecoutez-le. »
Pierre, se jetant à plat ventre, s’écrie :
« Miséricorde pour moi, pécheur ! C’est la Gloire de Dieu qui descend ! »
Jacques ne souffle mot. Jean murmure avec un soupir, comme s’il allait s’évanouir :
« Le Seigneur parle ! »
349.8 Personne n’ose relever la tête, même quand le silence est redevenu absolu. Ils ne voient donc pas non plus le retour de la lumière à son état naturel de lumière solaire pour montrer Jésus demeuré seul et redevenu le Jésus habituel dans son vêtement rouge.
Il marche vers eux en souriant, les secoue, les touche et les appelle par leurs noms.
« Levez-vous ! C’est moi. Ne craignez pas » dit-il, car aucun des trois n’ose lever la tête et ils invoquent la miséricorde de Dieu sur leurs péchés, craignant que ce ne soit l’ange de Dieu qui veut les montrer au Très-Haut.
« Levez-vous donc. Je vous l’ordonne » répète Jésus avec autorité.
Ils se redressent et voient Jésus qui sourit. Tome 5 – ch 349.6