Vendredi 18 septembre 2026 - Missionnaires de la Divine Volonté
Ce 18 septembre 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté

 

De l’Évangile de Luc 8, 1-3
En ce temps-là, il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais : Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources. 

 

 

Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes…Lc 8,1
Je mettrai mes pas sous leurs pieds afin que s’ils marchent, ils puissent toucher mes pas et non la terre…

 

6 mai 1928. Le Livre du Ciel, tome 24
Comme d’habitude, je suis immergée dans ce divin Fiat qui, plus que le soleil, brille dans ma pauvre âme. Et mon toujours aimable Jésus, se manifestant en moi, me dit :
Ma fille, mon amour envers les enfants de ma Volonté sera si grand que je ne permettrai pas qu’ils touchent la terre. Je mettrai mes pas sous leurs pieds afin que s’ils marchent, ils puissent toucher mes pas et non la terre, de telle sorte qu’ils sentiront en eux la vie de mes pas qui communiquera la vie des pas de la Divine Volonté à ceux des enfants de ma Volonté.
S’ils travaillent, ils sentiront le toucher de mes œuvres qui, l’une après l’autre, communiqueront à leurs travaux la vertu de ma Volonté. S’ils parlent, s’ils pensent, ils sentiront la vie de mes paroles et de mes pensées qui, en les investissant, communiquera à leur esprit et à leurs paroles la vertu de mon Fiat.
Je serai ainsi moi-même le porteur des enfants de ma Volonté ; je veillerai jalousement à ce qu’ils ne touchent à rien, qu’ils ne participent à rien, et à ce qu’ils puissent sentir ma vie couler continuellement en eux, formant dans leur vie celle de la Volonté éternelle.
Ils seront par conséquent les plus belles œuvres de mes mains créatrices. Oh ! comme l’œuvre de la Création se réfléchira en eux ! Ils seront le triomphe de ma Rédemption, tout triomphera en eux.
C’est alors que je pourrai dire : « Mes œuvres sont complètes, et je prendrai mon repos parmi les enfants de mon Fiat suprême. »

Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
Le trajet se fait rapidement sur ces ânes bien nourris. Dans le clair de lune, on a dépassé Cana.
« Si tu permets, je pars en avant. J’arrête le char. Les secousses la font tellement souffrir !
– Vas-y. »
Jonathas pousse son cheval au galop.
Après un assez long parcours au clair de lune, voilà que se dessine la forme sombre d’un grand char couvert, arrêté au bord du chemin. Jésus pique son âne qui part au petit galop. Le voilà près du char. Il descend.
« Le Messie ! » annonce Jonathas.
La vieille nourrice se précipite du char sur la route, et de la route dans la poussière.
« Oh ! Sauve-la ! Elle est en train de mourir.
– Me voici. »
Jésus monte sur le char où on a étendu un tas de coussins ; sur eux se trouve un corps frêle. Dans un coin, il y a une lanterne, des coupes, des amphores. A côté, une jeune servante pleure en essuyant la sueur froide de la mourante. Jonathas accourt avec une des lanternes du char.
Jésus se penche sur la femme qui se laisse aller ; elle est vraiment sur le point de mourir. Il n’y a pas de différence entre la blancheur de son vêtement de lin et la pâleur légèrement bleutée des mains et du visage émaciés. Seuls d’épais sourcils et de longs cils très noirs donnent quelque couleur à ce visage de neige. Elle n’a même plus ce rouge de mauvais augure des poitrinaires sur ses pommettes décolorées. On voit une ombre rose violette, ce sont ses lèvres entrouvertes à cause de sa respiration difficile.
Jésus s’agenouille à côté d’elle et l’observe. La nourrice lui prend la main et l’appelle. Mais l’âme, déjà sur le seuil de l’éternité, n’a plus aucune conscience.
Les disciples et les deux jeunes gens de Nazareth sont arrivés et se pressent contre le char.
Jésus met une main sur le front de la mourante qui ouvre un instant ses yeux embrumés et vagues, puis les referme.
« Elle a perdu conscience » gémit la nourrice.
Et elle pleure plus fort.
Jésus fait un geste :
« Mère, elle va entendre. Aie confiance. »
Puis il appelle :
« Jeanne ! Jeanne ! C’est moi ! C’est moi qui t’appelle. Je suis la Vie. Regarde-moi, Jeanne. »
Avec un regard plus vivant, la mourante ouvre ses grands yeux noirs et observe le visage penché sur elle. Elle a un mouvement de joie et sourit. Elle remue doucement les lèvres pour dire un mot qui, pourtant, n’arrive pas à se faire entendre.
« Oui, c’est moi. Tu es venue, et je suis venu te sauver. Peux-tu croire en moi ? »
La mourante fait un signe de la tête. Toute sa vitalité se rassemble dans ses yeux, qui disent tout ce que la parole ne peut exprimer autrement.
Jésus, tout en restant à genoux et la main gauche sur son front, se redresse et prend son attitude de miracle :
« Eh bien, je le veux. Sois guérie ! Lève-toi. »
Il retire sa main et se met debout.
Une fraction de minute après, Jeanne, femme de Kouza, sans aide d’aucune sorte, s’assied, pousse un cri et se jette aux pieds de Jésus, en criant d’une voix forte, heureuse :
« Oh ! T’aimer, ma Vie ! Pour toujours ! Je suis à toi ! Je suis à toi pour toujours ! Nourrice ! Jonathas ! Je suis guérie ! Ah ! Vite, courez le dire à Kouza. Qu’il vienne adorer le Seigneur ! Oh, bénis-moi, encore, encore, encore ! Oh, mon Sauveur ! »
Elle pleure et rit tout à la fois en baisant les vêtements et les mains de Jésus.
« Je te bénis, oui. Que veux-tu que je fasse d’autre pour toi ?
– Rien, Seigneur. Seulement que tu m’aimes et me permettes de t’aimer.
– Tu ne voudrais pas un bébé ?
– Oh, un bébé !… Mais fais ce que tu veux, Seigneur. Je t’abandonne tout : mon passé, mon présent, mon avenir. Je te dois tout et te remets tout. Toi, donne à ta servante ce que tu sais être le meilleur.
– La vie éternelle, alors. Sois heureuse. Dieu t’aime.
Je m’en vais. Je te bénis et je vous bénis.
– Non, Seigneur. Arrête-toi dans ma maison qui, maintenant, est réellement un rosier fleuri. Permets-moi d’y rentrer avec toi… Ah, que je suis heureuse !