SAINT ALPHONSE-MARIE DE LIGUORI (1696-1787) ÉVÊQUE ET DOCTEUR DE L’ÉGLISE
« Celui qui ne veut que la volonté de Dieu est toujours content, quoi qu’il arrive. » « Tout le bien consiste à aimer Dieu : l’aimer c’est faire sa sainte volonté. » « La plus belle oraison, lorsqu’on est malade, est de se soumettre entièrement à la volonté de Dieu. »
Ce 1ᵉʳ août 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté
De l’Évangile de Matthieu 14, 1-12
En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, apprit la renommée de Jésus et dit à ses serviteurs : « Celui-là, c’est Jean le Baptiste, il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » Car Hérode avait fait arrêter Jean, l’avait fait enchaîner et mettre en prison. C’était à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe. En effet, Jean lui avait dit : « Tu n’as pas le droit de l’avoir pour femme. » Hérode cherchait à le faire mourir, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète. Lorsque arriva l’anniversaire d’Hérode, la fille d’Hérodiade dansa au milieu des convives, et elle plut à Hérode. Alors il s’engagea par serment à lui donner ce qu’elle demanderait. Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. » Le roi fut contrarié ; mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner. Il envoya décapiter Jean dans la prison. La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l’apporta à sa mère. Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, qu’ils ensevelirent ; puis ils allèrent l’annoncer à Jésus.
Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. » Mt 14,8
Au lieu de désirer le bien, elle désire le mal.
18 mars 1922. Le Livre du Ciel, tome 14
J’accompagnais Jésus dans les Douleurs de sa Passion. Il s’est manifesté à moi et Il m’a dit: «Ma fille, le péché enchaîne l’âme et l’empêche de faire le bien. L’esprit sent alors les chaînes de la culpabilité et est gêné dans sa compréhension du bien. La volonté se sent entravée et paralysée. Au lieu de désirer le bien, elle désire le mal. Le désir de voler vers Dieu a les ailes coupées. Comme Je sens de la compassion quand Je vois les hommes enchaînés par leurs fautes ! Voilà pourquoi la première souffrance que J’ai voulu éprouver fut celle d’être enchaîné. Je l’ai voulue pour libérer les hommes de leurs chaînes. Les chaînes qui m’entravaient devinrent des liens d’Amour dès qu’elles m’eurent touché. Quand mes chaînes ont touché l’humanité, elles ont brûlé et détruit les chaînes qui la ligotaient et elles ont lié les hommes à Moi dans l’Amour. Mon amour est un amour actif, Il ne peut exister sans agir. Voilà pourquoi J’ai préparé pour chaque personne ce dont elle aura besoin pour sa réhabilitation, sa guérison et la restauration de sa beauté. J’ai tout fait de telle manière que si les hommes le veulent, ils auront tout le nécessaire à leur disposition. Mes chaînes sont prêtes à brûler les leurs, les morceaux de ma Chair à couvrir leurs blessures et à les embellir, mon sang à leur donner la vie. Tout est prêt ! J’ai réservé pour chacun ce dont il aura besoin personnellement. Comme mon Amour veut agir et se donner, Je me sens poussé par un désir intense, une force irrésistible, qui m’empêchent d’être au repos. Mais sais-tu ce que Je fais quand Je vois que presque personne n’accueille ce que j’offre? Je concentre mes chaînes, les morceaux de ma Chair et mon Sang sur ceux qui me désirent et m’aiment. Je les remplis de Beauté. Ensuite, Je les attache à Moi avec mes chaînes d’Amour pour multiplier leur vie de grâce au centuple. Alors seulement mon Amour trouve son accomplissement, sa satisfaction et son repos.»
Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
Des voix d’hommes agités se font entendre dans le jardin. Ils demandent avec anxiété :
« Le Maître ! Le Maître ! Est-il ici ? »
La voix chantante de la maîtresse de maison leur répond :
« Il est dans la chambre du haut. Qui êtes-vous ? Des malades ?
– Non, des disciples de Jean et nous voulons voir Jésus de Nazareth. »
Jésus se présente à la fenêtre en disant :
« Que la paix soit avec vous… Oh ! C’est vous ? Venez ! Venez ! »
Ce sont les trois bergers Jean, Matthias et Siméon.
« Ah, Maître ! » disent-ils en levant la tête et en montrant un visage boulversé. Même la vue de Jésus ne les apaise pas.
Jésus sort de la pièce pour venir à leur rencontre sur la terrasse. Manahen le suit. Ils se rencontrent justement là où l’escalier débouche sur la terrasse ensoleillée.
Les trois hommes s’agenouillent en baisant le sol. Puis Jean dit, au nom de tous :
« C’est l’heure de nous recueillir, Seigneur, parce que nous sommes ton héritage.»
Des larmes coulent sur le visage du disciple et de ses compagnons. Jésus et Manahen poussent un seul cri :
« Jean ! ?
– Il a été tué… »
Ce mot tombe comme un gigantesque pavé qui couvre tous les fracas du monde. Et pourtant il a été prononcé très doucement. Mais il pétrifie celui qui le dit comme ceux qui l’entendent. On dirait que la terre, pour le recueillir et pour frémir d’horreur, suspend tout bruit tant il y a un moment de silence épais et de profonde immobilité chez les animaux, dans les frondaisons, dans l’air. Suspendu le roucoulement des colombes, coupée la flûte d’un merle, muet le chœur des passereaux ; une cigale qui stridule se tait à l’improviste comme si son organe s’était brisé tout d’un coup, pendant que tombe le vent qui caressait les pampres et les feuilles, avec un gémissement qui imite le frou-frou de la soie et le grincement des pieux.
Jésus devient d’une pâleur d’ivoire et ses yeux se dilatent en s’humectant de larmes. Il ouvre les bras en parlant, mais sa voix est profonde par l’effort qu’il fait pour la rendre assurée :
« Paix au martyr de la justice et à mon précurseur. »
Puis il croise les bras et se recueille ; il prie certainement, en s’unissant à l’Esprit de Dieu et à celui de Jean-Baptiste. Tome 4 – ch 270.3