Il y eut un homme envoyé de Dieu: son nom était Jean. Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui. Jn 1, 6-7
« Il est le seul parmi les saints dont on célèbre la naissance. Il est la ligne de séparation entre l’Ancien Testament et le Nouveau Testament. Il naît six mois avant Jésus. »
Ce 24 juin 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté
De l’Évangile de Luc 1, 57-66.80
Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné. À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. L’enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël.
À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. Lc 1, 64
C’est un grand don que la parole, elle est une effusion de l’âme…
6 novembre 1929. Le Livre du Ciel, tome 27
Ma fille, je suis le centre de toute la Création, mais un centre isolé ; tout est autour de moi, tout dépend de moi, mais comme les choses créées n’ont pas de raison, elles ne me tiennent pas compagnie; elles me rendent gloire, elles m’honorent, mais elles ne brisent pas ma solitude. Les cieux ne parlent pas, le soleil est muet, la mer fait du tumulte avec ses vagues, murmure tacitement, mais elle ne parle pas. C’est la parole qui brise la solitude ; deux êtres qui, par des mots, échangent leurs pensées, leurs affections et ce qu’ils veulent faire, voilà la plus belle joie, la plus pure fête, la compagnie la plus douce. Leurs secrets, manifestés par des mots, forment la plus chère harmonie. Et si ces deux êtres se fondent dans leurs sentiments, dans leurs affections, et que l’un voit sa volonté dans l’autre, c’est la chose la plus agréable qui soit parce que l’un voit sa vie dans l’autre. C’est un grand don que la parole, elle est une effusion de l’âme, un épanchement de l’amour ; elle est la porte de la communication, l’échange des joies et des peines. La parole est le couronnement des œuvres. En fait, qui a formé et couronné l’œuvre de la Création ? La parole de notre Fiat. Quand il parla, les prodiges de nos œuvres surgirent, les unes plus belles que les autres. La parole forma la plus belle couronne pour l’œuvre de la Rédemption. Oh ! Si je n’avais pas parlé, l’Évangile n’existerait pas et l’Église n’aurait rien à enseigner aux peuples. Le grand don de la parole a plus de prix que le monde tout entier. Aussi, fille de mon divin Vouloir, veux-tu savoir qui brise ma solitude au milieu de tant de mes œuvres ? Celle qui vit dans ma Divine Volonté. Elle vient au milieu de ce cercle, et elle me parle ; elle me parle de mes œuvres, elle me dit qu’elle m’aime pour chaque chose créée, elle m’ouvre son cœur et me parle de ses secrets les plus intimes ; elle me parle de mon divin Fiat et de sa peine de ne pas le voir régner. Et mon Cœur, en l’écoutant, sent dans le sien son propre amour et sa propre peine ; il se sent représenté de nouveau et, à mesure qu’elle parle, mon divin Cœur se gonfle d’amour, de joie, et incapable de la contenir, j’ouvre ma bouche et je parle, je parle abondamment. J’ouvre mon Cœur et je répands mes secrets les plus intimes dans son cœur.
Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
Le moment de la circoncision arrive.
« Nous l’appellerons Zacharie. Tu es âgé, et il convient que l’on donne ton nom à l’enfant, disent les hommes.
– Ah, ça non ! S’exclame sa mère. Son nom est Jean. Par son nom, il doit rendre témoignage à la puissance de Dieu.
– Mais quand donc y a-t-il eu un Jean dans notre famille ?
– Peu importe. Il doit s’appeler Jean.
– Qu’en dis-tu, Zacharie ? Tu souhaites qu’il porte ton nom, n’est-ce pas ? »
Zacharie fait signe que non. Il prend la tablette et écrit :
« Son nom est Jean. »
A peine a-t-il fini d’écrire que sa langue se libère et il ajoute :
« Car Dieu nous a fait une grande grâce, à sa mère et à moi son père, ainsi qu’à son nouveau serviteur que voici, qui consacrera sa vie à la gloire du Seigneur et sera qualifié de grand, d’âge en âge et aux yeux de Dieu, parce qu’il s’emploiera à convertir les cœurs au Très-Haut. L’ange l’avait dit, et je ne l’ai pas cru. Mais maintenant je crois et la lumière se fait en moi. Elle est au milieu de nous, mais vous ne la voyez pas. Son sort sera de ne pas être vue, car les hommes ont l’esprit lent et encombré. Mais mon fils la verra et parlera d’elle, et il tournera vers elle les cœurs des justes d’Israël. Ah, bienheureux ceux qui croiront en elle et croiront toujours à la Parole du Seigneur ! Et toi, sois béni, Seigneur éternel, Dieu d’Israël, qui visites et rachètes ton peuple. Tu as fait surgir la force qui nous sauve dans la maison de David ton serviteur, comme tu l’avais dit par la bouche des saints, par tes prophètes, depuis les temps anciens : salut qui nous arrache à l’ennemi, à la main de tous nos oppresseurs, amour que tu montres envers nos pères, mémoire de ton alliance sainte, serment juré à notre père Abraham de nous rendre sans crainte afin que, délivrés de la main des ennemis nous te servions dans la justice et la sainteté, en ta présence, tout au long de nos jours », et ainsi de suite, jusqu’à la fin. (J’ai tout écrit jusqu’à ce point parce que, comme vous le voyez, Zacharie s’adresse directement à Dieu). Tome 1 – ch 24.2