Samedi 13 juin 2026 - Missionnaires de la Divine Volonté

SAINT ANTOINE DE PADOUE

Antoine dit de Padoue (1195-1231) Natif du Portugal, il fut un très grand prédicateur franciscain, canonisé dès 1232 mais déclaré docteur de l’Église seulement en 1946.

 

“Attribuez à Dieu tous les biens que vous avez reçus. Si vous vous attribuez du mérite pour quelque chose qui ne vous appartient pas, vous êtes coupable de vol.”

 

Ce 13 juin 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté

 

De l’Évangile de Luc 2, 41-51
Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume. À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents. Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.

 

« Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Lc 2, 48-49
« Fils, pourquoi nous as-tu fait cela ? » Et lui, avec une dignité divine, nous répondit : « Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je suis venu dans ce monde pour glorifier mon Père ? »

 

La Reine du Ciel dans le royaume de la Divine Volonté
Sois attentive et fixe ton regard tantôt sur Jésus, tantôt sur moi. Je vais te raconter un épisode de ma vie qui, malgré sa fin consolante, fut néanmoins très amer pour moi. Si la Divine Volonté ne m’avait renouvelé sans cesse sa force et ses grâces, je serais morte de douleur.
Nous poursuivions notre vie dans la paisible petite maison de Nazareth et mon cher Fils grandissait en grâces et en sagesse. Il était attachant par la douceur de sa voix, la beauté fascinante de ses yeux et son amabilité. Oui, mon cher Fils était vraiment beau, d’une beauté insurpassable !
Il avait douze ans quand, suivant la coutume et pour solenniser la fête de la Pâque, nous nous sommes rendus à Jérusalem. Pendant le voyage que nous — Jésus, saint Joseph et moi-même — faisions ensemble avec dévotion et recueillement, mon Jésus brisait très souvent le silence pour nous parler de son Père Céleste et de l’immense amour qu’il ressentait dans son Coeur pour les âmes.
À notre arrivée à Jérusalem, nous nous sommes rendus directement au Temple où nous nous sommes prosternés le visage contre terre en profonde adoration et avons longuement prié. Notre prière était si fervente et recueillie qu’elle ouvrit les Cieux, apaisa le Père Céleste et hâta la réconciliation entre lui et les hommes.
Ici, ma fille, je veux te confier une souffrance qui me torture. Beaucoup de personnes se rendent à l’église pour prier mais, malheureusement, leur prière reste sur leurs lèvres parce que leur coeur et leur esprit sont loin de Dieu. Combien vont à l’église par simple habitude ou pour passer le temps !
Ces personnes ferment les Cieux au lieu de les ouvrir.
Comme sont nombreuses les irrévérences commises dans la maison de Dieu ! De combien de fléaux le monde serait épargné et combien de châtiments se changeraient en grâces si toutes les âmes faisaient un effort pour suivre notre exemple !
Seule la prière faite par une âme où règne la Divine Volonté agit de façon irrésistible sur le Coeur de Dieu. Elle est puissante au point de le conquérir et d’obtenir de lui les plus grandes grâces. Prends donc bien soin de vivre dans la Divine Volonté et ta Maman, qui t’aime tant, accordera à tes prières le support de sa puissante intercession.
Après avoir rempli nos devoirs au Temple et célébré la Pâque, nous nous sommes préparés à retourner à Nazareth. Dans la confusion de la foule, nous nous sommes séparés. Je restai avec les femmes et Joseph rejoignit les hommes.
Je regardai autour de moi pour voir si mon Jésus y était et, ne le voyant pas, j’ai pensé qu’il était avec son père Joseph. Mais, quelle ne fut pas ma surprise et mon inquiétude quand, parvenus à l’endroit où nous devions nous rejoindre, je me suis rendue compte qu’il n’était pas avec saint Joseph !
Ignorant ce qui s’était passé, nous avons ressenti tellement de frayeur et de douleur que nous en sommes restés muets.
Écrasés par la douleur, nous sommes retournés hâtivement sur nos pas, demandant anxieusement à tous ceux que nous rencontrions : « Oh ! dites-nous si vous avez vu Jésus, notre Fils, car nous ne pouvons vivre sans lui ! »
En pleurant, nous le décrivions : « Il est très aimable. Ses magnifiques yeux bleus brillent de lumière et parlent au coeur, son regard est ravissant, son front est majestueux, son visage est d’une beauté enchanteresse, sa voix très douce pénètre les coeurs et adoucit toute amertume, et ses cheveux bouclés et dorés le rendent très gracieux.
En lui, tout est majesté, dignité et sainteté ; il est le plus beau parmi tous les enfants des hommes ! » En dépit de nos recherches, personne ne pouvait nous aider. Je pleurais à chaudes larmes et mon Coeur était déchiré à en mourir.
Ma chère fille, si Jésus était mon Fils, il était aussi mon Dieu et, par conséquent, ma douleur était totalement d’ordre divin, c’est-à-dire grande au point de surpasser toutes les autres douleurs réunies. Si la Divine Volonté que je possédais ne m’avait pas soutenue continuellement de sa force divine, je serais morte de douleur.
Voyant que personne ne pouvait nous aider, j’interrogeai anxieusement les anges qui m’entouraient : « Mais, dites-moi, où est mon bien-aimé Jésus ? Où devons-nous diriger nos pas pour le retrouver ?
Oh ! dites-lui que je ne peux pas en supporter davantage ; apportez-le moi sur vos ailes et déposez-le dans mes bras ! Mes anges, ayez pitié de mes larmes ! Aidez-moi, apportez-moi mon Jésus!»
Comme toutes nos recherches demeuraient vaines, nous sommes retournés à Jérusalem. Après trois jours de peines cruelles, de larmes, d’anxiété et de peurs, nous sommes entrés dans le Temple.
Les yeux attentifs, je regardais partout quand, finalement, débordante de joie, j’aperçus mon Fils au milieu des docteurs de la loi. Il parlait avec une telle sagesse et une telle majesté qu’il émerveillait tous ceux qui l’écoutaient. Dès que je l’eus aperçu, j’ai senti la vie revenir en moi et, immédiatement, j’ai compris la raison cachée de sa disparition.
Maintenant, un mot pour toi, ma fille chérie. Dans ce mystère, mon Fils voulait me donner et te donner un sublime enseignement. Pourrais-tu penser qu’il ignorait ce que je souffrais ? Au contraire, mes larmes, mes recherches et mes intenses douleurs se répercutaient dans son Coeur.
Ainsi, durant ces heures si pénibles, il sacrifia à la Divine Volonté sa propre Maman, celle qu’il aimait tant, pour me montrer que, réciproquement, j’aurais un jour à sacrifier à la Suprême Volonté la Vie de mon cher Fils.
Dans cette douleur indicible, je ne t’ai pas oubliée, ô ma fille. Considérant que cet épisode pourrait te servir d’exemple, je le conservai pour toi afin que, le moment venu, tu aies la force de tout sacrifier à la Divine Volonté.
Quand Jésus eut fini de parler, nous nous sommes approchés avec révérence et lui avons fait un doux reproche : « Fils, pourquoi nous as-tu fait cela ? » Et lui, avec une dignité divine, nous répondit : « Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je suis venu dans ce monde pour glorifier mon Père ? »
Ayant compris la haute signification de sa réponse et adoré dans la Divine Volonté, nous sommes retournés à Nazareth.

Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
Enseignement de Jésus :
 Revenons au Temple où, à l’âge de douze ans, je suis en train de discuter. Revenons même sur les chemins qui mènent à Jérusalem et de Jérusalem au Temple.
       Tu vois la douleur de Marie lorsque, au moment où les groupes d’hommes et de femmes se réunissent, elle se rend compte que je ne suis pas avec Joseph.
       Elle ne s’emporte pas en durs reproches envers son époux. Toutes les femmes l’auraient fait. Elles l’auraient fait pour bien moins que cela, en oubliant que l’homme est toujours le chef de famille.
       Mais la douleur qui se manifeste sur le visage de Marie transperce le cœur de Joseph plus qu’aucun reproche. Marie ne s’abandonne pas à des scènes dramatiques. Vous le faites pour bien moins que cela afin qu’on vous remarque et pour vous attirer la pitié. Mais sa douleur contenue est si évidente, à voir le tremblement qui la saisit, la pâleur de son visage, ses yeux dilatés, qu’elle émeut davantage qu’une scène de pleurs et de cris.
       Elle ne sent plus la fatigue ni la faim. Pourtant, l’étape avait été longue et depuis si longtemps elle n’avait rien pris ! Mais elle laisse tout : la couchette que l’on préparait, la nourriture qui va être distribuée. Elle revient sur ses pas. C’est le soir et la nuit tombe. Peu importe. Chaque pas la rapproche de Jérusalem. Elle arrête les caravanes, les pèlerins, elle les interroge. Joseph la suit et l’aide. Une journée de marche à rebours, et puis l’angoissante recherche dans toute la ville.
       Où, où donc peut être son Jésus ? Dieu permet que, pendant de si longues heures, elle ne sache pas où me chercher. Chercher un enfant au Temple n’avait pas de sens. Que pouvait bien faire un enfant au Temple ? Tout au plus s’il était perdu en ville et y était revenu, porté par ses petits pas, sa voix plaintive aurait appelé sa maman et attiré l’attention des adultes, des prêtres, qui auraient pensé à rechercher ses parents au moyen d’écriteaux apposés sur les portes. Or il n’y avait aucun écriteau. Personne en ville ne savait rien de cet enfant. Beau ? Blond ? Robuste ? Mais il y en a tellement ! C’était insuffisant pour pouvoir affirmer : “ Je l’ai vu, il était ici ou là ! ”
       Puis, après trois jours ­ qui symbolisent les trois jours de sa future angoisse, Marie, à bout de forces, pénètre dans le Temple, traverse les cours et les vestibules. Rien. Elle cherche, elle court, la pauvre Maman, partout où elle entend une voix d’enfant. Les bêlements des agneaux eux-mêmes lui paraissent être la voix de celui qu’elle cherche. Mais Jésus ne pleure pas : il enseigne. Voilà que Marie entend, par-delà une barrière de personnes, la chère voix qui dit : “ Ces pierres frémiront… ” Elle tente de se frayer un chemin à travers la foule et elle y réussit après beaucoup d’efforts. Le voilà, son Fils, les bras ouverts, bien droit au milieu des docteurs.
       Marie est la Vierge prudente mais, cette fois, le chagrin la fait sortir de sa réserve. C’est un ouragan qui abat tout obstacle. Elle court vers son Fils, l’embrasse en le soulevant de son siège et le pose à terre en s’écriant :
       “ Oh ! Pourquoi nous as-tu fait cela ? Cela fait trois jours que nous marchons à ta recherche. Ta Mère se meurt de chagrin, mon Enfant. Ton père tombe de fatigue. Pourquoi, Jésus ? ”
       On ne demande pas “ pourquoi ” à Celui qui sait. Le “ pourquoi ” de sa façon d’agir. A ceux qui sont appelés, on ne de­mande pas “ pourquoi ” ils laissent tout pour suivre la voix de Dieu. J’étais la Sagesse et je savais. J’étais “ appelé ” à une mission et je l’accomplissais. Au-dessus du père et de la mère de la terre, il y a Dieu, le Père divin. Ses intérêts dépassent les nôtres, ses affections passent avant toutes les autres. C’est ce que je réponds à ma Mère.
       Je termine l’enseignement aux docteurs par l’enseignement à Marie, Reine des docteurs. Et elle ne l’a jamais oublié. Le soleil est revenu dans son cœur, tandis qu’elle me tient par la main, humble et obéissant, mais mes paroles lui sont restées au plus profond du cœur. Beaucoup de jours ensoleillés ou nuageux passeront au cours de ces vingt et une années où je serai encore sur terre. Beaucoup de joies et beaucoup de peines et de pleurs alterneront dans son cœur pendant les vingt et une autres années qui suivront, mais elle ne demandera plus : “ Pourquoi, mon Fils, nous as-tu fait cela ? ”
       Apprenez cette leçon, ô hommes arrogants. Tome 1 – ch 41.11