Dimanche 17 mai 2026 - Missionnaires de la Divine Volonté
Ce 17 mai 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté 

 

De l’Évangile de Jean 17, 1b-11a
En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. »

 

Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Jn 14, 4
Puisque Je suis vrai homme et vrai Dieu, J’ai retourné à mon Père toute la gloire et les droits qui lui étaient dus.

 

26 novembre 1921. Le livre du Ciel, tome 13
«Mais mes œuvres portent la marque de l’Éternel. Ma sagesse infinie et mon amour éternel
ne pouvaient laisser l’œuvre de la Création sans les résultats prévus pour ma gloire. Considère, par exemple, la Rédemption: J’ai voulu expier les péchés des hommes à travers beaucoup de souffrances, en ne faisant jamais ma propre Volonté, mais toujours celle de mon Père, même dans les choses les plus insignifiantes, telles que respirer, regarder, parler, etc. Mon Humanité ne pouvait bouger ni avoir la vie à moins d’être animée par la Volonté de mon Père. J’aurais préféré mourir mille fois plutôt que de respirer une seule fois hors de sa Volonté. De cette manière, J’ai attaché de nouveau la volonté humaine à la Volonté Divine. Et puisque Je suis vrai homme et vrai Dieu, J’ai retourné à mon Père toute la gloire et les droits qui lui étaient dus. Cependant, ma Volonté et mon amour ne voulaient pas rester seuls dans mes œuvres. Ils voulaient à mes côtés des images de Moi. Mon Humanité avait rétabli la Création selon les desseins du Créateur. Mais l’objectif de la
Rédemption était en péril à cause de l’ingratitude des hommes, dont un grand nombre était en perdition. Aussi, pour assurer que la Rédemption m’apporte gloire complète et pour rétablir tous les droits qui m’étaient dus, J’ai choisi une autre créature dans la famille humaine: ma Mère, fidèle réplique de moi même, dont la volonté était complètement immergée dans la mienne et en qui j’ai concentré tous les fruits de la Rédemption. Et même si aucune autre créature n’avait profité de la Rédemption, ma Mère m’aurait, à elle seule, accordé tout ce que les créatures m’auraient refusé. J’en viens maintenant à toi. J’étais vrai Dieu et vrai homme et ma chère Mère était innocente et sainte. Notre amour nous a poussés plus loin: nous voulions une autre créature qui, conçue comme toutes les autres créatures humaines, puisse prendre la troisième place à mes côtés. Je n’étais pas content que seulement Moi même et ma Mère soient intégrés à la Divine Volonté. Nous voulions d’autres enfants qui, au nom de toutes les créatures et vivant en complet accord avec notre Volonté, puissent nous donner gloire et amour divin au nom de tous. Ainsi, alors qu’il n’existait encore rien ici bas, Je t’ai appelée. De même que je contemplais avec plaisir ma chère Mère et Je me réjouissait en elle, Je la caressait et déversait en elle par torrents tous les dons de la Divinité, Je t’ai contemplée avec plaisir, Je t’ai caressée et les torrents qui se déversaient sur ma Mère se sont aussi répandus sur toi, dans la mesure où tu pouvais les recevoir. Ces torrents t’ont préparée, t’ont précédée, t’ont embellie et t’ont donné la grâce que ma Volonté et non pas la tienne s’intègre à la tienne de manière à animer même tes actes les plus infimes. En chacun de tes actes coulaient ma Vie, ma Volonté et tout mon Amour. Comme Je suis content! Quelle joie cela me donne! Voilà pourquoi Je t’appelle le deuxième appui après ma Mère. Je ne me suis pas appuyé sur toi car tu n’étais rien et Je ne le pouvais pas. Je me suis plutôt appuyé sur ma propre Volonté en toi. Ma Volonté est Vie. Celui qui la possède a la Vie et peut porter l’auteur de la Vie.

Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
La discrétion de Marie
Jésus dit :
[…]  « Ma Mère s’est appelée la ‘Silencieuse’. Il faudrait ajouter beaucoup d’attributs à ses litanies et il y aurait beaucoup à méditer sur ces attributs. Vierge silencieuse, vierge lumineuse et Mère de la Lumière elle l’était et l’est.
Elle a soulevé, avec une extrême réticence, quelques voiles à mes évangélistes, mais uniquement pour les choses que, dans son savoir surnaturel, elle jugeait utiles à mon intérêt. En ce qui la concerne, silence absolu. Elle gardait tout dans son cœur, comme l’affirme Luc, et de son cœur, elle tira des souvenirs pour ses chers comme des perles d’un coffre.
Il ne faut donc pas s’étonner que les gens dans la foule ne pussent pas comprendre, tout en étant sanctifiés par le passage de ma Mère. Ils n’étaient pas, comme elle a dit, des saints. Plus ou moins bons, ils avaient Dieu loin de leur cœur, et là où Dieu n’est pas, il n’y a pas de lumière.
Il ne faut pas s’étonner non plus que Dieu ait protégé la Bénie sous le voile d’une vie en apparence ordinaire. Dieu n’aime pas ce qu’aiment les humains : les célébrations et encore moins les auto-célébrations humaines. Il se drape de réserve et en enveloppe ses bien-aimés. Le monde est profanateur et Satan est d’autant plus rusé qu’il est vaincu. Dieu préserve des curiosités baveuses et des pièges empoisonnés ses créatures les plus chères et lui-même en elles, puisqu’il prend grand soin de ses instruments, voulant d’eux l’accomplissement de leur mission. Il révèle la vérité cachée seulement aux ‘Saints’.
Et il ne faut pas s’étonner que Marie, après ma naissance, apparût encore plus comme une femme ordinaire : une jeune mère, rien d’au­tre. Comme l’encensoir dont était sortie l’Hostie très sainte, elle était maintenant la Toute Sainte pour elle-même, mais elle ne portait plus le Saint des saints. Et si l’on songe au fait que le Saint des saints, au moment où il racheta avec une éternelle souveraineté la Terre et ses vivants, ses défunts et ses futurs habitants, apparut aux yeux du monde comme un malfaiteur torturé pour ses méfaits, il est logique que sa Mère, du moment où elle devint co-Rédemptrice et qu’elle participa donc au rachat de la Terre, apparût comme une simple, pau­vre femme.
Le temps lumineux pendant lequel je me suis formé en elle s’était écoulé et la splendeur de la joie, qui en cette nuit avait rempli le cœur de Marie, la grotte et les Cieux, s’atténua à l’aube du jour où commença à se lever le soleil de la rédemption, soleil teinté de sang, composé de douleur infinie. L’aurore trouva Marie déjà plongée dans la pensée des tourments à venir. L’offrande avait déjà été faite en mon nom et les deux phrases plus chrétiennes de la Terre s’étaient nouées l’une à l’autre pour former une chaîne et étrangler le Mal : ‘Voici la servante du Seigneur’ et ‘Seigneur, que ta volonté soit faite’.
Saintes lèvres, lèvres bénies de ma Mère, qui avez prêté à ma nullité d’enfant le son virginal des paroles parfaites ! Le Ciel se pencha sur son ‘oui’ héroïque, répété lorsque la maternité le rendait doublement héroïque, et vénéra en elle la Martyre rédemptrice. Comme un collier auquel s’ajoute de jour en jour une perle, la suite des jours douloureux de Marie commença. A la fin, il y eut le Golgotha.
C’est pour cette longue douleur que je vous dis : ‘Aimez-la’. Je vous bénis quand vous m’aimez. Mais pour l’amour que vous donnez à ma Mère, je vous prépare une demeure plus resplendissante au Ciel. »

Les Cahiers de 1943, 3 décembre