Ce 16 mai 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté
De l’Évangile de Jean 16, 23b-28
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi votre joie sera parfaite. En disant cela, je vous ai parlé en images. L’heure vient où je vous parlerai sans images, et vous annoncerai ouvertement ce qui concerne le Père. Ce jour-là, vous demanderez en mon nom ; or, je ne vous dis pas que moi, je prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et vous avez cru que c’est de Dieu que je suis sorti. Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père. »
Amen, amen, je vous le dis : ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Jn 16, 23b
Dis-moi ce que tu veux. » Et sois certaine que tu obtiendras toujours des dons et des faveurs.
25 novembre 1934. Le livre du Ciel tome 33
Ma fille, ma fille, si tu pouvais savoir avec quelles impatiences, avec quels soupirs j’attends et attends encore de te voir revenir dans ma Volonté, tu reviendrais plus souvent. Mon amour ne me laisse pas de repos tant que je ne te vois pas sauter dans mes bras pour que je puisse te donner mon amour, ma tendresse paternelle, et recevoir le tien. Mais sais-tu quand tu sautes dans mes bras ? Lorsque, toute petite, tu veux m’aimer et que tu ne sais pas comment faire, c’est ton « Je t’aime » qui te fait sauter dans mes bras. Et comme tu vois que ton « Je t’aime » est tout petit, tu prends hardiment mon amour pour me dire un très grand « Je t’aime», et j’ai le plaisir d’avoir ma fille qui m’aime avec mon amour. Mes délices sont d’échanger mes actes avec cette créature dans ma Volonté, car c’est à mes enfants que je donne, et non à des étrangers à qui je devrais donner avec mesure, mais pour mes enfants, je leur laisse prendre ce qu’ils veulent. Ainsi, chaque fois que tu penses à faire couler des petits actes dans ma Volonté, ta prière, tes souffrances, ton « Je vous aime », ton travail, ce sont des petites visites que tu rends à ton Père pour lui demander quelque chose et ton Père peut alors te répondre : « Dis-moi ce que tu veux. » Et sois certaine que tu obtiendras toujours des dons et des faveurs. Jésus a gardé le silence et j’ai ressenti le besoin extrême de me reposer dans ses bras pour me consoler de ses nombreuses privations. Mais je me suis aperçue avec surprise que mon doux Jésus avait un pinceau à la main et qu’avec une admirable maîtrise, il peignait dans mon âme vivante les actes de la Divine Volonté
accomplis dans la Création et la Rédemption. Il reprit la parole et ajouta : Ma Volonté renferme toutes choses, à l’intérieur comme à l’extérieur d’elle-même, et là où elle règne, elle ne sait ni ne peut être sans la vie de ses actes, parce que l’on peut appeler ses actes les bras, le pas, la parole de ma Volonté. C’est pourquoi être dans la créature sans ses œuvres serait pour ma Volonté comme une vie brisée, ce qui ne peut pas être. Par conséquent, je ne fais rien d’autre que peindre ses œuvres afin que là où il y a la vie, ses œuvres deviennent centrales. Tu vois par conséquent dans quel abîme divin se trouve la créature qui possède ma
Volonté en elle. Elle ressent en elle-même sa vie avec toutes ses œuvres centralisées dans sa petitesse, pour autant que cela soit possible pour une créature ; et en dehors d’elle-même, la créature ressent son infinité qui possède la force communicative et il lui semble être sous une pluie abondante qui fait pleuvoir sur elle ses œuvres, son amour et la multiplicité de ses biens divins. Ma Divine Volonté comprend toute chose et veut tout donner à la créature. Elle veut pouvoir dire : « Je ne lui ai rien refusé, j’ai tout donné à celle qui vit dans ma Volonté. »

Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
Qu’est-ce que la pensée ?
Jésus dit :
[…] « Qu’est-ce que la pensée ? C’est l’âme de la parole. Quand deux personnes s’aiment, ils ne se contentent pas de se dire le nécessaire, mais ils se communiquent aussi leurs pensées les plus intimes. Oh ! Quelle joie de pouvoir dire à celui que l’on aime ce qui, tel un éclair, une musique, un frémissement, bouillonne dans l’esprit et par là se distingue des brutes, dont les mouvements mentaux se bornent aux besoins élémentaires de la vie!
L’homme pense, et il tire de sa pensée des chefs-d’œuvre d’art, de génie, de beauté. L’homme pense, et il trouve dans cette pensée un ami intime dont la compagnie emplit même la solitude de l’ermite. La pensée de l’homme étant spirituelle, elle embrasse l’univers tout entier. Elle se plonge dans le souvenir d’époques lointaines, elle s’immerge dans les prévisions des temps à venir, elle étudie, contemple et médite les œuvres admirables de Dieu dans la création, elle réfléchit sur les mystères des hommes. Tout homme est en effet un mystère enfermé sous un vêtement mortel, lumineux ou sombre selon que son âme est sainte ou satanique; ce mystère là est connu de Dieu seul, à qui rien n’échappe. De la contemplation des choses et des hommes elle s’élève à la contemplation de Dieu.
Elle ressemble à un aigle qui, de la vallée, fuse vers les sommets puis s’élève encore plus haut dans le ciel, monte vers le soleil, cherche les étoiles : de même, la pensée humaine peut s’élever, embrasser, se plonger dans la pureté resplendissante de Dieu après avoir médité sur la capacité humaine, sur l’immensité divine après avoir réfléchi à la relativité humaine, sur l’éternité divine après avoir contemplé le caractère éphémère de l’homme, sur la perfection après avoir regardé l’imperfection humaine, sans orgueil qui aveugle.
Eh bien ! Qu’il est doux de communiquer nos pensées à ceux que nous aimons, ses lumières offertes comme des perles à ceux qui nous sont le plus cher ! C’est l’amour de l’amour, le plus pur, le plus élevé.
Je veux vous partager ma pensée, vous faire comprendre la pensée cachée dans la Parole. C’est comme si je vous prenais et vous mettais dans mon esprit pour vous faire connaître les trésors qui y sont enfermés. Et cela pour vous rendre toujours plus semblables à moi, par conséquent plus agréables à mon Père, qui est aussi le vôtre. »
Les Cahiers de 1944, 19 mars