Lundi 18 mars 2024 - Missionnaires de la Divine Volonté
  1. De l’Évangile de Jean 8, 1-12
En ce temps-là, Jésus s’en alla au mont des Oliviers. Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. » 

 

« Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. » Jn 8, 12
« Promets-moi de ne plus jamais pécher. Tiens-toi loin de l’ombre même du péché. »

 

Le livre du Ciel Tome 1 (109)
Si les gens comprenaient la Bonté de Dieu et la laideur du péché, ils banniraient
complètement le péché de la terre. Ils seraient saisis par de grands remords et par la contrition pour leurs péchés, ou ils mourraient. S’ils savaient l’infinie Bonté de Dieu, ils se rendraient à elle. Et les choisis trouveraient auprès de Dieu une immense fontaine de grâces dédiées à leur sanctification et à leur béatification. Quand Jésus vit que je ne pouvais plus porter l’angoisse et l’amertume du péché, il se retira, me laissant plongée dans mes réflexions sur le mal fait par le péché. Dans sa Bonté de toujours, il me préserva du Jugement de son Père et il me donna des grâces nouvelles. Après un long intervalle, Jésus revint de nouveau pour me permettre de continuer ma confession qui, quoique interrompue par moments, dura environ sept heures. Quand le très aimable Jésus eut fini d’entendre ma confession, il quitta sa position de Juge et assuma celle d’un Père aimant. J’étais habitée par la constatation
inexorable que mon chagrin, pourtant grand, était insuffisant à me faire expier comme je le méritais pour mes offenses perpétrées contre mon Dieu. Jésus, pour me dérider, dit : « Je veux ajouter un supplément. Je vais appliquer les mérites de mes souffrances du Jardin de Gethsémani à ton âme. Cela suffira à satisfaire à la Justice divine. » Je me sentis alors mieux
disposée à recevoir l’absolution de Jésus pour mes péchés. Aussi, prosternée à ses pieds, pleinement humiliée et confondue, je lui ai dit : « Dieu Très Grand, j’implore ta Miséricorde et ton Pardon pour mes péchés si nombreux et graves.  Je désirerais que mes capacités
soient multipliées à l’infini pour que je puisse adéquatement faire l’éloge de ton infinie Miséricorde. Ô Père Céleste, pardonne le grand affront que je t’ai fait en péchant contre toi, et daigne me donner ton paternel pardon. » Il me dit alors : « Promets-moi de ne plus jamais
pécher. Tiens-toi loin de l’ombre même du péché. » Je répondis : « Oh ! oui ! je le promets un millier de fois et je désire mourir plutôt que d’offenser mon Créateur, mon Rédempteur et mon Sauveur. Jamais ! Jamais plus ! » Sur quoi Jésus leva sa Main droite, prononça les paroles de l’absolution, et permit à une rivière de son Sang Précieux de couler sur mon âme.

Correspondances dans « L’évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta

Jésus avait interrompu son discours à l’arrivée tumultueuse des pharisiens, il avait promené un regard pénétrant sur la meute haineuse, puis avait tourné les yeux sur la femme avilie, jetée à ses pieds. Mais il ne dit mot. Il s’est penché, tout en restant assis et, d’un doigt, il écrit sur les pierres du portique que la poussière soulevée par le vent recouvre d’une couche épaisse. Eux parlent, et lui écrit.
       « Maître, c’est à toi que nous parlons. Ecoute-nous. Réponds-nous. Tu n’as pas compris ? Cette femme a été prise en flagrant délit d’adultère. Dans sa maison, dans le lit de son mari. Elle l’a souillé par sa passion. »
       Jésus écrit.
       « Mais c’est un abruti, cet homme ! Vous ne voyez pas qu’il ne comprend rien et qu’il trace des signes sur la poussière comme un pauvre fou ?
       – Maître, pour ton bon renom, parle. Que ta sagesse réponde à nos questions. Nous te le répétons : cette femme ne manquait de rien. Elle avait vêtements, nourriture, amour. Or elle a trahi. »
       Jésus écrit.
       « Elle a menti à l’homme qui avait confiance en elle. De sa bouche menteuse, elle l’a salué, elle l’a accompagné jusqu’à la porte en souriant, puis elle a ouvert la porte secrète et a fait entrer son amant. Et pendant que son mari était absent et travaillait pour elle, elle s’est vautrée dans sa luxure comme une bête immonde.
       – Maître, plus encore que de la couche nuptiale, elle a profané la Loi. C’est une rebelle, une sacrilège, une blasphématrice. »
       Jésus écrit. Du pied, il efface et écrit plus loin, en tournant lentement sur lui-même pour trouver de la place. On dirait un enfant qui s’amuse. Mais ce qu’il écrit, ce ne sont pas des mots pour rire. Il a écrit successivement : “ Usurier ”, “ Faussaire ”, “ Fils irrespectueux ”, “ Fornicateur ”, “ Assassin ”, “ Profanateur de la Loi ”, “ Voleur ”, “ Luxurieux ”, “ Usurpateur ”, “ Mari et père indigne ”, “ Blasphémateur ”, “ Rebelle à Dieu ”, “ Adultère ”. Il écrit et écrit encore pendant qu’interviennent de nouveaux accusateurs.
       « Mais enfin, Maître ! Rends ton jugement ! Cette femme doit être jugée. Elle ne peut de son poids contaminer la terre. Son souffle est un poison qui trouble les cœurs. »
       Jésus se lève. Mon Dieu, quel visage ! Ses yeux sont des éclairs qui foudroient les accusateurs. Il semble encore plus grand, tant il redresse la tête. On dirait un roi sur son trône, tant il est sévère et solennel. Son manteau est tombé d’une épaule et forme une légère traîne derrière lui, mais il ne s’en soucie pas.
       Le visage fermé et sans la moindre trace de sourire sur les lèvres ni dans les yeux, il darde son regard sur la foule, qui recule comme devant deux lames acérées. Il les fixe un par un, en semblant fouiller en eux avec une intensité qui fait peur. Ceux qu’il dévisage ainsi cherchent à reculer dans la foule et s’y perdre ; ainsi le cercle s’élargit et s’effrite, comme miné par quelque force cachée.
       Finalement, il parle :
       « Que celui d’entre vous qui est sans péché lance à la femme la première pierre. »
       Sa voix est un tonnerre qu’accompagnent des regards encore plus fulgurants. Jésus a croisé les bras et reste sans bouger, droit comme un juge qui attend. Son regard ne laisse pas en paix : il fouille, pénètre, accuse.
       C’est d’abord un homme qui s’éloigne, tête basse, puis deux, puis cinq, puis toute l’assistance, par groupes. Non seulement les scribes et les pharisiens, mais aussi ceux qui se tenaient auparavant autour de Jésus et d’autres, qui s’étaient approchés pour entendre le jugement et la condamnation et qui, les uns comme les autres, s’étaient unis pour insulter la coupable et réclamer sa lapidation.
       Jésus reste seul avec Pierre et Jean. Je ne vois pas les autres apôtres.
       Pendant la fuite des accusateurs, Jésus s’est remis à écrire : “ Pharisiens ”, “ Vipères ”, “ Tombeaux de pourriture ”, “ Menteurs ”, “ Traîtres ”, “ Ennemis de Dieu ”, “ Insulteurs de son Verbe ” (…) Tome 7 – ch 494.2