Samedi 29 juillet 2023 - Missionnaires de la Divine Volonté

SAINTES MARTHE ET MARIE ET SAINT LAZARE

De l’Évangile de Luc 10, 38-42
En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. » 

 

Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Luc 10, 39
Pour l’âme qui est tout intentionnée à m’écouter, ma parole est un soleil qui non seulement réjouis l’entendement,  mais qui nourrit l’esprit et rassasie le cœur de moi et de mon amour.

 

Le livre du Ciel Tome 10, 14 décembre 1911
Je poursuis mes jours très amers mais résignée au Vouloir de Dieu. Lorsque mon aimable Jésus se laisse voir, il est toujours affligé et bouleversé. Il semble qu’il ne veut plus me porter attention en rien. Ce matin en se laissant voir, il a mis deux pendants à mes oreilles. Ils étaient si brillants qu’ils ressemblaient à deux soleils. Puis il m’a dit :
« Ma fille bien aimée, pour l’âme qui est tout intentionnée à m’écouter, ma parole est un soleil qui non seulement réjouis l’entendement,  mais qui nourrit l’esprit et rassasie le cœur de moi et de mon amour. Ah ! On ne veut pas comprendre que toute mon intention est de voir à ce que tous soit centrés en moi, sans porter attention à rien qui soit hors de moi. Vois-tu cette âme là-bas (la pointant du doigt) ? Avec la façon qu’elle scrute tout, qu’elle porte attention à tout, qu’elle se laisse impressionner par tout jusqu’aux excès, et même par les choses saintes, ce n’est rien d’autre que de vivre à l’extérieur de moi. Et l’âme qui vit hors de moi, comme conséquence, éprouve beaucoup d’elle-même. Elle croit qu’elle m’honore, mais c’est tout le contraire.

Correspondances dans « L’évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :
Marthe survient toute essoufflée :
“Tu es encore ici, Marie ? Et moi je me fais tant de soucis !… L’heure avance. Les invités seront bientôt là, et il y a tant à faire. Les servantes sont au pain, les serviteurs découpent et font cuire les viandes. Moi je prépare les nappes, les tables et les boissons. Mais il y a encore les fruits à cueillir et l’eau de menthe et de miel à préparer…”
Marie écoute tant soit peu les lamentations de sa sœur. Avec un sourire bienheureux, elle continue de regarder Jésus sans bouger de place.
Marthe réclame l’aide de Jésus :
“Maître, regarde comme je suis échauffée. Te paraît-il juste que je sois seule à faire les préparatifs ? Dis-lui, Toi, de m’aider.”
144> Marthe est vraiment énervée.
Jésus la regarde avec un sourire qui est à moitié doux, à moitié un peu ironique, ou plutôt moqueur.
Marthe s’offense un peu :
“Je parle sérieusement, Maître. Regarde-la comment elle est oisive pendant que je travaille. Et elle est ici à regarder…”
Jésus prend un air plus sérieux :
“Ce n’est pas de l’oisiveté, Marthe. C’est de l’amour. L’oisiveté, c’était avant. Et tu as tant pleuré pour cette oisiveté indigne. Tes larmes ont rendu encore plus agile ma démarche pour la sauver pour Moi et la rendre à ton honnête affection. Voudrais-tu lui disputer l’amour qu’elle a pour son Sauveur ? Préférerais-tu alors qu’elle soit loin d’ici pour ne pas te voir travailler, mais aussi loin de Moi ? Marthe, Marthe ! Dois-je donc te dire qu’elle (et Jésus lui met la main sur la tête), venue de si loin, t’a surpassée en amour ? Dois-je donc dire qu’elle, qui ne savait pas une seule parole de bien, est maintenant savante dans la science de l’amour ? Laisse-la à sa paix ! Elle a été si malade ! Maintenant c’est une convalescente qui revient à la santé en buvant les boissons qui la fortifient. Elle a été tellement tourmentée… Maintenant, sortie du cauchemar, elle regarde autour d’elle et en elle, et elle se découvre nouvelle et elle découvre un monde nouveau. Laisse-la s’en donner la sécurité. C’est avec son “nouveau” qu’elle doit oublier le passé et se conquérir l’éternité… Elle ne sera pas seulement conquise par le travail, mais aussi par l’adoration. Il aura une récompense celui qui aura donné un pain à l’apôtre et au prophète, mais double récompense aura celui qui aura oublié même de se nourrir pour m’aimer, parce qu’il aura eu l’esprit plus grand que la chair, un esprit qui aura crié plus fort que les besoins humains, même licites. Tu te préoccupes de trop de choses, Marthe. Pour elle, il n’y en a qu’une seule. Mais c’est celle qui suffit à son esprit et surtout à son Seigneur qui est aussi le tien. Laisse tomber les choses inutiles. Imite ta sœur. Marie a choisi la meilleure part. Celle qui ne lui sera jamais ôtée. Quand toutes les vertus seront dépassées, parce qu’elles ne seront plus nécessaires aux citoyens du Royaume, la seule qui restera sera la Charité. Elle restera toujours. Elle seule, souveraine. Marie, elle l’a choisie, elle l’a prise comme écu et comme bourdon. Avec elle, comme sur des ailes d’anges, elle arrivera dans mon Ciel.”

 377.6 – Marthe, mortifiée, baisse la tête et s’en va.
145> “Ma sœur t’aime beaucoup et se donne du mal pour te faire honneur…” dit Marie pour l’excuser.
“Je le sais et elle en sera récompensée. Mais elle a besoin d’être purifiée, comme s’est purifiée cette eau, de sa façon de penser humaine. Regarde comme l’eau est redevenue limpide pendant que nous parlions. Marthe se purifiera grâce aux paroles que je lui ai dites. Toi… toi, par la sincérité de ton repentir…”
“Non, par ton pardon, Maître. Mon repentir ne suffisait pas pour laver mon grand péché…”
“Il suffisait et il suffira pour toutes tes sœurs qui t’imiteront. Pour tous les pauvres infirmes de l’esprit. Le repentir sincère est un filtre qui purifie; l’amour ensuite est la substance qui préserve de toute nouvelle souillure. Voilà la raison pour laquelle ceux que la vie a rendus adultes et pécheurs pourront redevenir innocents comme des enfants et entrer comme eux dans mon Royaume. Allons maintenant à la maison. Que Marthe ne reste pas trop dans sa douleur. Apportons-lui notre sourire d’Ami et de sœur.” Tome 6, chapitre 377.