SAINT CHARBEL MAKHLOUF (1828-1898)
Il meurt la veille de Noël 1898. Les phénomènes surnaturels se multiplient autour de sa dépouille puis de sa tombe. Exhumé trois fois, de 1899 à 1950, son corps, intact mais d’où suintait un liquide rougeâtre, attire les foules. Plus de 13 000 guérisons miraculeuses lui sont attribuées. L’ermite maronite est un exemple de confiance joyeuse et constante en l’amour de Dieu et de disponibilité absolue au prochain, étayées par la méditation et la prière.
Ce 24 juillet 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté
de l’Évangile de Matthieu 13, 18-23
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Écoutez ce que veut dire la parabole du semeur. Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt. Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »
Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Mt 13, 23
Comme il est beau de voir cette créature embellie, fécondée par notre divine semence!
17 mai 1938. Le Livre du Ciel, tome 36
Ma fille, tout comme le soleil sème chaque jour lumière, chaleur, douceur, parfum, couleur et fécondité avec diversité pour embellir ainsi toute la terre, et que par le toucher de sa lumière et la formation de sa chaleur il féconde les plantes, les fait mûrir, produit la variété des couleurs et des parfums dans les fleurs pour le doux enchantement des générations humaines, il en va de même pour celle qui vit dans ma Volonté. La Divine Volonté surpasse l’action du soleil et sème en celle qui vit en elle : lumière, amour, variété de beautés et de
sainteté, donnant à chaque semence la divine fécondité. Et comme il est beau de voir cette créature embellie, fécondée par notre divine semence! La beauté de cette créature est extraordinaire, au point de faire l’enchantement de nos pupilles divines ! Ma fille, pour recevoir la semence du soleil, la terre, les fleurs et les plantes doivent accepter de recevoir le contact de sa lumière et de sa chaleur, sinon le soleil restera dans les hauteurs de sa sphère sans pouvoir agir sur la terre qui sera stérile, sans fécondité ni beauté. Car pour donner et recevoir un bien, il est nécessaire d’avoir une union, un accord de part et d’autre, sans quoi
il est impossible à l’un de donner et à l’autre de recevoir. De la même manière, l’âme, pour recevoir la semence de ma Volonté, doit vivre en elle. Elle doit être toujours en union avec cet accord. Elle doit se rendre malléable pour recevoir la vie nouvelle que ma Volonté veut lui donner. Sinon, ma Volonté fait comme le soleil : elle ne sème pas et la créature demeure stérile, sans beauté, dans l’obscurité de sa volonté humaine. C’est pourquoi je veux que l’âme vive dans mon Vouloir, non seulement pour que je puisse semer, mais afin que ma semence ne soit pas perdue. Je me fais cultivateur afin de produire les plus grandes variétés de beautés.

Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
La parabole du semeur appliquée aux méfaits du rationalisme (1/3)
Jésus dit :
[…] “Maria, écris une fois de plus l’explication de la parabole du semeur. Je vais te la dicter pour une catégorie spéciale de personnes dont l’erreur m’attriste. Erreur d’imprudence chez les uns, erreur d’orgueil chez les autres, erreur de révolte chez d’autres encore et de scandale dans une autre catégorie.
La parabole dit qu’une partie de la semence tomba sur le chemin et fut picorée par les oiseaux. La seconde partie tomba sur la pierre et prit racine, mais sécha en peu de temps par manque d’humidité. La troisième tomba dans les ronces et mourut étouffée. La quatrième, tombée dans un bon terrain, fructifia à divers degrés.
La Parole de Dieu est semence de vie éternelle. Mais la Parole est entravée de toute part et par beaucoup de choses. Je laisse de côté toutes ces choses pour parler uniquement d’une d’entre elles, aussi meurtrière, je dirais, et peut-être plus, que le péché lui-même. Et que les petits esprits ne se scandalisent pas si je dis qu’elle est peut-être plus meurtrière que le péché : c’est la vérité.
Le pécheur dont l’esprit n’est pas rongé par le rationalisme a quatre-vingt-dix chances sur cent de savoir accueillir la Parole et de retrouver la Vie. Le rationaliste n’en a que dix, et même moins, de conserver sa capacité de salut par la Parole.
Le rationalisme est pire que les mauvaises herbes. Quand on verra son œuvre, au moment où on saura tout de la Terre et des humains, on pourra constater que cette hérésie a été la plus pernicieuse, car elle est la plus subtile et la plus pénétrante. Elle est comme un gaz. Vous l’absorbez et il vous tue, mais vous ne le voyez pas et vous n’en sentez pas l’odeur, ou bien, l’odeur en étant agréable, vous l’aspirez avec plaisir. Il en va de même pour le rationalisme.
Les grandes hérésies ont eu deux aspects positifs : d’abord, elles naquirent d’une foi. Erronée tant que vous voudrez, digne de condamnation, mais néanmoins une foi. Elles ont donc produit leurs martyrs, leurs larmes, leurs luttes pour s’affirmer, et des esprits droits les ont embellies au cours des siècles de lumières de sainteté dont la seule faute est d’avoir fleuri sur un mauvais arbre non greffé au Christ. Le deuxième aspect positif des hérésies, c’est le grand bruit qui se fit autour d’elles, de sorte que si l’on ne voulait pas y souscrire, on savait quoi faire. Les luttes mêmes avec l’Eglise et les Etats étaient un signal pour les catholiques et constituaient une frontière au-delà de laquelle on n’allait que sciemment.
Ceci manque au rationalisme et il pénètre inaperçu même là où l’on ne pense pas qu’il puisse entrer. Il s’insinue comme un serpent par mille ouvertures. Il se revêt d’apparences licites, admirables en fait, et agit sous leur couvert, mais contre elles. C’est un virus. Quand on s’en rend compte, il s’est déjà répandu dans le sang et on s’en débarrasse difficilement.
La réaction du péché dans le rayon de ma Miséricorde est violente. Mais celle du rationalisme est nulle. Tel un miroir ardent, il rend la voie impraticable à la grâce et la repousse. Même qu’il s’en fait une ardeur nocive pour finir de se donner sa propre condamnation.
Le rationaliste met les choses de Dieu au service de ses fins, et non lui-même au service de Dieu. Il explique la Parole, il la plie et s’en sert à la lumière, pauvre lumière, de son esprit troublé et, comme un fou qui ne connaît plus la valeur des choses et des paroles, il leur donne des significations qui ne peuvent venir que de quelqu’un que l’œuvre très rusée de Satan a rendu stérile.” […] Les Cahiers de 1943, le 10 novembre