Samedi 26 juin 2021 - Disciples Amoureux Missionnaires
De l’évangile de Matthieu 8, 5-17
 » Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit…  » Mt 8,8
Et comme cette créature ne possède rien qui soit digne de moi…

 

 

Le livre du Ciel Tome 36, 16 juin 1938
Le simple fait de vouloir garder la créature avec moi est déjà mon plus grand amour, car si je veux la garder avec moi, c’est parce que je veux lui donner de ce qui est à moi. Et comme cette créature ne possède rien qui soit digne de moi, je lui donne de ce qui est à moi pour qu’en le faisant sien elle puisse me dire : Tu m’as donné et je te donne. N’est-ce pas là un amour propre à briser et à toucher les cœurs les plus durs ? Il n’y a que ton Jésus qui puisse et sache aimer de cette manière. Personne ne peut dire qu’il peut atteindre cet amour ; cependant, je peux rendre cela possible pour celle qui vit dans mon Vouloir parce que chaque acte accompli en lui est un soleil qui
se lève avec toute la plénitude de gloire et de sainteté. Et combien il me semble beau de trouver ma créature bien-aimée revêtue de ces soleils. Plus encore, en vivant dans mon Vouloir, cette âme n’a plus rien d’humain en elle. Elle perd ses droits sur sa volonté et sur tout ce qui est humain. Tous ses droits sur sa volonté sont à nous, et cette créature acquiert l’empire sur tout ce qui est divin. Et, oh ! comme cela est beau, combien nous sommes satisfaits et heureux de voir cette créature qui domine de droit sur tout ce qui nous concerne. Elle domine sur notre amour et prend autant qu’elle veut pour nous aimer, et elle domine sur notre amour pour se faire aimer. Elle domine
sur notre sagesse et nous fait dire des vérités de notre Être suprême jamais encore révélées. Elle domine sur notre bonté et lui fait pleuvoir une pluie plus que bienfaisante sur toutes les créatures.

Correspondances dans « L’évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :

 Venant de la campagne, Jésus entre à Capharnaüm. Avec Lui se trouvent les douze ou plutôt les onze apôtres, car Jean n’y est pas[1]. Salutations habituelles des gens sur une gamme très variée d’expressions, depuis celles toutes simples des enfants à celles un peu timides des femmes, à celles extatiques des miraculés, jusqu’aux salutations curieuses ou ironiques. Il y en a pour tous les goûts.

Et Jésus répond à tous, selon la manière dont on le salue : des caresses pour les enfants, des bénédictions pour les femmes, des sourires aux miraculés, et un profond respect pour les autres. Mais, cette fois, aux salutations ordinaires, s’unit le salut du centurion de l’endroit, je crois. Il le salue de son : « Salut, Maître![2] » auquel Jésus répond en disant :

« Dieu vienne à toi. »

Pendant que la foule s’approche, curieuse de voir comment va se passer la rencontre, le romain continue :

« Cela fait plusieurs jours que je t’attends[3]. Tu ne me reconnais pas parmi ceux qui t’écoutaient sur la montagne ? J’étais habillé en civil. Tu ne me demandes pas pourquoi j’étais venu ? »

« Je ne te le demande pas. Que veux-tu de Moi? »

« Nous avons l’ordre de surveiller ceux qui font des rassemblements. Trop de fois Rome a dû regretter d’avoir autorisé des réunions honnêtes en apparence. Mais, en te voyant et en t’entendant, j’ai pensé à Toi comme à… comme à…
 177.2 – J’ai un serviteur malade, Seigneur. Il gît dans ma maison sur son lit, paralysé par une maladie osseuse, et il souffre terriblement. Nos médecins ne le guérissent pas. J’ai invité les vôtres à venir, car ce sont des maladies qui viennent de l’air corrompu de ces régions[4] et ils savent les soigner avec les herbes du sol fiévreux de la rive où stagnent les eaux avant d’être absorbées par le sable de la mer[5]. Ils ont refusé de venir. J’en ai grande douleur parce que c’est un serviteur fidèle. »

« Je viendrai et te le guérirai. »

« Non, Seigneur. Je ne t’en demande pas tant. Je suis païen, ordure pour vous. Si les médecins hébreux craignent de se contaminer en mettant les pieds dans ma maison, à plus forte raison ce serait contamination pour Toi qui es divin. Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. Mais si d’ici tu dis une seule parole, mon serviteur guérira car tu commandes à tout ce qui existe. Moi, je suis un homme soumis à tant d’autorités, dont la première est César, pour lesquelles je dois faire, penser, agir comme il m’est ordonné, je puis, à mon tour, commander aux soldats que j’ai sous mes ordres, et si je dis à l’un: « Va », à l’autre: « Viens », et au serviteur: « Fais ceci », le premier va où je l’envoie, le second vient parce que je l’appelle, le troisième fait ce que je dis. Toi qui es Celui qui est, tu seras tout de suite obéi par la maladie et elle s’en ira « .

« Ce n’est pas un homme, la maladie …  » objecte Jésus.

« Toi non plus, tu n’es pas un homme, mais tu es l’Homme. Tu peux donc même commander aux éléments et aux fièvres, car tout est soumis à ton pouvoir. »

 177.3 – Des notables de Capharnaüm prennent Jésus à part et Lui disent :

« C’est un romain, mais écoute-le car c’est un homme de bien qui nous respecte et nous rend service. Pense que lui a fait construire la synagogue[6] et il tient en respect ses soldats pour qu’ils ne se moquent pas de nous pendant le sabbat. Accorde-lui donc cette grâce par amour pour ta ville, pour qu’il ne reste pas déçu et fâché et pour que son affection pour nous ne se tourne pas en haine. »

160/161> Jésus, après avoir écouté ceux-ci et celui-là, se tourne en souriant vers le centurion :

« Pars en avant, j’arrive. »

Mais le centurion recommence à dire :

« Non, Seigneur, je te l’ai dit : ce serait un grand honneur pour moi si tu entrais sous mon toit, mais je ne mérite pas tant. Dis seulement une parole et mon serviteur guérira. »

« Et, qu’il en soit ainsi. Va avec foi. En cet instant la fièvre le quitte et la vie revient en ses membres. Fais en sorte qu’à ton âme aussi vienne la Vie. Va. »

Le centurion salue militairement, s’incline et puis s’en va.

 177.4 – Jésus le regarde partir et puis il se retourne vers ceux qui sont présents et dit :

« En vérité, je vous dis que je n’ai pas trouvé autant de foi en Israël. Oh ! c’est pourtant vrai ! « Le peuple qui marchait dans les ténèbres vit une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans l’obscure région de la mort, la Lumière s’est levée [7]« , et encore: « Le Messie, après avoir levé sa bannière sur les nations les réunira » [8]. Oh ! mon Royaume! Vraiment vers toi on affluera en nombre infini! Plus nombreux que tous les chameaux et les dromadaires de Madian et d’Epha, et que les porteurs d’or et d’encens de Saba [9], plus nombreux que tous les troupeaux de Cédar et que les béliers de Nabaiot seront ceux qui viendront à toi [10], et mon cœur se dilatera de joie en voyant venir à Moi les peuples de la mer et la puissance des nations. Les îles m’attendent pour m’adorer [11] et les fils des étrangers construiront les murs de mon Église [12] dont les portes resteront toujours ouvertes pour accueillir les rois et la puissance des nations et pour les sanctifier en Moi [13]. Ce qu’Isaïe a vu, voilà que cela s’accomplira ! Je vous dis que beaucoup viendront de l’Orient et de l’Occident et siégeront avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des Cieux, pendant que les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures où il y aura pleurs et grincements de dents[14]. »

« Tu prophétises donc que les gentils seront égaux aux fils d’Abraham ? »

« Non pas égaux : supérieurs. Ne le regrettez pas, car c’est votre faute. Ce n’est pas Moi, mais les Prophètes qui le disent et déjà les signes le confirment.
 177.5 – Maintenant que quelques-uns d’entre vous aillent à la maison du centurion pour constater que son serviteur est guéri, comme la foi du romain le méritait. Venez. Peut-être qu’à la maison il y a des malades qui attendent ma venue. «