DES PERLES AUX POURCEAUX…😢 - Disciples Amoureux Missionnaires

Homélie de mardi 22 juin 2021: Mt 7,6.12-14

Ce qui se passe avec la créature est comparable aux poissons qui sont dans la mer et savent qu’ils y sont : la créature ressent cette Mer Divine qui lui sert de lit, qui la porte dans les bras de ses Eaux Célestes, la nourrit, la fait se mouvoir dans sa Mer, l’entretient et l’embellit. Et si la créature veut dormir, notre Volonté forme Son lit dans la profondeur de sa Mer pour que personne ne la réveille; Elle dort même avec elle. L’Amour de ma Volonté est si grand envers celle qui est dans sa Mer et qui le sait, que ma Volonté accomplit dans cette créature tous les arts qu’Elle veut exercer. Et si la créature veut penser, ma Volonté pense dans la créature. Si la créature veut regarder, ma Volonté regarde dans ses yeux. Si la créature veut parler, ma Volonté parle, la maintient en communication continuelle et lui dit toutes les merveilles de notre Amour Éternel. Si elle veut travailler, ma Volonté travaille; si elle veut marcher, ma Volonté marche; si elle veut aimer, ma Volonté aime. Mon Fiat a toujours quelque chose à faire avec cette créature, et non seulement cette créature Le reconnaît, mais elle ne Le laisse jamais seul. La créature s’enfonce toujours plus loin dans la Mer de ma Volonté parce qu’elle sait que si elle en sort, elle perd sa Vie. Ce serait comme pour le poisson qui meurt s’il sort de la mer. Ces créatures qui vivent dans notre Vouloir sont nos Demeures Célestes et avec leur amour, elles prennent plaisir à former des vagues dans notre Mer pour Nous divertir et Nous rendre heureux.
Au contraire, les créatures qui sont dans l’Immensité de notre Mer et ne le savent pas ne ressentent rien de tout cela. Elles ne ressentent pas Notre attention paternelle qui les presse contre notre Sein. Elles vivent dans notre Mer comme si elles ne vivaient pas. Elles sont très malheureuses, comme si elles n’étaient pas Nos enfants. Elles sont comme des étrangères. Et comme Nous ne sommes pas connus, Nous sommes contraints par leur ingratitude à ne pas leur dire même un seul mot, et à conserver réprimés dans notre Sein les biens que Nous aurions donnés. Et voir Nos enfants pauvres, différents de Nous uniquement parce qu’ils ne Nous connaissent pas, c’est pour Nous une souffrance. Et si Nous leur donnions, ce serait comme dit l’Évangile : « Ne donnez pas des perles aux pourceaux. » Ne les connaissant pas, ils les recouvriraient de boue et les piétineraient.
Ainsi, la Connaissance fait connaître où Nous sommes, avec qui Nous sommes, ce que Nous pouvons recevoir et ce que Nous devons faire. Par conséquent, celui qui ne le sait pas est véritablement aveugle : malgré tous les biens qui l’entourent, il ne voit rien; il est le vagabond de la Création.
Vol 36, 6 juillet 1938
La porte étroite de son Cœur
« En vivant pour Dieu, l’âme peut être soumise à des troubles et des amertumes, se montrer instable, sentir la pesanteur de ses passions et des interférences des choses terrestres. Mais, pour l’âme qui vit en Dieu, c’est complètement différent. Comme elle vit dans une autre personne, elle laisse ses propres pensées pour épouser celles de l’autre. Elle épouse son style, ses goûts et, plus encore, elle quitte sa propre volonté pour prendre celle de l’autre. Pour qu’une âme puisse vivre dans la Divinité, elle doit laisser tout ce qui lui appartient en propre, se priver de tout et laisser ses propres passions. En un mot, tout abandonner pour tout trouver en Dieu.
« Quand l’âme a beaucoup grandi en légèreté, elle est capable d’entrer par la porte étroite de mon Cœur pour vivre en moi de ma vie même. Même si mon Cœur est très grand, tel qu’il n’a pas de limite, sa porte d’entrée est très étroite. Seulement celui qui est dépouillé de tout peut y entrer. Cela est juste parce que je suis le
Très Saint. Je ne permettrais à personne qui serait un étranger à ma sainteté de vivre en moi. C’est pourquoi, ma fille, je te dis : essaie de vivre en moi et tu posséderas le paradis anticipé. »
Vol 3, 10 juillet 1900