Dimanche 6 juin 2021 - Disciples Amoureux Missionnaires
De l’évangile de Marc 14, 12-16.22-26
Le sang de l’Alliance versé pour la multitude. Mc 14,24
je ne me lasse pas, parce que l’amour vrai ne se lasse jamais et veut vaincre par les plus grands sacrifices ; il veut exposer sa vie pour les bien-aimés.
Le livre du Ciel Tome 25, 17 octobre 1928
Ma fille, comme est grande l’analogie entre ma Conception dans le sein maternel et ce que je fais en chaque hostie consacrée. Vois, je suis descendu du Ciel pour être conçu dans le sein maternel de ma céleste Maman ; et c’est du Ciel que je descends pour être consacré, caché, sous le voile des espèces du pain. Dans l’obscurité, immobile, je suis resté dans le sein maternel ; dans l’obscurité, immobile, et plus petit encore, je reste en chaque hostie. Regarde-moi, je suis ici, caché dans le tabernacle ; je prie, je pleure, et ma
respiration même est silencieuse ; dans les voiles sacramentaux, ma Divine Volonté elle-même me garde comme mort, annihilé, restreint, compressé, alors que je suis vivant et donne la vie à tous. Ô abîme de mon amour, comme tu es incommensurable ! Dans le sein maternel, je portais tout le poids de toutes les âmes et de tous les péchés ; ici, en chaque hostie, si petite qu’elle soit, je ressens le poids énorme du fardeau des péchés de chaque créature. Et bien que je me sente écrasé sous l’énormité de tant de péchés, je ne me lasse pas, parce que l’amour vrai ne se lasse jamais et veut vaincre par les plus grands sacrifices ; il veut exposer sa vie pour les bien-aimés. C’est pourquoi ma vie continue, depuis le moment de ma Conception jusqu’à ma mort, en chaque hostie sacramentelle. Mais je veux te dire le plaisir que j’ai de t’avoir près de mon tabernacle, sous mes regards sacramentaux, et l’analogie qui existe entre toi et moi. Vois, je suis caché ici sous l’empire de ma Divine Volonté. Ah ! c’est ma Volonté elle-même, sa puissance, qui détient le prodige de me cacher en chaque hostie avec la consécration. Tu es dans ton lit uniquement par l’empire de mon Fiat. Ah ! ce ne sont pas des maladies corporelles qui
t’entravent – non, c’est ma Volonté seule qui le veut ainsi ; et en faisant de toi un voile, elle te cache et forme pour moi une hostie vivante, un tabernacle vivant. Ici, dans ce tabernacle, je prie continuellement ; mais sais-tu qu’elle est ma première prière ? Que ma Volonté soit connue, que sa loi qui me garde caché puisse régir toutes les créatures, régner et dominer en elles. En fait, uniquement lorsque ma Volonté sera connue et formera en eux son Royaume – alors seulement ma vie sacramentelle donnera tout son fruit,
l’accomplissement de tant de sacrifices, la restauration de ma vie dans les créatures. Et je suis ici caché, faisant de nombreux sacrifices dans l’attente de ce triomphe – le Royaume de ma Divine Volonté.

Correspondances dans « L’évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :

 

« Pierre, Jean, écoutez-moi. »

Les deux, qui étaient un peu en avant, s’approchent de Jésus qui les a appelés.

 « Précédez-nous et entrez dans la ville par la Porte du Fumier. À peine rentrés vous rencontrerez un homme qui vient de En-Rogel avec un broc de cette bonne eau. Suivez-le jusqu’à ce qu’il entre dans une maison. Vous direz à celui qui s’y trouve : « Le Maître dit : « Où est la pièce où je puis manger la Pâque avec mes disciples ? ». Il vous montrera un grand cénacle prêt. Préparez-y tout ce qu’il faut. Allez vite et ensuite rejoignez-nous au Temple. »

Les deux partent en toute hâte.(…)

« Et maintenant à vos places. Moi ici, et ici (à droite) Jean et de l’autre côté mon fidèle Jacques. Les deux premiers disciples. Après Jean ma Pierre forte et après Jacques celui qui est comme l’air. On ne le remarque pas, mais il est toujours présent et réconforte : André. Près de lui, mon cousin Jacques. Tu ne te plains pas, doux frère, si je donne la première place aux premiers ? Tu es le neveu du Juste dont l’esprit palpite et plane sur Moi en cette soirée plus que jamais. Aie la paix, père de ma faiblesse enfantine, chêne à l’ombre duquel se restaurèrent la Mère et le Fils ! Aie la paix !… Après Pierre: Simon… Simon, viens ici un moment. Je veux fixer ton visage loyal. Après, je ne te verrai plus que mal car les autres me couvriront ta figure honnête. Merci, Simon. De tout »

Et il l’embrasse.

Simon, quand il le laisse, va à sa place portant ses mains à son visage en marquant son affliction.             

498> « En face de Simon, mon Barthélemy, deux honnêtetés et deux sagesses qui se reflètent. Ils sont bien ensemble. Et tout près, toi, Jude mon frère. Ainsi je te vois… et il me semble être à Nazareth… quand quelque fête nous réunissait tous à une table… Et aussi à Cana… Tu te souviens ? Nous étions ensemble. Une fête… une fête de noces… le premier miracle… l’eau changée en vin… Aujourd’hui aussi une fête… et aujourd’hui aussi il y aura un miracle… le vin changera de nature… et il sera… »

Jésus se plonge dans ses pensées, la tête inclinée, et comme isolé dans son monde secret. Les autres le regardent et ne parlent pas.

Il relève la tête et fixe Judas Iscariote auquel il dit :

« Tu seras en face de Moi. »

« Tu m’aimes à ce point ? Plus que Simon, que tu veux toujours m’avoir en face de Toi ? »

« Tellement. Tu l’as dit. »

« Pourquoi, Maître ? »

« Parce que tu es celui qui a fait plus que tous pour cette heure. »

Judas jette un regard changé sur le Maître et sur ses compagnons. Sur le premier avec un air de compassion, sur les autres avec un air de triomphe.

« Et à côté de toi, d’une part Matthieu, de l’autre Thomas. »

« Alors Matthieu à ma gauche et Thomas à ma droite. »

« Comme tu veux, comme tu veux, dit Matthieu. Il me suffît d’avoir bien en face de moi mon Sauveur. »

« Le dernier, Philippe. Voilà, vous voyez ? Qui n’est pas à côté de Moi du côté d’honneur, a l’honneur d’être en face de Moi. »

 600.7 – Jésus, debout à sa place, verse dans le grand calice placé devant Lui (tous ont de hauts calices, mais Lui en a un beaucoup plus grand en plus de celui des autres. Ce doit être le calice rituel). Il verse le vin. Il l’élève, l’offre, le repose.

Puis tous ensemble demandent sur le ton du psaume :

« Pourquoi cette cérémonie ? »

Question de pure forme, on la comprend rituelle[7].

Jésus, en chef de famille, y répond :

« Ce jour rappelle notre libération de l’Égypte. Que soit béni Jéovah qui a créé le fruit de la vigne[8] »
  

499> Il boit une gorgée de ce vin qu’il a offert et passe le calice aux autres. Puis il offre le pain, en fait des morceaux, le distribue, ensuite les légumes trempés dans la sauce rougeâtre qui est dans quatre saucières.

Une fois terminée cette partie du repas, ils chantent des psaumes tous en chœur[9].