JÉSUS DANS LA BARQUE, À TOUTE VITESSE ! - Disciples Amoureux Missionnaires

Homélie de samedi 17 avril 2021: Jn 6, 16-21

Étant dans mon état habituel, je me suis retrouvée dans une immense mer de lumière ; il était impossible de discerner son début ou sa fin. Il y avait un petit bateau, également fait de lumière : son fond était de lumière et ses voiles pareillement — en somme, tout le bateau était de lumière. Ses diverses parties se distinguaient par les différences dans l’intensité de la lumière. Ce petit bateau traversait la mer de lumière à une vitesse incroyable. Je fus surtout émerveillée quand, à un certain moment, je l’ai vu disparaître dans la mer et réapparaître ensuite, plongeant ailleurs puis émergeant à l’endroit même où il avait plongé. Mon toujours aimable Jésus prenait grand plaisir à regarder ce petit bateau. M’appelant, il me dit :
« Ma fille, la mer que tu vois est ma Volonté. Elle est lumière et personne ne peut traverser cette mer à moins de vouloir vivre dans la lumière. Le bateau très gracieux que tu observes voguant sur la mer est l’âme qui vit dans ma Volonté. En vivant continuellement dans ma Volonté, elle respire l’air de ma Volonté et, en retour, ma Volonté la vide de son bois, de ses voiles, de son ancre et de son mât, pour la transformer complètement en lumière. Ainsi, l’âme qui agit dans ma Volonté se vide d’elle-même et se remplit de lumière.
« Je suis le capitaine de ce bateau ; je le guide dans sa course et le plonge dans la mer afin de lui accorder un repos et d’avoir le temps de lui confier les secrets de ma Volonté. Personne d’autre ne serait capable de le conduire car, ne connaissant pas la mer, les autres ne pourraient le guider — d’ailleurs je ne ferais confiance à personne. Au plus, je choisis quelqu’un pour écouter et observer les merveilles que ma Volonté accomplit. D’ailleurs, qui serait apte à établir les voies dans ma Volonté ? Pour accomplir un voyage que je peux lui faire faire en un instant, un autre guide prendrait un siècle. »
Il ajouta : « Vois-tu comme cela est beau ? Le bateau vogue, plonge et se retrouve à son point de départ : c’est la sphère de l’Éternité qui l’enveloppe, toujours centrée en un seul point. C’est la sphère de ma Volonté immuable qui conduit sa course accélérée ; ma Volonté qui n’a ni commencement ni fin. Dans sa course, le bateau se retrouve au point fixe de mon immuabilité. Observe le soleil : il est fixe et ne bouge pas ; pourtant, sa lumière traverse la terre en un instant. Ainsi en est-il pour le bateau : il est immuable avec moi ; il ne quitte pas le point où ma Volonté l’a laissé. Ma Volonté l’a laissé à un point éternel et il reste là, stationnaire : s’il semble bouger, ce sont ses actes qui se déplacent et, comme la lumière solaire, irradient partout. C’est la merveille : bouger et en même temps rester immobile. Voilà comment je suis, et c’est ainsi que je rends celui qui vit dans ma Volonté.
« En plaçant ses actes dans ma Volonté, l’âme poursuit sa course rapide et donne à ma Volonté l’occasion de tirer d’elle beaucoup d’autres actes vitaux de grâce, d’amour et de gloire. Moi-même, son capitaine, je dirige son agir et l’accompagne dans sa course afin que ce soit un agir qui ne manque de rien et puisse être digne de ma Volonté. Dans tout cela, je me réjouis beaucoup.
« Je vois la petite fille de ma Volonté courant avec moi tout en restant immobile : elle n’a pas de pieds, mais elle marche pour tous les autres ; elle n’a pas de mains, mais elle est le moteur de toutes les oeuvres ; elle n’a pas d’yeux mais, dans la lumière de ma Volonté, elle est les yeux et la lumière de tous. Oh ! comme elle imite bien le Créateur ! Comme elle se rend semblable à moi ! C’est uniquement dans ma Volonté qu’il peut y avoir une véritable imitation. Alors, j’entends résonner dans mes oreilles ma voix créatrice et douce : « Faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance ». Puis, avec une joie sans fin, je dis : « Contemple mes images ; les droits de la Création ont été restaurés et le dessein pour lequel j’ai créé l’homme a été accompli. Comme je suis heureux ! J’appelle tout le Ciel à célébrer. »
Vol 13, 24 novembre 1921