Mardi 23 Mars 2021 - Disciples Amoureux Missionnaires
« Celui qui m’a envoyé est avec moi ;
il ne m’a pas laissé seul,
parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. » Jn 8, 29
Toi, en m’offrant ton cœur pour me donner
satisfaction, tu t’es vidée de toi-même, et moi, en te voyant vidée
de toi-même, je me suis déversé totalement en toi.
Le Livre du Ciel Tome 4, 3 octobre 1901
Ayant reçu l’Eucharistie, je me demandais comment je pourrais
faire une offrande plus spéciale à Jésus, comment lui témoigner
mon amour et comment lui plaire davantage. Alors, je lui ai dit :
« Mon très bien-aimé Jésus, je t’offre mon cœur pour satisfaire
envers toi et pour chanter tes louanges éternelles. Je t’offre tout mon
être, même les moindres parcelles de mon corps, comme autant de
murailles que j’érige devant toi pour empêcher toute offense d’être
commise contre toi. Si c’est possible, je prends sur moi toutes ces
offenses pour ton plaisir, jusqu’au jour du jugement.
« Et comme je veux que mon offrande soit complète et te donne
satisfaction pour tous, mon intention est que toutes les souffrances
que je vivrai en prenant sur moi les offenses qu’on te fait te
procurent toute cette gloire que les saints qui sont dans le Ciel
auraient dû te donner quand ils étaient sur la terre, toute cette gloire
que devraient te donner les âmes du purgatoire, et toute cette gloire
qui te revient provenant de tous les hommes passés, présents et
futurs. Cette offrande, je te l’offre pour tous en général et pour
chacun en particulier. »
À peine avais-je fini de parler que Jésus béni, tout ému par cette
offrande, me dit : « Ma bien-aimée, tu ne peux pas comprendre le
grand bonheur que tu m’as donné en t’offrant de cette façon ! Tu
as pansé toutes mes blessures et m’as donné une satisfaction pour
toutes les offenses passées, présentes et futures. Pendant toute
l’éternité, je considérerai ton offrande comme une pierre des plus
précieuses qui me glorifiera éternellement. Chaque fois que je la
regarderai, je te donnerai une nouvelle et plus grande gloire
éternelle.
« Ma fille, il ne peut y avoir de plus grand obstacle qui empêche
l’union entre moi et les créatures et qui s’oppose à ma grâce que la
volonté propre. Toi, en m’offrant ton cœur pour me donner
satisfaction, tu t’es vidée de toi-même, et moi, en te voyant vidée
de toi-même, je me suis déversé totalement en toi. De ton cœur
m’est parvenue une louange m’apportant les mêmes notes de
louanges que, de mon Cœur, je donne continuellement à mon Père
pour satisfaire à la gloire que les hommes ne lui donnent pas. »
Pendant qu’il disait cela, je voyais que, en vertu de mon offrande,
beaucoup de petits ruisseaux sortaient de toutes les parties de mon
être et se déversaient sur Jésus béni. Ces ruisseaux, devenant plus
impétueux et plus abondants, Jésus les déversait ensuite sur toute
la cour céleste, sur le purgatoire, et sur le monde entier.
Oh ! Bonté de mon Jésus ! Accepter une si misérable offrande et
la récompenser avec autant de grâces ! Oh ! Merveille des saintes
et pieuses intentions ! Si nous nous en servions dans toutes nos
œuvres, même banales, quel sublime commerce ne ferions-nous
pas ? Que de biens éternels n’acquérions-nous pas ? Combien de
gloire additionnelle ne donnerions-nous pas au Seigneur ?

Correspondances dans « L’évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :


 « Oui. Je m’en vais, comme vous le voulez. Et non seulement hors de ces murs. Je partirai. Je suis déjà en train de partir, plus loin où vous ne pourrez plus me rejoindre, et il viendra des heures où vous me chercherez, vous aussi, et non plus seulement pour me persécuter, mais aussi par une terreur superstitieuse d’être frappés pour m’avoir chassé, par une anxiété superstitieuse d’être pardonnés de votre péché pour obtenir miséricorde. Mais, je vous le dis : c’est l’heure de la miséricorde. C’est l’heure de se rendre ami le Très-Haut. Une fois qu’elle sera passée, tout abri sera inutile. Vous ne m’aurez plus et vous mourrez dans votre péché. Même si vous parcouriez toute la Terre, et que vous réussissiez à rejoindre les astres et les planètes, vous ne me trouveriez plus, car là où je vais vous ne pouvez venir. Je vous l’ai déjà dit : Dieu vient et Il passe. Celui qui est sage l’accueille avec ses dons à son passage. Celui qui est sot le laisse aller et ne le retrouve jamais plus. Vous êtes d’ici-bas; Moi, je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde; Moi, je ne suis pas de ce monde. Aussi, une fois que je suis revenu dans la Demeure de mon Père, hors de ce monde qui est le vôtre, vous ne me trouverez plus et vous mourrez dans vos péchés car vous ne saurez même pas me rejoindre spirituellement par la foi. »

« Tu veux te tuer, satan ? Certainement qu’alors dans l’Enfer où descendent les violents, nous ne pourrons venir te rejoindre, car l’Enfer appartient aux damnés, aux maudits, et nous nous sommes les enfants bénis du Très-Haut » disent certains.

Et d’autres approuvent en disant :

« Certainement il veut se tuer, car il dit que là où il va, nous ne pouvons aller. Il comprend qu’il est découvert et qu’il a manqué son coup, et il se supprime sans attendre d’être supprimé comme l’autre galiléen, faux Christ. » [2]

Et d’autres, bienveillants :

« Et si, au contraire, il était vraiment le Christ et s’il retournait vraiment à Celui qui l’a envoyé ? »

« Où ? Au Ciel ? Abraham n’y est pas, et tu veux que Lui y aille ? Auparavant le Messie doit venir. »

« Mais Élie a été enlevé au Ciel sur un char de feu. » [3]

« Sur un char, oui. Mais au Ciel !… Qui l’assure ? »

62> Et le débat dure alors que les pharisiens, les scribes, les magistrats, les prêtres, les juifs asservis aux prêtres, aux scribes, aux pharisiens, harcèlent le Christ à travers les vastes portiques comme une meute de chiens harcèle le gibier qu’elle a découvert.

 507.4 – Mais certains, les bons au sein de la masse hostile, ceux qui sont vraiment conduits par un désir honnête, se fraient un passage pour rejoindre Jésus et Lui posent l’anxieuse question que déjà j’ai tant de fois entendue poser avec amour ou avec haine :

« Qui es-tu ? Dis-le pour que nous sachions nous conduire. Dis la vérité, au nom du Très-Haut ! »

 « Je suis la Vérité même et je n’use jamais du mensonge. Je suis Celui que je vous ai toujours déclaré être dès le premier jour que j’ai parlé aux foules, dans tous les lieux de la Palestine, ce que j’ai dit être ici, plusieurs fois, près du Saint des Saints dont je ne crains pas les foudres parce que je dis la vérité. J’ai encore beaucoup de choses à dire et à juger pendant mon jour et en ce qui concerne ce peuple, et bien que le soir paraisse déjà proche pour Moi, je sais que je les dirai et que je jugerai tout le monde, car c’est ce que m’a promis Celui qui m’a envoyé et qui est véridique. Il a parlé avec Moi dans un éternel embrassement d’amour, en me disant toute sa Pensée pour que Moi, je puisse la dire au monde par ma Parole, et je ne pourrai me taire et personne ne pourra me faire taire jusqu’à ce que j’aie annoncé au monde tout ce que j’ai entendu de mon Père. »

« Et tu blasphèmes encore ? Et tu continues à te dire Fils de Dieu ? Mais qui veux-tu qu’il te croie ? Qui veux-tu qu’il voie en Toi le Fils de Dieu ? » Lui disent avec force gestes ses ennemis, avec leurs poings presque sur son visage, devenus fous de haine.

Les apôtres, les disciples et des gens bien intentionnés les repoussent, en faisant une sorte de barrage pour protéger le Maître.

Le lévite Zacharie se faufile tout doucement en calculant ses mouvements pour ne pas attirer l’attention des énergumènes jusqu’à Jésus, à coté de Manahen et des deux fils d’Alphée.

 507.5 – Ils sont maintenant au bout du Portique des Païens parce que la marche est lente entre les courants contraires et Jésus s’arrête à sa place habituelle à la dernière colonne du côté oriental. Il s’arrête. Du lieu où ils se trouvent, les païens même ne peuvent chasser un véritable Israélite sans exciter la foule, chose que sournoisement ils évitent de faire. Et de là il reprend son discours pour répondre à ceux qui l’offensent, et avec eux à tout le monde :

63>  « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme… »

Les pharisiens et les scribes s’écrient :

« Et qui veux-tu qui t’élève ? Misérable pays qui a pour roi un bavard fou et un blasphémateur honni de Dieu. Personne de nous ne t’élèvera, sois-en certain. Et le peu de lumière qui te reste te l’a fait comprendre à temps quand on t’a mis à l’épreuve [4]. Tu sais bien que nous ne pourrons jamais faire de Toi notre roi ! »

« Je le sais. Vous ne m’élèverez pas sur un trône, et pourtant vous m’élèverez. Et vous croirez m’abaisser en m’élevant. Mais c’est justement quand vous croirez m’avoir abaissé que je serai élevé. Non seulement sur la Palestine, non seulement sur l’ensemble d’Israël répandu dans le monde, mais sur le monde entier, et jusque sur les nations païennes, jusque sur les lieux qu’ignorent encore les savants du monde. Et je le serai non pas pour la durée d’une vie d’homme, mais pour toute la durée de la vie de la Terre, et l’ombre du pavillon de mon trône s’étendra toujours plus sur la Terre jusqu’à la couvrir toute entière. C’est seulement alors que je reviendrai et que vous me verrez. Oh ! vous me verrez ! »

« Mais écoutez ces discours de fou ! Nous le relèverons en l’abaissant, et nous l’abaisserons en l’élevant ! Un fou ! Un fou ! Et l’ombre de son trône sur toute la Terre ! Plus grand que Cyrus ! Qu’Alexandre ! Que César ! Où le mets-tu César ? Crois-tu qu’il te laisse prendre l’empire de Rome ? Et il restera sur le trône pour toute la durée du monde ! Ha ! Ha ! Ha ! » Leur ironie est plus cinglante qu’un fouet.

 507.6 – Mais Jésus les laisse dire. Il élève la voix pour être entendu dans la clameur de ceux qui se moquent de Lui et de ceux qui le défendent, et qui remplit le lieu comme la rumeur d’une mer en courroux.

« Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez qui je suis et que je ne fais rien de Moi-même, mais que je dis ce que mon Père m’a enseigné et que je fais ce qu’il veut. Et Celui qui m’a envoyé ne me laisse pas seul, mais Il est avec Moi. Comme l’ombre suit le corps, de même, derrière Moi, veillant, présent, bien qu’invisible, est le Père. Il est derrière Moi et Il me réconforte et m’aide et Il ne s’éloigne pas parce que je fais toujours ce qui Lui plaît.