JÉSUS GUÉRIS NOUS DE LA LÈPRE ! - Disciples Amoureux Missionnaires

Homélie de vendredi 8 Janvier 2021: Lc 5, 12-16

Si l’air est bon, il communique la vie du bien; s’il est mauvais, il communique la vie du mal, et parfois la mort. L’ex- halaison de l’air, si elle est bonne, peut être appelée vie; si elle est mauvaise, elle peut être appelée mort pour les pauvres créatures. Si tu savais combien j’ai souffert dans ma Vie publique lorsque des aveugles, des muets, des lépreux, etc., se présentaient devant Moi… Je reconnaissais en eux les exhalaisons de la volonté humaine et comment l’homme, sans ma Volonté, devient difforme dans son âme et dans son corps. De fait, mon Fiat seul a la vertu de préserver notre Œuvre entière, fraîche et magnifique telle qu’elle est sortie de Nos mains créatrices.
Après quoi, accompagnant mon doux Jésus dans la petite chambre de Nazareth pour suivre Ses actes, je me disais : « Mon Bien-aimé Jésus avait assurément le Royaume de sa Volonté durant sa Vie cachée. La Dame Souveraine possédait son Fiat, il était la Divine Volonté elle-même, et saint Joseph, au milieu de ces Mers de Lumière comment pouvait-il ne pas se laisser dominer par cette Très Sainte Volonté? » Je pensais à cela lorsque mon très grand Bien, Jésus, soupirant tristement, me dit intérieurement :
Ma fille, il est vrai que la Divine Volonté régnait dans la maison de Nazareth sur la terre comme elle règne au Ciel. Ma Céleste Maman et Moi ne connaissions pas d’autre volonté, et saint Joseph vivait dans les reflets de notre Volonté. Mais j’étais comme un roi sans peuple, isolé, sans cortège, sans armée, et ma Maman était comme une reine sans enfants, car elle n’était pas entourée d’enfants dignes d’elle et à qui elle pouvait confier sa couronne de reine afin que les descendants de ses nobles enfants soient des rois et des reines. Et j’avais la tristesse d’être un roi sans peuple; et si ceux qui m’entouraient pouvaient être appelés un peuple, c’était un peuple malade des aveugles, des muets, des sourds, des infirmes, d’autres couverts de plaies. C’était un peuple qui m’apportait le déshon- neur et non l’honneur; de plus, il ne Me connaissait même pas et ne voulait pas Me connaître. Je n’étais donc Roi que pour Moi-même, et ma Maman était une Reine sans la longue génération de sa descendance d’enfants royaux.
Vol 24, 7 juillet 1928