COMMENCER LE CARÊME - Disciples Amoureux Missionnaires

 LA RÉPARATION DANS LA DIVINE VOLONTÉ.

On va commencer le Carême. Comment le vivre dans la Divine Volonté.
La réparation est tellement nécessaire. Mais quoi réparer ? et que réparer ou à qui réparer ?
L’homme a perdu son état original et a perdu son intégrité, sa beauté. Il va falloir donc le réparer… ?

 

L’homme au début n’avait besoin de rien car il avait été créé comme une parfaite image du Verbe éternel, il était parfait comme Jésus, disons. Durant un « temps » il a vécu dans cette condition dans une parfaite relation avec Dieu. Dieu avait créé l’homme ainsi afin de pouvoir donner parfaitement ce qui sortait de Lui : son Amour. De son essence qui est amour Il sortait et donnait son Amour. L’homme à l’image du Verbe de Dieu pouvait parfaitement recevoir et donner cet amour car Dieu l’avait doté de tous les dons. Puis vint le péché et la désobéissance, Adam se trouve fracturé et n’a plus les dons surnaturels que Dieu avait mis en Lui pour recevoir son amour. Il se retrouve alors dépouillé, nu, avec seulement les dons naturels. Il perdit tous les dons surnaturels et préternaturels qui le rendaient capable de recevoir l’amour de Dieu et de lui correspondre en lui donnant ce même Amour divin. Ici Dieu a dû commencer à refaire l’homme.
Dieu avait un plan avec l’homme. C’était de faire quelqu’un qui lui ressemble et en qui Il pouvait développer sa Vie en l’aimant. L’homme recevait et pouvait tout rendre à Dieu. Après le péché Dieu va devoir restructurer l’homme, le réparer et le faire retrouver le même état qu’il avait avant le péché et la désobéissance. Ici commence la réparation de l’homme[1].
D’abord dans l’Ancien Testament, Dieu va commencer à éduquer l’homme dans son comportement afin qu’il ne descende pas plus bas, dans la destruction et la dissemblance. Il fallait que l’homme puisse commencer à se relever, à connaitre de nouveau son Créateur, à reprendre le chemin et se laisser restaurer. Dieu lui annonce qu’il va être restaurer mais ne le restaure pas encore, ce n’est pas le moment, il faudra attendre, espérer, c’est le temps de la promesse. Les personnages de l’Ancien testament ne sont pas entrés au Ciel et ont dû attendre la venue de Jésus[2], car c’était Lui qui devait faire et payer la restauration de tous pour ouvrir le Ciel. Les justes avaient la grâce d’attendre et d’être prêts ainsi à recevoir cette gloire au moment voulu par Dieu.
Finalement vient Jésus et Il restaure l’homme des conséquences du péché. Mais qu’est-ce que le péché ? Le catéchisme dit que « pour essayer de comprendre ce qu’est le péché, il faut d’abord reconnaître le lien profond de l’homme avec Dieu, car en dehors de ce rapport, le mal du péché n’est pas démasqué dans sa véritable identité de refus et d’opposition face à Dieu[3] ».
« Connaître le lien » là est toute la question. C’est-à-dire que pour savoir ce qu’est le péché il faut d’abord savoir ce qu’était la relation intime et inimaginable de l’homme avec Dieu[4]. Il ne s’agit pas seulement d’une désobéissance, ou d’une simple faute, mais de quelque chose qui s’est fracturé. Que s’est-il déchiré dans cette relation ? Qu’elle était donc cette union de l’homme avec Dieu ?
Avec le péché Adam va rompre, déchirer, perdre cette union de Dieu avec sa créature, l’homme, c’est cela qu’il faut bien comprendre et en voir toute les conséquences. L’homme prend tout ce que Dieu lui avait donné et va le jeter pour rester sans rien[5]. Le catéchisme nous dit que la finalité de tout le plan de Dieu est « l’unité parfaite de la créature avec la Bienheureuse Trinité[6] ». Qu’est ce qui s’est séparé, rompu donc, suite au péché ? Qu’est ce qui faisait cette union entre Dieu et l’homme ?
L’homme est à l’image et la ressemblance de Dieu[7]. Faut-il encore bien comprendre cette image et ressemblance qu’avait Adam.
L’homme a trois puissances ou facultés, la volonté, l’intelligence et la mémoire. La volonté est le moteur de tout, de l’être. C’est la volonté qui nous meut, qui nous bouge. Tout ce que nous sommes avec toutes nos qualités se trouve en action par la volonté, c’est le moteur. Pareil en Dieu, sa Volonté met en action tous ses attributs et qualités, elle met Dieu en action[8]. L’amour de Dieu, et Dieu est Amour[9]ne peut être en action si sa Volonté ne le fait pas agir. Sa Volonté bouge et tout Dieu se bouge[10].
Dieu a donné ces trois puissances à l’homme, les puissances de l’âme, afin que la Volonté de Dieu puisse s’unir à la volonté de l’homme, l’Intelligence divine à l’intelligence de l’homme et l’Amour de Dieu s’unir à sa mémoire. C’est l’enseignement traditionnel que nous connaissons, mais Jésus dans le Livre du Ciel va beaucoup plus loin. Il nous dit que vivre dans sa Volonté c’est Sa Vie réelle à Lui, dans la créature, Il dit même à Luisa qui lui pose des questions et se trouve bien surprise, que ce n’est pas la vie mystique telle que nous la connaissons[11]. Il  ne s’agit pas seulement d’une vie spirituelle, mais c’est une vie aussi dans le corps, une vie qui a une dimension physique, dans le corps même de la créature[12]. Il donne même des exemples à Luisa. Jésus lui explique qu’Il est le battement mais qu’il Lui faut un cœur pour battre, et que la Divine Volonté a créé « son Cœur » dans la créature afin de pouvoir battre. Un cœur sans battement ne sert à rien, et un battement sans cœur est totalement inutile. De même pour la respiration, il faudra à la Divine Volonté un poumon, Il est Œuvre et Il Lui faut des mains, Il est pas et Il lui faut des pieds, Il est lumière mais Il Lui faut des yeux …etc. Dieu a donc voulu s’unir à l’homme à travers ses facultés afin de pouvoir développer Sa Vie en lui, Sa Vie dans la créature[13]. On comprend cette unité, ce lien comme le dit le catéchisme entre Dieu et l’homme.
La pulsion initiale vient de Dieu et met en action toute nos facultés, elle vient de de la Divine Volonté, c’est Elle le moteur de tout. Adam a péché et cette union entre Dieu et l’homme disparait, et Adam se retrouve sans tout ce que Dieu lui avait donné, seul, enfermé dans les limites de sa volonté humaine.  Jésus dit qu’il ne pouvait plus continuer à l’aimer. Dieu voulait l’aimer, continuer à l’aimer mais il n’y avait plus de réceptacle, l’homme n’était plus capable et équipé pour recevoir cet Amour. L’homme a perdu tout ce que Dieu avait mis en lui pour le faire réceptacle adéquat, capable de le recevoir[14]. L’homme « animal raisonnable » s’est retrouvé démuni de ce qui lui permettait d’être uni à Dieu. Il s’est retrouvé comme un animal, très supérieur certes grâce à la raison.
La loi va nous révéler dit saint Paul, que nous sommes pécheurs et captifs du péché[15] ; que nous péchons en pleine connaissance et avec un entier consentement. Avant la Loi il n’y avait pas de consentement, nous étions dans l’ignorance et donc il n’y avait pas de péché. Jésus dit à Luisa que voyant combien l’homme allait de mal en pis, Il a dû lui donner une Loi. La Loi de Moïse devient un moyen, une aide pour que l’homme puisse réformer sa conduite, faisant le bien et évitant le mal.
Dieu, dit le catéchisme, veut ne faire qu’une seule chose avec nous, telle était l’union que l’homme avait au début avec son Créateur. Après le péché Dieu ne dispose plus, ne peut plus se servir des organes, des membres de son enfant pour voir, parler, marcher, œuvrer, respirer, à travers lui, en lui et développer sa Vie. Voilà ce qu’est le péché, s’est bien plus qu’une offense ou une faute, une désobéissance comme celle d’un enfant avec son père. Dans ce cas le cœur du père est blessé mais il ne souffre pas de manière « physique » peut-on dire. Pour comprendre donc l’immense gravité du péché il faut comme comprendre « le lien profond qui unit Dieu à l’homme à Dieu[16] », bien plus profond que le lien du père avec son enfant. Dans le cas de l’homme avec Dieu, cette rupture du péché a laissé l’homme  seul, livré à lui-même, et a laissé Dieu seul aussi[17], sans pouvoir déployer, développer sa Vie dans sa créature bien aimée.
L’homme certes, peut développer sa vie humaine qui le conduit à la mort, agissant à sa guise et selon sa volonté, mais Dieu ne peut plus agir en lui et à travers lui ! Quelle douleur pour Dieu qui ne peut plus répéter sa Vie en l’homme, la dupliquer, en donnant libre cour à l’unique action qui lui est propre : aimer. Aimer et être aimé de retour est l’unique « besoin » de Dieu. Cette frustration de son plan d’amour Lui a causé une souffrance « incompréhensible pour l’esprit humain » et une incapacité de pouvoir continuer son Œuvre de création[18]. Dieu va donc devoir refaire l’homme, pas seulement pour le sauver[19]. Cela va lui coûter la vie, car lorsque l’homme décide de faire sa volonté sans Dieu, les destins se croisent, celui de Dieu et de l’homme et forment une croix. L’homme donne la mort à la Vie divine que Dieu voulait voir grandir en l’homme pour lui donner Sa Vie. On peut comprendre comment Jésus vient d’abord nous « réparer », afin de pouvoir reprendre son plan initial et achever son Œuvre, sa finalité, ce qu’Il avait prévu à l’origine. Pour reprendre et achever son Œuvre, Dieu doit d’abord sauver l’homme, redresser sa nature[20], c’est le Salut et la guérison en Jésus Christ.
Jésus va devoir donner la mort à la volonté humain en lui, pour donner la vie de nouveau à la Volonté divine en l’homme. Cela se fait comment ? Cela se fait au travers des morts, de la mort. Quand dans l’évangile Jésus dit par rapport à l’union entre l’homme et la femme dans le mariage : « Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni », nous ne percevons pas que cette affirmation va beaucoup plus loin et touche quelque chose de très profond entre Dieu et l’homme[21]. L’homme s’est séparé de son Créateur et il doit maintenant réparer en et par Jésus en faisant sienne la rédemption, en « achevant dans sa chair ce qui manque à la Passion du Christ[22] », ce qui manque c’est Lui, l’homme, chacun de nous.
L’homme doit réparer pour tous les actes qu’il n’a pas fait, qu’il aurait dû faire, que Jésus a fait à sa place, et qui lui ont coûté la mort. Chaque acte de l’homme devait produire initialement une vie divine, cette vie n’a pas vu le jour à cause du péché et donc on peut parler d’une dette[23] ! L’homme doit donc à Dieu pour chaque acte qu’il reçoit de Lui, une vie divine, celle qu’il aurait dû Lui donner s’il n’avait pas péché et perdu le Don de la Divine Volonté. La difficulté est que nous ne pouvions pas payer cette dette, car il fallait donner la mort à notre volonté humaine pour donner la vie à la vie divine. Cela signifie que nous aurions dû donner la mort a tout ce que nous voulions, désirions, espérions[24] dans chacun de nos actes, pour que vide de tout, la Divine Volonté puisse les investir par sa Vie et en faire avec nous des actes divins !
Jésus vient et prend tous nos péchés, Il s’en revêt[25] et commence à vivre sa vie et dans chacun de ses actes, Il refait les actes de tous les hommes. Il commence à donner la mort aux actes humains pour donner vie à l’acte divin. Pour réparer Jésus devait faire cela depuis la Volonté humaine de sa Sainte Humanité.
Jésus va donc refaire tous les actes. Mais chaque acte méritait une peine temporelle à cause au péché[26], cette peine Jésus va la payer pour nous et pour tous les hommes de tous les temps, c’est cela que Jésus va souffrir pour nous et continuer de souffrir dans le Sacrement de l’Eucharistie. Jésus dira à Luisa que ne pouvant plus souffrir dans son Humanité glorieuse Il cherche des âmes qui Lui permettent de souffrir et répéter sa vie en elles[27].
Jésus va donc réparer pour tous les hommes et donner pleine satisfaction au Père. Il va donner toute la famille humaine, « refaite » pouvons-nous dire, pour glorifier le Père. Tous et chacun donneront au Père, grâce à Jésus une parfaite glorification. Ce que nous n’avons pas pu faire, Jésus l’a fait pour tous et au nom de tous !
Maintenant c’est Jésus qui est « défait », blessé, meurtri, défiguré ! Et notre réparation va être pour Jésus, et unis à Jésus présenter au Père tout ce que Jésus a fait  y ajoutant ce qui est notre, notre petit « oui ». Nous allons offrir au Père la vie de Jésus dans la Divine Volonté, ainsi nous allons dupliquer la Vie de Jésus et y ajouter librement notre vie. Que c’est grand[28] !
Dans la Divine Volonté nous nous situons dans l’éternité. Nous pouvons donc rejoindre tous les moments de la vie de Jésus. Ici non seulement nous prenons part aux mystères de Jésus mais nous pouvons aussi les faire nôtres et les dupliquer[29]. Nous nous revêtons de tout Jésus[30] pour nous présenter couronnés, flagellés, crucifiés  devant Dieu notre Père[31] et faire une parfaite réparation.
Jusqu’à la venue du Règne de la Divine Volonté Dieu nous a enseigné à offrir des sacrifices, prières, jeunes, renoncements, mortifications…etc. Nous les avons offert pour Jésus, mais jamais à partir de Lui, en Lui et avec Lui dans sa Divine Volonté. Tous ces sacrifices étaient très louables, mais tout était vécu à partir de la volonté humaine, donc limité, imparfait. Nous pouvons penser que dans le premier cas Jésus nous regarde avec tendresse, Il reçoit nos sacrifices et pénitences et selon la générosité de notre cœur Il nous récompense avec ses grâces. Dans la Divine Volonté c’est moi qui prends la Vie de Jésus, qui m’en revêts et en fais ma vie pour me présenter avec Jésus et tout ce qu’Il m’a donné. Ici ce que voit la divinité, ce n’est plus nous, moi, qu’Elle regarde, mais Jésus-même avec moi dans l’acte même de me fondre en Lui[32].
L’important est de commencer à vivre dans la Divine Volonté, sans cela tout ce que nous pourrons faire servira de très peu pour ne pas dire presque rien. Prenons le livre de la Passion et commençons à le méditer. Nous sommes très habitué à lire, un peu comme un journal, sans méditer et entrer profondément avec le cœur rempli de foi dans le contenu et la vie du mystère. Pour chaque parole du livre des 24 heures de la Passion, Jésus nous promet une âme. Dans la Divine Volonté nous devenons un autre CHRIST et nous agissons comme Lui. Que cela est grand ! Combien nous pouvons aider les âmes du purgatoire !
La valeur d’un acte divin dépasse infiniment tous les actes humains ensemble.
[1] Ici la réparation est prise dans le sens de la guérison, du relèvement de l’homme blessé et sous le joug du mauvais. On verra ensuite comment Jésus va réparer pour nos péchés et méchancetés afin de glorifier le Père et nous présenter à Lui “saints  et immaculés en sa présence”.  Nous aussi nous réparerons comme Jésus dans la Divine Volonté faisant notre ses réparations et son amour infini.
[2] Au Livre 21, le 8 avril 1927, Jésus dit à Luisa que les personnages de l’Ancien Testament, préfiguraient le Messie et symbolisaient les dons qu’allaient recevoir les enfants du Fiat Suprême.
[3] CEC 386
[4] Jésus nous parlera abondamment de ce lien dans le Livre du Ciel.
[5] « Ils virent qu’ils étaient nus » Gn 3, 7
[6] CEC 260
[7] Gn 1, 26
[8] La Vie divine dans les écrits de Luisa, est l’ensemble des attributs de Dieu, dans la mer de son Amour, que bouge et met en action sa Divine Volonté
[9] 1 Jn 4, 8
[10] Chez Luisa nous trouvons trois paroles différentes : Volonté, Fiat et Vouloir Divin. La Volonté c’est le moteur, le Père, le Fiat exprime le verbe faire, c’est celui qui fait et donc le Verbe Éternel, finalement le Vouloir est l’acte accompli.
[11] « Je lui dis : « Mon Jésus bien-aimé, quelque chose de nouveau en me disant qu’en celui qui vit dans ta Volonté, tu formes ta véritable vie ? Ne s’agit-il pas plutôt de la vie mystique, celle que tu vis dans l’âme en état de grâce ? » Il reprit : « Non, non ! ce n’est pas une vie mystique comme chez ceux qui sont en état de grâce mais n’accomplissent pas leurs actes dans ma Volonté ; ceux-là n’ont pas la matière suffisante pour former les accidents capables de m’emprisonner. C’est comme si le prêtre ne tenait pas d’hostie et voulait prononcer les paroles de la consécration. Il pourrait bien les dire, mais il les dirait dans le vide : ma vie sacramentelle ne surgirait certainement pas à la suite de ces mots. » Livre 16, 5 novembre 1923.
[12] « Crois-tu que c’est une petite chose que de vivre dans ma Volonté ? Cela n’a pas d’égal, pas plus qu’il y a de sainteté qui s’en approche. C’est la vraie vie, pas une illusion, pas une invention de l’imagination. Cette vie est présente, non seulement dans l’âme, mais aussi dans le corps. Sais-tu comment elle se forme ? D’abord, ma Volonté éternelle devient la volonté de l’âme ; ensuite, mes Palpitations dans son cœur conçoivent ma vie en elle. L’amour, les peines et tous les actes accomplis par l’âme dans ma Volonté forment en elle mon Humanité. Ces actes me font croître tellement dans l’âme que je ne peux rester caché et que l’âme ne peut s’empêcher de sentir ma Présence. Ne sens-tu pas que je suis vivant en toi ? « Voilà pourquoi je t’ai dit qu’il n’y a rien qui, même de loin, approche la sainteté dans ma Volonté. Toutes les autres saintetés sont comme des petites lumières, mais cette nouvelle sainteté est un grand soleil transfusé dans l’âme par le Créateur. »
Vol 14, 10 juillet 1922
[13] Nous voyons tout ce que Adam a désuni avec le péché.
[14] “ Si Dieu s’ouvre à l’homme à travers son Esprit, celui-ci a d’autre part été créé comme sujet capable d’accueillir l’autocommunication divine. L’homme, comme la tradition de la pensée chrétienne l’exprime, est « capax Dei » : capable de connaître Dieu et d’accueillir le don qu’il fait de lui-même. En effet, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26), il est en mesure de vivre une relation personnelle avec lui et de répondre par l’obéissance d’amour à la relation d’alliance qui lui est proposée par son Créateur. » Saint Jean Paul II, audience générale, mercredi 26 aout 1998.
[15] Rm 7, 23
[16] CEC 386
[17] C’est un autre sujet abordé dans les écrits du Livre du Ciel. Jésus dit à Luisa que le « il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Gn 2, 18), Dieu se le disait en Lui-même avant de créer l’homme, Dieu ne voulait pas « être seul » son amour dirons-nous, Lui faisait désirer la compagnie de la créature raisonnable.
[18] Rm 8, 28
[19] On a toujours à l’esprit que Dieu vient nous sauver afin que nous puissions bénéficier et jouir du salut. Qu’Il nous sauve et un point c’est tout ! Nous avons cette idée un peu romantique que Jésus est venu nous sauver et si nous arrivons à la sainteté, nous irons tout joyeux au paradis.
[20] « Il y avait là une femme ayant depuis 18 ans un esprit qui la rendait infirme ; elle était toute courbée et ne pouvait absolument pas se redresser ». (Lc 13, 11)
[21] Justement en parlant de l’union de l’homme et de la femme Paul dira « que ce mystère est de grande portée : je veux dire qu’il s’applique au Christ et à l’Église » (Eph 5, 21-33), l’analogie est donc applicable aussi à ce divorce entre Dieu et la créature, son enfant.
[22] Col 1, 24
[23] Dans la version antérieure du Notre Père nous disions « remet nous de nos dettes », il faut comprendre que Dieu est infiniment juste et que quelqu’un devra payer ces dettes.
[24] C’est-à-dire nos joies, nos attachements aux choses, nos plaisirs, tout ce que nous recherchons avidement constamment dans la vie ici-bas, tant au niveau matériel que spirituel. Saint Paul dira à propos : « rechercher les choses du ciel et pas les choses de la terre » (Col 3, 1)
[25] « Celui qui n’avait pas connu le péché, Il l’a fait péché pour nous » (2 Co 5, 21).
[26]  « Le pardon du péché et la restauration de la communion avec Dieu entraîne la remise des peines éternelles du péché. Mais des peines temporelles du péché demeurent. Le chrétien doit s’efforcer, en supportant patiemment les souffrances et les épreuves de toutes sortes et le jour venu, en faisant sereinement face à la mort, d’accepter comme une grâce ces peines temporelles du péché » CEC 1473
[27] Ce sont les âmes victimes.
[28] « Je veux faire les actes opposés aux offenses que les créatures te font, et te consoler par mes baisers et mes actes d’amour continuels. Mais je sais fort bien que je suis trop misérable et que j’ai besoin de toi pour pouvoir réparer vraiment. Par conséquent, je m’unis à ton Humanité infiniment sainte. J’unis mes pensées aux tiennes pour réparer mes pensées mauvaises et celles de tous, j’unis mes yeux aux tiens pour réparer les regards mauvais, ma bouche à la tienne pour réparer les blasphèmes et les conversations mauvaises, mon cœur au tien pour réparer les tendances, les affections et les désirs mauvais. En un mot, je veux réparer tout ce que répare ton Humanité infiniment sainte en m’unissant à ton Amour infini et au bien immense que tu fais à tous.
 Mais je ne suis pas encore contente; je veux m’unir à ta Divinité. Je veux perdre mon néant dans ta Divinité et ainsi, je pourrai tout te donner. Je te donne ton Amour pour éponger tes amertumes, ton Cœur en réparation de nos froideurs, de nos manques de réciprocité, de nos ingratitudes et de notre manque d’amour. »
Luisa Piccarreta, Les 24 heures de la Passion.
[29] En méditant les 24 heures de la Passion nous refaisons ce qu’à fait Jésus, il le dit à Luisa : « Ma fille, regarde bien ce que je fais afin que tu puisses le refaire toi aussi, apprends la vraie réparation »
[30] Rm 13, 14
[31] La Vierge Marie dit à Luisa « Les plus puissantes prières sur le Cœur de mon Fils et qui l’attendrissent le plus sont quand les créatures se revêtent de tout ce qu’Il a fait et souffert , Il a fait don de tout cela à ses créatures, donc ma fille prends sur ta tête les épines de sa couronne, prends les larmes de ses yeux, imprègne ta langue de son amertume, revêts ton âme de son Sang, orne-toi de ses plaies, transperce tes mains et tes pieds de ses clous et comme un autre Christ présente toi devant la Majesté divine, ce spectacle touchera son Cœur et rien ne te sera refusé. Mais comme bien peu savent se servir des dons que mon Fils leur a donnés ! »
[32] « Ma fille, te fusionner dans ma Volonté est l’acte le plus solennel, le plus grand et le plus important de toute ta vie. Se fusionner dans ma Volonté, c’est entrer dans l’éternité, l’embrasser et recevoir ses biens. Lorsqu’une âme se fusionne dans la suprême Volonté, tous viennent y déposer ce qu’elles ont : les anges, les saints et la Divinité elle-même viennent tout déposer en cette âme, sachant qu’elles le font dans la Divine Volonté où tout est en sécurité. En recevant ces biens, auxquels elle joint ses propres actes, l’âme les multiplie dans la Divine Volonté et rend à tout le Ciel double gloire et honneur ». Vol 17, 4 janvier 1925.